V. PENTHUS
ment mais assez densément ponctué, ponctuation moins serrée au milieu que sur les bords. Elytres à peu près de la largeur du prothorax, assez allongées, droites à la base, avec le rebord basai entier, formant sur l'épaule un angle distinct et prolongé extérieurement en une très-petite saillie, légèrement arquées d'avant en arrière, presque pas sinuées près de l'extrémité, modérément convexes, pas très-profondément striées, avec les stries peu ou point ponctuées et les intervalles assez convexes, couverts d'une ponctuation de force moyenne, régulière et assez serrée. Dessous du corps d'un roux ferrugineux, fortement ponctué sur la poitrine, assez finement sur l'abdomen, peu pubescent, dernier segment de l'abdomen très-légèrement triangulaire h son sommet, terminé par un tubercule à peine sensible. Pattes courtes et robustes, d'un roux ferrugineux, spinuleuses et pubescentés, trochanters postérieurs notablement moins gros que chez l'espèce précédente, arrondis et à peine atténués à leur extrémité, cuisses courtes, renflées, garnies en dessous de poils beaucoup moins longs que chez le P. solitarius, les antérieures à peine granuleuses en dessous, les postérieures un peu comprimées, tibias intermédiaires sensiblement droits, tarses antérieurs non dilatés, épaissis toutefois d'une manière appréciable chez les cf •
Cette espèce est facile à distinguer de la précédente par sa tête beaucoup moins grosse, ses antennes un peu plus allongées, son prothorax sensiblement plus long, à bord sinués plus loin des angles postérieurs, par ses elytres plus longues et moins sinuées à l'extrémité, par sa ponctuation beaucoup plus fine, par ses pattes plus longues, moins fortement épineuses et moins pubescentés, surtout sur les cuisses, par ses tibias intermédiaires non arqués, par sa couleur enfin qui est le brun canelle sans aucun reflet bleu.
Patrie : Le Liban. J'ai pris quelques exemplaires de cette espèce sous les pierres, près du village de Ehden, à 2,000 mètres d'altitude environ. Je me fais un plaisir de la dédier à M. Peyron, en souvenir du bon accueil qu'il me fit à Beyrouth et des bienveillants et utiles conseils qu'il me donna pour mon voyage dans le Liban.
98 MONOGRAPHIE DES DITOMIDES.
Les genres Dregus et Graniger de Motschulsky, que leur auteur rangeait parmi les Ditomides ou plaçait entre cette tribu et celle des Siagonides, doivent disparaître des Catalogues, le Dregus nitidus Motsch., d'après M. de Chaudoir qui en a vu le type, n*étant autre que le Pangus glebalis Ck)q. et le Graniger Algirinus se rapportant à la Coscmia Semelederi Chaud.