‹ L'Abeille; journal d'entomologieChapitre 291 sur 335 · I. ARISTUS · texte numérisé non relu

I. ARISTUS

près comme chez Veremita, convexe sur le front avec les impressions interantennaires à peine marquées, presque nulles, parfois même entièrement effacées, ponctuée à peu près comme chez Veremita^ d'une manière assez variable d'ailleurs quant à la densité et surtout quant à la grosseur des points, mandibules très-arrondies extérieurement, antennes un peu plus fortes et plus courtes que chez l'espèce précitée, de couleur de poix, yeux peu saillants, légèrement enchâssés en arrière. Prothorax peu échancré en avant et à peine en arc de cercle, milieu de Féchancrure souvent presque droit, angles antérieurs aigus, peu avancés, nullement ou très-peu dirigés en dehors, prolongation idéale des côtés en avant tangente aux yeux, au reste, la forme est à peu près la môme que chez l'A. eremita sans ôtre jamais aussi dilatée que chez les grands çf de cette espèce, la ponctuation est ordinairement un peu moins serrée et de force très-variable. Elytres exactement de la largeur de la tête et du prothorax chez le plus grand nombre de mes exemplaires, notablement plus large qu'eux chez quelques autres, appartenant probablement au sexe femelle, qui ont la tête et le prothorax moins développés que de coutume, proportionnellement plus longues et plus étroites que chez les A. eremita et prmctulatus^ un peu plus convexes^, à peu près parallèles sur les côtés, présentant quelquefois un léger rétrécissement qui commence un peu au-dessous des épaules et atteint son maximum à peu, près vers le tiers antérieur de leur longueur, stries de profondeur variable, tantôt assez fortement, tantôt au contraire à peine ponctuées, intervalles plans ou subconvexes portant chacun une série irrégulière, ordinairement unique, de points peu serrés, tantôt bien marqués et assez gros, tantôt trèslins et presque eiîacés, accompagnés souvent de quelques autres points plus ou moins marqués et placés sans ordre. Pattes de couleur de poix foncée, un peu plus courtes et plus robustes que chez les A. ermita et jmnctulatus.

Patrie : J'ai vu une dizaine d'exemplaires de cette espèce. Un d'eux, appartenant à M. le comte de Mniszech et remarquable par la ponctuation de ses élytres presque entièrement effacée, d'ailleurs semblable aux autres pour le reste de ses caractères, est indiqué dans sa collection L*ÂBfiiLLE, XI. — 1873, Février. 2

26 MONOGRAPHIE DES DITOMIDES.

comme venant de Dzonngarîe, c^est donc le plus oriental de tous les Ditomides que j*aie vus ; deux autres, communiqués par M. de Heyden qui kft a reçus de M. Ballion sous le nom d*A. nitidulus, .viennent de Chodfthent, le reste est de Transcaucasie ou d*Ârménie, notamment d*Erzeroum et du lac de Van, d*où ils ont été rapportés par M. Th. Deyrolle.

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