III. ERIOTOMUS
peu visible. Dernier article de tous les palpes plus grêle, plus pointu. Prothorax de forme toute différente, point nettement pédoncule en arrière, avec ses côtés arrondis, sinués postérieurement et redressés moins brusquement, ce qui le rend simplement cordiforme et lui enlève l'aspect caractéristique du pro thorax des DitomiLS, Corps aplati, peu épais, très-densément et finement ponctué en dessus, surtout sur les élytres, avec de petites granulations dans les intervalles des points, qui tendent le tégument râpeux, revêtu en dessus d'une villosité hérissée, plus ou moins épaisse suivant les espèces, mais toujours bien visible. Pattes plus grêles que chez les Carterus, tarses antérieurs cf variables. 11 y a toujours des aîles propres au vol sous les élytres.
J'ai cru devoir créer ce genre nouveau pour quatre espèces qui, par leur faciès et par quelques particularités de structure facilement appréciables, s'éloignent assez des Carterus avec lesquelles Dejean avait rangé avec doute les deux qu'il a connues. Depuis, on a voulu éloigner ces espèces des JHtomus et les faire entrer dans le genre Ophonus de la tribu des Harpalides. Elles ont en effet des points de ressemblance intimes avec ce genre, mais le rebord basai de leurs élytres ne formant pas d'angle distinct sur l'épaule et non prolongé jusqu'à l'écusson, ne permet pas de les séparer de la tribu des Ditomides où elles occupent très-naturellement leur place.
Tous les Eriotomtis sont rares dans les collections ; ils appartiennent à la partie méridionale du bassin de la Méditerranée, depuis l'Espagne jusqu'au Caucase. Ils volent la nuit et se laissent attirer par la lumière, comme l'ont constaté MM. de Chaudoir et Raffray.