‹ L'abbé Vincent; comédie en un acteChapitre 21 sur 30 · SCENE HUITIÈME · texte numérisé non relu

SCENE HUITIÈME

pas vue depuis quatre ans, les idées que vous avez sur

elle ne changeront pas. (Prenant le bras de Jacques qui regarde

vers la gauche.) Qui Sait même, si celle que vous accablez depuis un quart d'heure de vos sarcasmes, ne vous semblera pas digne, binon d'amour, du moins d'estime et d'affection. Je connais beaucoup mademoiselle de Ronsac, Jacques, et je puis vous assurer qu'il est peu d'àmes aussi pures et aussi élevées que la sienne, peu de cœurs aussi sensibles et aussi généreux que le sien.

(Prenant le bras de Jacques qui regarde rers la gauche.) Savez-

vous comment on l'appelle dans le pays ? — La bonne demoiselle. ( Jacques sourit.) Vous souriez et pourtant je vous affirme, mon ami, qu'on ne mérite pas comme on veut ces titres-là, et que celle qui a su s'en rendre digne est digne aussi qu'un honnête homme comme vous fasse d'elle la compagne de sa vie.

JACQUES, après un temps.

Vous voulez que j'aille à Ronsac ?

l'abbé.

Je vous en prie.

JACQUES, résolument.

Soit, j'irai.

l'abbé, gaîment.

A la bonne heure I

JACQUES

Pour vous faire plaisir.

l'abbé.

Et contenter votre mère.

JACQUES, remontant la scène.

Rien de plus, car...

L ABBK, le poussant vers le fond.

Allez toujours ! (a Jacques qui regarde ver3 la gauche.) Eh

bien?

JACQUES, vivement.

Au revoir 1

l'abbé.

Au revoir !

Jacques sort par le fond.

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