Ramb. Fn. And. p. 55. — Leachi Steph. lU. Brit. i
p. 44. pi. 3. f. 4.
Long. 6-10 mill.
Tête grosse, arrondie, vertex légèrement bombé, sans saillie ni tubercule, front déprimé, épistome visiblement écbancré en arc de cercle, un peu relevé à son bord antérieur ; ponctuation assez forte, rare sur le vertex, serrée le long des yeux et sur l'occiput, rugueuse dans la dépression frontale ; mandibules ayant leur bord supérieur relevé, formant près de leur base un angle assez fortement prononcé et assez saillant en debors cbez les cf ) moins chez les 9» antennes de la longueur de la moitié du corps, à !•' article obconique, assez renflé au sommet, une fois et demie au moins aussi long que le 3« ; dent médiane de Téchancrure du menton petite et peu saillante. Protborax cordiforme, assez convexe, deux fois aussi large au bord antérieur qu'à la base, faiblement écbancré en avant avec les angles antérieurs arrondis, commençant à se rétrécir avant le milieu de sa longueur, côtés subitement sinués et devenant parallèles à peu de distance de la base ; angles postérieurs droits ; base coupée carrément ou très-légèrement écbancrée ; ponctuation assez forte, un peu clairsemée sur le disque, serrée sur L'ABEILLE, XI. — 1873, Juillet. 4
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les côtés et plus encore à la base où les points deviennent plus petits que sur les autres parties de la surface. Ëlytres à peu près de la largeur dn prothorax, tantôt droites à leur base, tantôt ayant les épaules un peu ramenées en avant, presque parallèles, assez brusquement arrondies à l'extrémité, assez planes au milieu, convexes sur les côtés, fortement striées-ponctuées, intervalles des stries criblés de points toujours nombreux, plus ou moins forts suivant les individus.
Sous le nom de D. pilosus, Dejean a confondu de petits exemplaires de fulvipes^ des Q de dama et les autres petits Carterus du midi de PEurope, et il en a donné une description vague qui peut convenir à toutes ces espèces. Dans sa faune d'Andalousie, Rambur a voulu définir le D. pilosus plus nettement que ne l'avait fait Dejean, et le le séparer de ses congénères. Les exemplaires auxquels il a réservé ce nom ne sont autres que des D. fuivipes de petite taille^ comme il s'en rencontre fréquemment dans l'Espagne méridionale. J'ai pu m'en convaincre par l'examen de deux types de Rambur, dont l'un fait partie de la collection de M. Reiche, et l'autre, provenant de la collection Laferté, appartient aujourd'hui à M. de Vuillefroy.
Patrie : Le D. fulvipes habite tout le bassin de la Méditerranée, mais paraît plus commun dans TEurope méridionale qu*en Afrique et en Asie. Il remonte au Nord jusqu*aux environs de Paris et même jusqu'en An* gleterre. A Paris, il est ordinairement très-rare, mais apparaît parfois en certaine quantité dans les détritus rejetés par les inondations. Au Blidi, où il se prend assez communément, on le rencontre, comme ses congénères, sous les pierres, surtout dans les terrains argilo-calcaires, ou bien errant an milieu des champs et souvent grimpant sur les épis des graminées ou les fleurs des ombellifères.
45. — D. ROTUNDICOLUS Ramb. Fn. And. p. 54. — dilaticollù Luc. Expl. Alg. p. 32. PI. 4, f. 9. — 9 affinis Ramb. Fn. And. p. 56.
Long. 8-9 mUl.
