‹ L'Abeille; journal d'entomologieChapitre 111 sur 335 · VI. - ATTALUS Er · texte numérisé non relu

VI. - ATTALUS Er

Er. Entom. 89. — J. Duv. Gen. III, 176. — Kiesw. Nat. IV, 599. Anihocomus II et /// Er. loc, cit, 100 et 101. Nepachys Thoms. Muls. Vésicul. 192.

Antholinus Muls. loc, cit, 150.

Pelochrus Muls. loc. cit. 18Ô.

Antermœ ii-artieulatœ, lateribus capiHs prope marginem anteriorem insertœ.

Clypeus trcmsnersus, brevis, coriaceus, vel submembramom.

Palpi maxillares articula ultime oblongo, aut oblongo-imli» apice acuminato, leviter truncato,

Tarsi in utroque sexu b-<irticulati, anteriores cf artûxiio secundo apice producto.

Corps oblong, avec la tête à peu près de la largeur du prothorax, les yeux peu ou point saillants, le protborax

ATTALU8. i3T

de forme variable, les élytres généralement un peu élargies en arrière.

Tète faiblement impressionnée sur le front. Epistome court, transversal, submembraneux et devenant parfois coriace. Labre transversal. Palpes maxillaires allongés, filiformes,, le dernier article plus long que le 2<', oblong, ou ovale-oblong, atténué vers l'extrémité, faiblement tronqué au bout, le pénultième court. Antennes insérées sur les côtés de la tête, près du bord antérieur, à peu près de la longueur de la moitié du corps, filiformes ou légèrement dentées en scie, parfois flabellées chez les cf et pectinées chez les Q , le 2* article plus court que le 3«, le dernier un peu plus long que le pénultième.

Prothorax parfois plus long que large, fortement impressionné au-devant de la base, celle-ci relevée en bourrelet et couvrant la base des élytres, parfois presque carré et parfois aussi plus ou moins fortement transversal.

Elytres généralement un peu élargies en arrière, ayant Textrémité ordinairement simple, mais parfois impressionnée et appendiculée chez les cf , à ponctuation trèsfioe ou assez forte, devenant même rugueuse, quelquefois munies d'une côte latérale, pubescentes ou plus ou moins longuement garnies de poils.

Pattes médiocres, les postérieures plus longues que les autres, avec leurs tibias faiblement courbés. Tarses ayant leurs articles diminuant de longueur du 2* au 4«, le 5* plus long que le 4®, le 2« article des tarses antérieurs des cf prolongé au-dessus du 3« en forme de lame droite ou recourbée, pectinée ou non. Crochets munis à la base d'une membrane aussi longue qu'eux.

Par leur faciès, les Attalus se rapprochent des Aw^^oconius, Cerapheles et Ebceus, mais ils se dfttinguent nettement des 2 premiers par le prolongement du 2® article des tarses antérieurs des cf et ils diffèrent des Ebœus principalement par leurs palpes maxillaires à dernier article oblong ou ovale-oblong dans les deux sexes, à extrémité aiguë ou très-faiblement tronquée et en outre par leurs élytres qui ne sont que très-exceptionnellement plissées et appendiculées chez les cf , tandis que dans le genre Ebceus c'est le contraire qui a lieu.

i38 MONOGRAPHIE DES MALACHIIDES.

J'ai cru devoir conserver ce genre tel qu'il a été établi par J. Duval et Kiesenwetter, les genres créés à ses d^ pens par M. Mulsaût ne me paraissant pas reposer sur des caractères suffisamment tranchés. Ces genres sont : Antholinus, Pelochrus, Nepachys, Attalus, auxquels on pourrait joindre le sous-genre Sphinginus qui possède en propre des caractères au moins aussi essentiels que les autres. Les Sphinginus, Antholinus et Pelocrus ont la lame du ^ article des tarses antérieurs des cf droite et les Nepachys et Attalus ont cette lame recourbée ; chez les Sphinginxtë, le prothorax est oblong, lobé à la base, le dernier article des palpes est ovoïde ; chez les Antholinus et les Pelochrus^ le prothorax est à peu près aussi long que large et le dernier article des palpes est ovale-oblong ; chez les Pelochrus, les élytres sont beaucoup plus courtes que l'abdomen et le devant de la tôte est avancé en forme de museau; les Nepachys ont les antennes flabellées chez les cf et l'extrémité des élytres p lissée et appendiculée dans le môme sexe; les Attalus proprement dits ont le 2® article des tarses antérieurs des cf pectine ej\ dessous, leurs élytres sont plus fortement ponctuées, plus longuement garnies de poils et souvent munies d'une côte latérale.

Les caractères donnés par Erichson pour les espèces qui composent son genre Attalus, adopté par M. Mulsant, ne sont ni constants, ni particuliers à ces insectes, pour ce qui concerne l'épistome, le labre et les segments inférieurs de l'abdomen, comme le constatent J. Duval et Mulsant lui-même.

I* — 2e article des tarses antérieurs des cf en forme de lame droite. Prothorax peu ou point transversal. A. Prothorax oblong, prolongé en forme de lobe sur la base des élytres (sphinginus Muls.).

a. Prothorax noir, testacé à la base, b. Elytres tachées de jaune à l'extrémité, i . A. khatusOl bb. Elytres concolores à l'extrémité. 2. A. coarctatus Er. aa. Prothorax entièrement rouge, c. Extrémité des élytres concolore 3. A. constrictus Er. ce. Extrémité des élytres tachée de jaune.

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