II. DIT0MU
Barbarie, en Italie, en Grèce, en Asie mineure et dans les provinces caucasiennes. J*en ai vu dans la collection Reiche un exemplaire indiqué comme trouvé en Corse. Je ne Tai pas pris en Syrie et il n*a pas encore, à ma connaissance, été signalé dans cette contrée.
€• — Sous-Genre Cartems Dej. (Odogenius Sol.)
il . — D. INTERCEPTUS Dej. Spec. v p. 5i5. — J. du V. Gen. Col. Eur. pi. 19. f. 95. — rufipes Luc. Expl. Alg. p. 30. pi. i. t 8. — Lucasi Reiche Ânn. Soc. Ent. Fr. 1861. p. 364 (note). — strigosus Reiche Ânn. Soc. Ent. Fr. 1861. p. 364. — mandibularis Reiche Ann^ Soc. Ent. Fr. 1861. p. 364. Long. 10-14 mill.
Tête de moyenne grosseur, arrondie, déprimée, un peu convexe sur le vertex, mais sans saillie ni tubercule, largement impressionnée et excavée sur le front, épistome coupé droit ou à peine échancré, ponctuation forte, plus ou moins effacée sur le vertex, serrée et rugueuse sur l'épistome, au fond de la dépression frontale, le long des yeux et sur l'occiput ; pubescence d'un roux doré, assez longue et ordinairement bien visible, labre assez allongé, plus ôaillant que chez les espèces suivantes, échancré en avant, pubescent près de son bord antérieur, mandibules de moyenne grosseur, mais assez avancées, larges, un peu curvilignes à leur face externe dès leur base, recourbées à rextrémilé moins brusquement que chez les autres espèces de Carterus, avec leur bord supérieur épaissi assez largement, un peu relevé mais point anguleux près de la base ; antennes longues, assez fortes, dépassant notablement la longueur de la moitié du corps, à !«' article surtout très-allongé, presque deux fois aussi long que le 3«; yeux médiocres, un peu saillants en avant, échancrure du menton peu profonde, avec la dent médiane bien visible. Prothorax cordiforme, deux fois environ aussi large que la tête, très-dilaté surtout chez les grands çf, très-peu convexe en son milieu, brièvement déclive sur les côtés, échancré en avant d'une manière variable mais souvent assez forte, surtout chez les cf , avec les angles antérieurs obtus et très-arrondis à leur sommet, s'élargissant fortement jusqu'au-delà du tiers de sa longueur, se rétrécis-
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sant en arrière au point qa'à la base il est trois fois, souvent môme plus de trois fois plus étroit qu'à Tendroit où SI atteint sa plus grande largeur ; côtés fortement arrondis, brusquement redressés un peu avant la base pour former^ avec elle des angles postérieurs droits ou subaigus, très-nettement coupés, base ordinairement un peu échancrée en arc de cercle, parfois à peu près droite; ponctuation assez forte, assez clairsemée au milieu, assez serrée en ^vant, sur les côtés et surtout près -de la base; pubescence d'un roux doré, hérissée, assez dense et bien visible chez les individus frais. Elytres un peu moins larges que le prothorax chez lés exemplaires qui ont celui-ci très-développé, de sa largeur ou un peu plus l^rge que lui chez ceux qui sont moins favorisés sous ce rapport, droites à la base ou môme un peu raccourcies en avant entre leur point d'insertion et l'épaule, arrondies aux épaules, le plus souvent un peu rétrécies d'avant en airière en ligne un peu courbe presque dès leilr base, peu allongées, très-peu convexes au milieu, brièvement déclives sur les côtés, fortement striées-ponctuées ; intervalles des stries subconvexes, entièrement couverts de points assez petits, ordinairement assez serrés, les plus externes un peu rugueux. Pattes d'un roux ferrugineux, assez robustes et en môme temps assez allongées, cuisses antérieures assez renflées surtout chez les cf ; tibias antérieurs droits à leur bord externe, terminés extérieurement par une dent un peu plus large et un peu moins pointue que chez le D. fulvipes; quatre 1«" articles des tarses antérieurs des çf assez notablement dilatés, triangulaires, subcordiformes, surtout les 2«, 3® et 4«, qui sont près de deux fois aussi larges que longs.
Cette espèce se distingue facilement de tous les autres Carterus par sa grande taille, sa forme générale large et aplatie, ses mandibules avancées non anguleuses à la base, ses antennes allongées à i«' article très-long, son prothorax dilaté, fortement rétréci en arrière avec les angles antérieurs très-arrondis, les tarses antérieurs des çf plus fortement dilatés que chez aucune autre espèce.
