‹ L'Abeille; journal d'entomologieChapitre 303 sur 335 · II. DITOMUS · texte numérisé non relu

II. DITOMUS

en dessus, avec les antennes et les pattes d'un roux ferrugineux. Tête plus grosse chez les cf que chez les Q mais n'atteignant jamais les grandes dimensions qu'elle a chez certains cephalotes ; chez les cf les plus favorisés sous ce rapport qu'il m'a été donné d'observer, elle n'atteint pas tout-à-fait la largeur du prothorax, convexe sur le vertex seulement, assez plane sur le front, avec une impression de chaque côté, bien visible, se continuant plus ou moins sur la partie postérieure de l'épistome dont la suture est bien distincte au moins sur sa partie médiane, couverte d'une ponctuation assez forte mais peu serrée sur le vertex et près des yeux, plus clairsemée encore sur le milieu du front, plus fine et plus dense sur l'occiput, disparaissant sur l'épistome au milieu de rugosités longitudinales plus ou moins accusées; les points les plus gros donnent ordinairement naissance à un poil assez long plus ou moins couché en avant; épistome éch ancré en avant en arc de cercle, plus ou moins profondément mais toujours d'une façon sensible et sur toute sa largeur chez tous les individus des deux sexes que j'ai sous les yeux, présentant chez quelques-uns d'entr'eux, au milieu de l'échancrure, un très-petit tubercule un peu saillant en dessus et prolongé en avant en forme de dent, mais d'une façon à peine appréciable; mandibules robustes, très-légèrement sinuées à leur côté externe, marquées en dessus de rides moins sensibles que chez le D. cephalotes; antennes environ de la longueur de la moitié du corps, proportionnellement un peu plus robustes et plus courtes que chez l'espèce précitée, yeux assez saillants en avant, médiocrement en arrière, joues gibbeuses, presque carrément coupées en arrière à une distance des yeux qui dépasse, chez les grands cf , la longueur du diamètre longitudinal de ces organes, s'atténuent moins brusquement et commençant à le faire beaucoup plus près des yeux chez les 9 et même chez les cf à tête peu développée.; dans le 1®' cas, le rétrécissement postérieur de la tête est beaucoup plus brusque, paraît plus sensible, et celle-ci est portée sur un cou bien distinct. Prothorax cordiforme, un peu moins court le plus souvent que chez le D. cephalotes^ toujours un peu plus

46 MONOGRAPHIE DES DITOMmES.

large que la tête, très-légèrement et un peu sinueusemeat échancré en avant avec les angles antérieurs très-peu avancés, fortement arrondis au sommet, paraissant un peu moins déclives que- chez Tespèce précitée, s*élargissant environ jusqu'au tiers antérieur de sa longueur, se rétrécissant ensuite au moins de moitié, côtés assez fortement arrondis dès les angles antérieurs, redressés près de la base assez brusquement pour devenir parallèles et former des angles postérieurs droits, base droite ou subéchancrée, surface légèrement convexe, très-faiblement déprimée en avant de la base, couverte d'une ponctuation de moyenne force, inégale, peu serrée en avant et surtout au milieu, plus dense le long des bords latéraux et près de la base ; poils de la bordure latérale devenant plus rapprochés les uns des autres dans la partie comprise entre la sinuosité postérieure des côtés et les angles postérieurs, continuant à exister sur la base elle-même jusqu'à une petite distance des angles, sans se confondre d'abord avec la frange de soies dorées ordinaire qui, chez cette espèce, est un peu plus apparente que chez les autres. Elytres sensiblement plus larges que le prothorax, arrondies aux épaules, presque parallèles sur les côtés, assez allongées, encore un peu moins convexes et moins brièvement déclives à l'extrémité que chez le D. cephcUotes^ assez fortement striées-ponctuées, ponctuation des stries assez serrée, intervalles subconvexes, marqués d'une ponctuation toujours fine, parfois presque effacée, composée de points toujours nombreux quoique médiocrement serrés eu égard à leur diamètre, les !«', 3®. et 5® intervalles présentant en outre, le plus souvent, une série linéaire de points plus gros, espacés, assez visibles près de leur base, plus ou moins obsolètes vers leur extrémité; bords latéraux garnis, près de l'extrémité surtout, d'une pubescence dorée, fine, ser- •. rée et bien visible chez les individus frais, base de Télytre présentant entre son point d'insertion et l'épaule une bordure de poils raides dirigés en avant qui n'existe chez le D. cephalotes qu'à un degré bien moins sensible; 3 avant-derniers segments de l'abdomen renflés près de leur bord postérieur mais beaucoup moins fortement que chez le D. cephalotes.

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