EBiEUS FLAVICORNIS Er
Niger, antennis apice pauMum infmcatis, pedibusque, exceptis femoribus quatuor anterioribus basi, femoribus tibiisqvs posticis basi, testaceis; elytris concoloribus, aut plus minmve apice rvfo-maculatis; çf elytris apice appendiculatis, appertdictUa extema flava. — Long. 2 1/2 mill.
Er. Entom. 114. — Redt. Faun- Aust. 540. — Kiesw. Nat. IV, 606. — Muls. Vésicul. 216.
Malachius flavipes Dej. Cat.
Var. cf Elytris apice concoloribus; Q elytris apice auguste rufomarginatis,
Ebœus ater Kiesw. Nat. iv, 608.
çf Noir, brillant, à pubescence blanche extrêmement fine. Front déprimé, légèrement bifovéolé en avant ; épistome testacé; labre noir; palpes bruns. Antennes à 1" article oblong, un peu épaissi au sommet, 2® court, 3« guère plus long que le 2«, plus court que le 4®, obconique, les suivants oblongs, faiblement dentés en scie ; elles sont testacées, un peu rembrunies à l'extrémité. Prothorax fortement transversal. Elytres noires, tachées de rouge à l'extrémité, repliées en dessous vers le bord apical, avec 2 appendices, l'interne noir, petit, linéaire, terminé par
i92 MONOGRAPHIE DES MALACHUDES.
un lobe ovalaire brun, placé au-dessous du pli, Texterne jaune, grand, terminé par un lobe échancré, placé à l'angle apical externe. Segments de Tabdomen étroitement bordés de testacé. Pattes testacées, avec la base des 4 cuisses antérieures, les cuisses postérieures et la plus grande partie des tibias postérieurs noirs.
ç Antennes plus minces ; élytres.concolores et entières à Textrémité.
Suède. Allemagne. France septentrionale. Suisse. Autriche.
Ainsi que Ta observé Erichson, les élytres des cf sont tantôt rouges à l'extrémité, tantôt concolores, et c'est môme ce dernier cas qui est le plus fréquent ; les élytres des 9 ont souvent aussi une très-étroite bordure rouge au bord apical. C'est à ces variétés qu'il faut, sans aucun doute, rapporter VE, ater Kiesw., dont la description est, du reste, assez vague.
Les tibias postérieurs sont le plus souvent testacés en dessous et noirs, ou seulement bruns en dessus.
Cette espèce a la plus grande ressemblance avec l'E. pedicularius, dont elle diffère surtout par sa pubescence plus fine, sa ponctuation à peu près nulle, ses antennes plus claires et ses tibias postérieurs toujours marqués de noir ou au moins brunâtres ; le cf a l'appendice interne des élytres plus obscur, terminé par un lobe ovalaire et non aigu comme chez VE, pedicularius ; la ç est reconnaissable à ses élytres concolores, ou presque concolores à l'extrémité.