IV. PACHYCARUS
tement et très-densément ponctuée, très-rugueuse. Elytres ovales-oblongues, d'un tiers au moins plus longues que la tête et le prothorax réunis, à peu près de la largeur de celui-ci, obliques à la base avec le rebord basai de venant obsolète et fortement redressé en avant à la hauteur des angles postérieurs du prothorax, fortement arrondies et atténuées aux épaules qui sont à peine indiquées, arrondies sur les côtés, très-légèrement atténuées en arrière et sinuées près de l'extrémité, assez convexes bien qu'un peu déprimées au milieu avec les stries ponctuées, bien marquées, et les intervalles plans ou subconvexes, couverts de points assez gros et profonds, plus forts mais moins nombreux que chez le P. cyaneus. Pattes robustes, densément spinuleuses et pubescentes, cuisses antérieures armées en dessous de tubercules, trochanters postérieurs non acuminés, un peu atténués seulement et arrondis à l'extrémité.
Patrie : La péninsule Gréco-Slave. C'est Tespèce du genre qu'on voit le plus souvent dans les collections.
6. — P. BKEVIPENNIS Chaud. Bull. Mosc. 1850, ii, p. 444. Long. 10-17 mill.
Court, assez convexe, variant du bleu violet au noir très-légèrement bleuâtre, fortement et très-densément ponctué. Tête grosse, proportionnellement plus large que celle du P. comileus, très-légèrement rétrécie derrière les yeux, un peu déprimée sur le front, impressionnée de chaque côté, couverte d'une ponctuation très-forte, trèsserrée et très-rugûeuse, épistome séparé du front par une ligne enfoncée, très-légèrement échancré en avant, labre peu profondément échancré, à peine bilobé, mandibules arquées, arrondies extérieurement d'une façon un peu plus prononcée que celle du P. coBruleus, avec leur bord supérieur un peu épaissi et relevé, antennes atteignant ou dépassant un peu la longueur de la tête et du prothorax réunis, yeux petits, assez saillants, très-peu enchâssés en arrière, échancrure du menton sans dent, tantôt à peu près droite au milieu, tantôt même un peu curviligne et à convexité dirigée en arrière. Pro thorax non cordiforme, ordinairement un peu moins de deux fois aussi large que
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la tôte, d'un tiers au moins, parfois à peu près de moitié plus large que long, échancré en avant avec les angles antérieurs peu saillants, obtus, arrondis et émoussés à Textrômité, assez fortement et régulièrement arrondi sur les côtés qui ne sont nullement sinués près de la base, un peu rétréci en arrière, avec les angles postérieurs très-obtus, arrondis, un peu plus indiqués toutefois qu'ils ne le sont ordinairement chez le P. cœnileus^ la base très-légèrement échancrée ou presque droite, le bord latéral peu épaissi et très-légèrement relevé, la surface modérément convexe, très- fortement et très-densément ponctuée, rugueuse. Elytres ovales-oblongues, courtes, dépassant cependant d'un tiers au moins la longueur de la téie et du prothorax réunis, un peu plus larges que ce dernier, peu obliques à la base avec le rebord basai assez distinct depuis l'épaule jusqu'à la strie su tu raie, et peu redressée en avant à la hauteur des angles postérieurs du prothorax, arrondies aux épaules mais beaucoup moins atténuées que celles du P. cosruleuSf faiblement arrondies sur les côtés, se rétrécissant assez brusquement en arrière et sinuées plus ou moins fortement près de l'extrémité, assez convexes, faiblement striées-ponctuées, avec les intervalles larges, plans, couverts d'une ponctuation modérément grosse mais profonde et serrée. Pattes robustes, spinuleuses et pubescentes, cuisses antérieures tuberculeuses en dessous, trochanters postérieurs légèrement atténués mais arrondis et nullement acuminés à l'extrémité.
Cette espèce est facile à distinguer du P. comjLleus par sa forme plus courte, sa tête plus large, son prothorax plus court, ses élytres plus larges, plus courtes, à rebord basai moins redressé en avant, moins arrondies aux épaules, plus brusquement rétrécies en arrière, striées bien plus faiblement avec la ponctuation des intervalles plus fine et plus serrée.
Patrie : L'Asie-Mineure, notamment les environs d*Amasia. 4* en ai vu dans la collection de M. de Yuillefroy un exemplaire noté comme de Turquie ; mais je doute que cette indication soit exacte et qu'on ait pris le P. brevipennis sur le sol européen.