M. de Chaudoir {Abeille 1869, p. 150) émet l'opinion que les trois Carterus algériens décrits par MM. Lucas et
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Reiche, ne font qu'une seule et même espèce. L'examen d'une série de plus de vingt exemplaires parmi lesquels figuraient les types des trois espèces que M. Reiche avait bien voulu me confier, m'a convaincu que M. de Chaudoir était dans le vrai et m'a conduit en outre à réunir le Carterus algérien au Carterus espagnol antérieurement décrit par Dejean sous le nom de G. interceptus. Ma série, en effet, n^ saurait être divisée; les variations qu'on y peut remarquer sont tout individuelles et se fondent entr'elles par des passages insensibles.
Patrie : L*Espa(^e méridionale, le Portugal, TÂlgérie. Il ne parait pas exister en Orient.
12. — D. DAMA Rossi Fn. Etr. i. p. 92. pi. 2. f. H. h. — Dej. Spec. i p. 442. — siagonoïdes BruUé Expl. Mor. p. 117. — barbarus Sol. Ann. Fr. 1834. p. 665. — Luc. Expl. Alg. p. 31. Long. 8-10 mill.
Tête 'grosse chez les cf ; vertex très-convexe avec deux bosses plus ou moins apparentes, parfois très-grosses et très-saillantes, parfois à peine visibles ou môme nulles, une de chaque côté de la ligne médiane, front profondément excavé, épistome droit ou à peine échancré, mandibules à bord supérieur relevé, tantôt dilaté près de la base en une énorme corne aplatie, recourbée en dedans, terminée en pointe et munie d'un appendice dirigé un peu en dehors à son bord postérieur, tantôt simplement anguleux en cet endroit, avec tous les degrés possibles de développement entre la corne deux ou trois fois aussi volumineuse que le corps de la mandibule et l'angle un peu relevé en dessus et émoussé à son sommet à peu près comme chez le D. gilvipes, antennes assez fortes dépassant la longueur de la moitié du corps, à i«' article trèsallongé, deux fois aussi long que le 3®, sinué à son bord antérieur pour recevoir la corne des mandibules quand ces dernières sont ouvertes ; sinuosité plus ou moins profonde suivant que la corne est plus ou moins développée. Tête des 9 un peu plus petite que celle des c?j légèrement convexe sur le vertex, sans trace de gibbosités; front déprimé avec une impression de chaque côté près de la base des antennes; mandibules à bord supérieur seulement un peu relevé, point ou presque point angu-
58 MONOGRAPHIE DES DITOHIDES.
leux près de la base, jamais cornu ; !«' article des antennes un peu plus court que chez les cf > sensiblement plus long toutefois que chez le D. fulvipes çf et môme que chez le D. gilvijpes, très-peu sinué à son bord antérieur. Ponctuation de la tête chez les deux sexes rare sur le vertex, serrée le long des yeux et postérieurement, rugueuse sur le front. Prothorax cordiforme, large, assez court, médiocrement convexe, plus de deux fois aussi large au bord antérieur qu'à la base, échancré en avant en arc de cercle, avec Tes angles antérieurs un peu avancés mais très-arrondis au sommet, atteignant sa plus grande largeur (d'au moins trois fois celle de la base) un peu avant le milieu de sa longueur, rétréci ensuite assez rapidement, bords latéraux très-arrondis en avant, redressés et parallèles près des angles postérieurs qui sont droits, base à peine échancrée, surface assez fortement ponctuée et assez densément le long des bords et f urtout en arrière, plus faiblement et plus lâchement au milieu. Ëlytres à peu près de la largeur du prothorax, presque droites à la base, arrondies aux épaules, commençant ordinairement à se rétrécir très-légèrement à une très-petite distance de leur base, ce qui fait que leurs côtés ne sont pas tout-à-fait parallèles ; arrondies pas très-brusquement à l'extrémité, assez planes, fortement striées-ponctuées, avec les intervalles plus ou moins convexes, criblés de points assez gros. Pattes assez allongées. Tarses antérieurs des c? ayant leurs quatre !«'» articles un peu dilatés.
Les cornes des mandibules des c? font reconnaître cette espèce au premier coup d'œil quand elles sont bien développées. Les cf , qui les ont réduites à leur plus simple expression, et les 9 diffèrent peu sous ce rapport du D. fulvipes^ mais les uns et les autres sont toujours facilement reconnaissables à leur forme plus aplatie, au !•' article de leurs antennes plus allongé, à leur front plus profondément excavé (chez les cf seulement), à leur prothorax proportionnellement un peu plus court et plus large, un peu plus rétréci à la base, à leurs élytres plus aplaties, plus larges proportionnellement et ordinairement moins parallèles.
Patrie : Getle espèce habite tout ou presque tout le le littoral de la Mé-