Tête petite, d'égale dimension dans les deux sexes, fortement ponctuée excepté sur le vertexqui est ordinairement plus ou moins lisse, convexe chez les c? et offrant de chaque côté de la ligne médiane une petite saillie tuberculeuse, l'espace compris entre les deux saillies étant tantôt de ni-
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veau avec les parties voisines, tantôt légèrement relevé en forme de carène mousse, transversale, plus plane et sans trace d'aucune élévation chez les Ç ; front déprimé, quelquefois un peu excavé, rugueusement et très-densôment ponctué, dépression tantôt uniforme dans toute sa largeur, tantôt un peu plus profonde &ur les côtés que sur la ligne médiane, épistome droit ou presque droit, mandibules petites ayant leur bord externe un peu relevé en dessus et un peu. anguleux près de la base, visiblement chez les cf , d'une façon plus ou moins obsolète chez les 9 , mais l'angle, d'ailleurs très-ouvert, est dirigé presque verticalement et fait très-peu de saillie de chaque côté ; antennes assez fortes, presque plus courtes que la moitié du corps, à 1*' article épais, court, une fois et un tiers environ de la longueur du 3*; dent médiane du menton un peu plus prononcée que chez le D. fulvipes. Prothorax échancré en avant avec les angles antérieurs un peu avancés mais très-arrondis, moins de deux fois aussi large au bord antérieur qu'à la base, mais très-élargi ensuite presque jusqu'à la moitié de sa longueur, point où chez les cf sa largeur dépasse trois fois celle de la base, rétréci ensuite en courbe régulière jusque très-près des angles postérieurs qui sont droits, les côtés se redressant alors pour devenir parallèles en formant avec leur direction primitive un angle obtus qui, chez quelques exemplaires, n'est guère plus ouvert que l'angle droit, base à peine échancrée, surface assez convexe, fortei sur les côtés, assez densément ponctuée en a^ côtés, et surtout en arrière, plus lâchement mais partout plus finement que chez les espèc Elytres assez larges, moins allongées que ch vipes, aplaties sur le dos, très-arrondies aux rallèles sur les côtés et brièvement arrondie mité ; stries un peu moins profondes mais aus ponctuées que chez les espèces voisines, ponctuation des intervalles fine.
Cette espèce se distingue du D. fulvipes par sa tête beaucoup plus petite, son épistome droit, ses mandibules moins anguleuses dans les deux sexes, ses antennes un peu plus fortes, à 1®' article plus court; par son protha-
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rax dilaté chez les cf , plutôt orbiculaire que cordiforme, ayant ordinairement sa partie postérieure rétrécie un peu plus courte, par ses élytres proportionnellement un peu plus larges, plus parallèles sur les côtés et plus planes sur le dos, par la ponctuation générale mais surtout celle des interstries des élytres plus Une. Les dilTérences de forme sont moins accusées chez la Q que chez le çf] celle-là ayant le prothorax un peu moins dilaté et sa. partie basilaire rétrécie ordinairement un peu plus longue. La petitesse de la tôte et la brièveté du !«' article des antennes permettra toutefois de la distinguer toujours des petites 9 <iu D. fulvipes et de celles du dama.
Le D. affinis de Rambur est la Q du D. rotundioollis do même auteur, comme j*ai pu m*en convaincre d*après un type qui appartient à M, Reiche, et deux oui font partie de la collection de M. de Vuillefroy.
Patrie : Le midi de TEspagne, le Portogal, rAlgérie, la Sardaigne, la Sicile et la Turquie (coll. Heyden). Je n*ai pas pris cette espèce en Syrie et n*en ai tu aucun exemplaire venant des régions plus orientales que la Turquie.
16. — D. RUnPES Chaud. Bull. Mosc. 18i3. iv. p. 7i3. Long. 8-10,5 fflill.
Tôte grosse, arrondie, fortement ponctuée, un peu moins densément sur le vertex que sur les autres parties, celui-ci bombé surtout chez les cf , tantôt régulièrement convexe, tantôt présentant deux petites saillies tuberculeuses, peu visibles, de chaque côté de la ligne médiane, front assez profondément déprimé, épistome à peine échancré en arc de cercle, presque droit, mandibules médiocres, peu avancées, assez régulièrement arrondies sur les côtés, à peine anguleuses en dessus près de leur base, antennes assez épaisses, ne dépassant pas la moitié de la longueur du corps, à 1®' article épais, assez court, dépassant à peine en longueur celle du 3« article. Prothorax cordiforme, convexe, à peine deux fois aussi large au bord antérieur qu*à la base, un peu échancré en avant, avec les angles antérieurs un peu avancés, mais obtus et arrondis,^ s^élargissant peu à peu jusqu'à un peu moins de la moitié de sa longueur, cuviiinéairement ré-