‹ L'Abeille; journal d'entomologieChapitre 284 sur 335 · I. ARISTUS · texte numérisé non relu

I. ARISTUS

visiblement plus long,, élytres un peu élargies en arrière, ponctuation de tout le corps plus forte. 8. Moloch,

A' Prothorax glabre, n'ayant que le pore sôtigère normal situé vers le milieu de son bord externe, très-obsolète, difficile à voir quand il a perdu sa soie, mandibules fortement renflées et subanguleuses à leur bord supérieur près de la base. 9. opams.

Observation. Je n'ai pas pu faire entrer dans ce tableau FA. subopacm WoU. que je n'ai pas vu en nature. C'est une espèce glabre qui prendrait place dans la division A' à côté de l'A. opocus. (Voir plus loin sa description.)

1. — A. GAPITO Dej. Spec. i p. 4U. — Haagi Heyd. Ent. Reise. Sudi. Span. p. 59.

Long. 11-15 mill.

Epais, convexe, court, noir mat, accidentellement brunâtre, fortement ponctué et assez pubescent. Tête trèsgrosse, épaisse, convexe dans son ensemble mais un peu aplatie sur le front, avec une impression vague, arrondie, de chaque côté de la ligne médiane, couverte tout entière d'une ponctuation forte et assez serrée, épistome coupé droit, labre point du tout ou presque pas échancré, mandibules fortes, assez aiguës et recourbées, à leur extrémité, ordinairement plus droites à leur côté externe et proportionnellement plus longues que chez l'A. clypeaius ; antennes environ de la longueur de la moitié du corps, de couleur foncée ; yeux un peu plus saillants en avant que chez l'espèce précitée, enchâssés en arrière de la môme manière ; tête un peu plus gibbeuse sur les joues, très-peu rétrécie en arrière, mais toutefois d'une manière un peu plus sensible que chez l'A. clypeatus. Prothorax large, court, en forme de croissant, légèrement échancré en avant en arc de cercle très-peu prononcé, milieu de l'échancrure souvent à peu près droit, angles antérieurs aigus, avancés, un peu dirigés en dehors, un peu distants de la tête, prolongement idéal des côtés divergent en avant et non tangent aux yeux dont il

J6 MONOGRAPHIE DES DlTOMmES.

s'éloignerait même assez sensiblement, côtés presque toujours visiblement sinués un peu au-dessous des angles antérieurs, fortement arrondis, brusquement redressés près de la base et devenant alors le plus souvent un peu divergents en arrière pour former des angles postérieurs un peu aigus et saillants en dehors, base droite ou subéchancrée, surface assez convexe, entièrement couverte d'une ponctuation assez forte, à peine moins serrée au milieu que près des bords, plus ou moins confluente à la base, avec une pubescence d'un roux"doré, bien visible, et assez serrée surtout près des côtés. Elytres dépassant la longueur de la tète et du prothorax réunis, toutefois visiblement plus courtes que chez TA. clypeatus, fortement convexes, arrondies et un peu atténuées aux épaules, à peu près parallèles ou très -légèrement rétrécies d'avant en arrière, striées-ponciuees, points des stries un peu moins gros ordinairement et crénelant moins les intervalles que chez TA. clypeaius ; ceux-ci à peine convexes, entièrement couverts d'une ponctuation assez grosse et assez serrée et d'une pubescence semblable à celle du prothorax. Pattes assez fortes, d'un brun foncé et pubescentes.

Cette espèce est très-facile à distinguer de l'A. dypeatHS par sa tête à peine impressionnée, par les angles antérieurs de son prothorax dirigés plus en dehors, les postfrrieurs presque toujours aigus, par ses élytres plus courtes, tout son corps plus convexe, plus densément ponctué et beaucoup plus pubescent.

Mon ami M. de Heyden a décrit sous le nom d'A. Eaagi, de grands exemplaires de cette espèce provenant du midi de l'Espagne, qui se font remarquer surtout par les angles antérieurs de leur prothorax plus distants de la tète et les côtés plus sinués au-dessous de ces angles que cela n'avait lieu chez les autres exemplaires de sa .collection, mais, moi qui ai pris en compagnie du descripteur les exemplaires qui ont servi de types à la description, j'ai dû constater, après les avoir comparés à un grand nombre d'A. capito de toutes provenances, que les caractères indiqués variaient dans des limites assez étendues aussi bien chez les individus espagnols que chez les individoQ

Page 1