Article de
Les journaux de la ville ont fait de cette bienveillante et gracieuse visite d'excellents comptes rendus. Nous voulons cependant en témoigner toute notre reconnaissance à Sir François et à Lady Langelier dans la Revue Eucharistique.
Comme beaucoup d'autres, le Gouverneur, — c'est lui-même qui l'a déclaré, — ne soupçonnait pas l'existence de cette Maison de la Providence et des œuvres qui s'y accomplisse. • ruit
au profit de la jeune et déjà florissante localité de Saint-Malo ; c'était pour lui une découverte et une surprise, et il ne pouvait s'en taire.
On avait préparé un joli petit programme auquel prirent part un certain nombre des 350 enfants, bambins et bambines de 2 à 7 ans. qui composent le personnel très vivant de l'Ecole maternelle. Ce programme ne renfermait que des leçons de choses, ce qui paraît-il. la meilleure manière d'instruire les enfants d'un tel • Baofl Ifs fatiguer.
Leurs Excellences ont paru goûter beaucoup le naturel et l'aisance avec lesquels ces chers petits s'acquittaient de leur rôle.
Pour apprécier selon son mérite une œuvre comme celle de l'école maternelle, il suffit de savoir que les Soeurs Franciscaines gardent oee enfants depuis le matin jusqu'au soir, afin de permettre aux parents, aux mères surtout et aux grandes sœurs, de travailler à l'extérieur. Elles donnent à ces enfants l'éducation qui convient à leur . avec l'aide des Dames '!«■ la localité,
elles pourvoient à la nourriture de la plupart et à l'habillement d'un très grand nombre.
1 )u bon petit discours que le ( rouverneur adressa aux relig»
et à leur nombreuse a — i.-taiioo. ni BOB nom et au nonule I^uly relier, nous aimons à citer les paroles suivantes, si pleines de vérité et d'actualité :
"Je remercie sincèrement les bonnes Sieurs Franciscaine- de nous avoir invités à cette intéressante séance. Je le-, remercie de m'avoir donné l'occasioD de lier connaissance avec une admirable maison d'oeuvres dont j'ignorais l'existence, .le connaise
Lien leur couvent de la Grande Allée, leur belle église qui a été la mienne pendant plusieurs année- : mais je ne M\
qu'en outre des œuvres qu'elles font à la Haute Ville, elles avaient ici des œuvres dont l'importance et l'utilité, dans un quartier ouvrier, sautent aux yeux.
" C'est, entre tant d'autres, un nouvel exemple qui nous fait voir ce que le pays, la Province et la ville de Québec en particulier, doivent à l'Eglise et à ses communautés religieuses. Je viens d'assister à l'une des séances les plus intéressantes dont on puisse être témoin. J'en suis encore ému et ravi. Je viens de constater encore une fois ce que peut faire le dévouement religieux, poussé à des limites insurpassables, joint à l'expérience et au savoir-faire.
" La question ouvrière, la lutte entre le pauvre et le riche, est aujourd'hui à l'état aigu dans toutes les parties du monde. Ici, je la trouve résolue, cette question, de la manière la plus admirable, comme l'Eglise seule, avec ses principes de sagesse, de justice et de charité, peut et sait la résoudre. Plût à Dieu que partout, dans les conflits qui s'élèvent entre le travail et la capital, on écoutât davantage de part et d'autre les conseils et la direction de l'Eglise ! "
Sir François, après avoir félicité les chers enfants et leurs maîtresses, voulut bien déclarer qu'il ferait tout en son pouvoir pour aider à l'agrandissement et au soutien d'une- Maison d'oeuvres dont les services sont simplement inappréciables.
Leurs Excellences visitèrent ensuite les divers départements de la Maison, en particulier les classes des enfants, le Dispensaire des pauvres et l'Ecole Ménagère, lesquels parurent les intéresser vivement.
Xul doute que cette visite, toute de bonté et de bienveillance, ne porte les meilleurs fruits.