SEDUCTOR Stierl. Berl
Ressemble beaucoup au granulosns pour la taille et le faciès, cependant un peu plus court et différent par des cuisses antérieures dentées.
Noir, garni de soies grises pas tout-à-fait éparses, en séries sur les élytres et parsemé de squamules blanchâtres, souvent détruites. Antennes et pattes brun-rouge. Tête et rostre très-finement ponctués, celui-ci à peine plus long que la tête, très-finement caréné et avec 2 sillons également fins et légers. Yeux assez saillants. Antennes grêles, 2® et 3« articles du funicule d'égale longueur, le 2« près de 2 fois aussi long, les suivants coniques, à peine plus longs que larges, massue ovale en pointe. Prothorax à peine plus large que long* médiocrement arrondi sur les côtés, assez convexe, très-finement et densément granulé. Elytres peu plus longues que larges, régulièrement arrondies sur les côtés et par derrière, convexes, striôesponctuées ; interstries légèrement convexes, ridés transversalement. Cuisses épaisses, les antérieures dilatées en une forte dent obtuse, intermédiaires et postérieures
294 MONOGRAPHIE DES OTIORHYNCHIDES.
encore plus indistinctement dentées ; jambes légèrement arquées. — Long. 6 — larg. 2,5 à 2,2 mill.
Hongrie ; Transylvanie.
XO[o GROUPE. — Antennes grêles, le 2^ article du funicule 2 fois aussi long que le 4*'; rostre canaliculé; élytres ovales, presque glabres, profondément striées, avec les intorstries fortement granulés, la 3« strie se réunit par derrière avec la 6® ; toutes les cuisses fortement dentées.
a Côtés du prothorax non ou très-vaguement squamuleux.
200. 0. GEMMATUS F. Gen. Mant. 1777. 229, Ù6-7. — Spec. 1 197, 213. — Mant. i 122, 277. — Ent. Syst. n 485, 384. — Syst. El. u 539, 199. — Germ. Spec. 347, 17. PL 2 f. 9. — Daim. 244. 293.
— 01. Ent. Y 830 409, 499. Pl. vi f. 74. — Enc. Y 557, 389. - Herbst. Col. vi 346. 318 Pl. 87, 4. — Gmel. Lin. iy 1775. 305. - Gyl. Sch. Cure, ii 594, 74 et vu 330, 132. — Redt. Fn. Aust. 745.
— Kûst. Kaef. Eur. xi 63. — Bach. Kaef. Fn. 275, 19. — Stierl. Berl. i[ 1858. 279 et 1861. 209, 200. — Religiosus Schranck Fn. Boic. m 1804. 118, 225. — 01. Enc. v 575, 83.
Var. chlorophanus Bohm. Sch.Cur. vu 1843. 330, 133. — Kûst. Kaef. Eur. XI 64. — Bach. Kaef. Faun. 275. 19. — squamiger 01. Ent. v 1808. 83o 409, 500 Pl. 26 f. 375.
Ovale, convexe, noir. Rostre sillonné au milieu. Prothorax convexe, très-densément granulé, dilaté sur les côtés. Elytres obsolètement striées-ponctuôes, dcnsément et irrégulièrement tuberculées- rugueuses, ornées d*un bon nombre de taches de squamules d'un verdâtre argenté ; toutes les cuisses armées d'une dent assez forte.
cf La base de l'abdomen légèrement impressionnée avec des granules pointus épars. Le dernier segment est finement ponctué-ridé et présente à l'extrémité un enfoncement arrondi, muni de courtes et fines soies bleu-jaunâtre ou gris, qui s'avance quelquefois en forme de sillon jusqu'au bord antérieur du segment précédent. — Long. 6 à i2,5 mill.
Varie pour la taille, la forme, la sculpture des élytres et la force de la dent des cuisses; les squamules des élytres sont tantôt plus vertes, tantôt plus pâles, les taches
Vn. OTIORHYNCHUS. 295
tantôt éparses, tantôt plus rapprochées, plus ou moins réunies. Toutes ces variétés sont indépendantes les unes des autres.
Il y a des individus avec des rangées de poils profonds tout-à-fait régulières et les interstries régulièrement granulés, dont les 3« et 5* sont toujours un peu plus larges que les autres. Les granules deviennent peu à peu plus grands et les sillons transverses des interstries plus profonds, et laissent voir la régularité des stries ponctuées, et enfin les sillons transverses deviennent aussi profonds que les points des stries, tous les granules également forts, de sorte que la surface paraît granulée irrégulièrement. La largeur des exemplaires dépend du sexe, ceux qui sont riches en taches ne sont pas toujours plus étroits que ceux qui en ont peu, ces derniers ne présentent pas toujours la sculpture des élytres irrégulière.
Les individus qui ont des taches plus nombreuses avec la sculpture des élytres un peu plus régulière constituent la var. Chlorophanus,
Toute rAUemagne, la Suisse, jusqu*en Hongrie à Test, et au sud jusqu'en Illyrie, toujours sur les montagnes et parfois très-commun ; le chlorophanus est propre au sud et à Touest : Illyrie, Camiole, Tyrol, Banat.
a\ Côtés du prothorax toujours distinctement, souvent très-densément squamuleux; granules des élytres avec des soies.
201. 0. OPULENTUS Germ. Fn. Eur. xvii 1817 ? PL 6.- Bobm. Sch.
Cure. VII 333, 136. — Stierl. Berl. 1861. 208, 201. Var. Fu88i Kùst. xvi 1849. 88.
Diffère du précédent par le prothorax plus richement squamuleux sur les côtés, du môme et du dives par les élytres beaucoup plus régulièrement striées-ponctuées, avec les interstries peu élevés, obtusément granulés; du cynuyphanus par les caractères indiqués et par son éclat plus grand.
Noir, un peu luisant, squamuleux de verdâtre. Tête ponctuée très-vaguement par derrière, rugueusement par devant, parfois un peu squamuleuse de vert. Rostre do
296 MONOGRAPHIE DES OTIORUYKCIIIDES.
moitié plus long que la tète, avec un sillon assez large, s'avançant jusqu^à la fovcole frontale, celle-ci ne présente quelquefois pas trace de carène et est assez profonde; mais plus ordinairement au milieu du sillon il y a une carène plus ou moins distincte. Antennes assez grêles, 2« article du funicule à peu près 2 fois aussi long que le 1*', les suivants arrondis, à peine plus longs que larges. Prothorax un peu plus large que long, médiocrement élargi sur les côtés, convexe, densément garni de gros granules aplatis. Les côtés sont plus ou moins densément squamuleux de vert. Elytrcs en général conformées comme dans le gemmatuSf terminées un peu indistinctement en pointe, convexes, profondément et régulièrement striées-crénelées, avec les interstries assez plats, obtusément granulés ; la squamosité se compose de taches verdâtres plus ou moins nombreuses. Dessous ponctué ; cuisses fortement dentées. — Long. 7,5 à 9,3 — larg. 3,5 à 5 mill.
cf Diffère de la 9 P^^r les élytrcs un peu plus étroites.
La var. Fussi comprend des individus un pe.u plus grands, à taches nombreuses et vertes.
Une 2* variété est toute squamuleuse de vert, à l'exception de l'abdomen et du reste comme dans le Fussi.
Toutes ces variétés se trouvent en Transylvanie.
202. 0. DIVES (Dalil.)Germ. Fn. Ins. Eur. xxi I8l7. PI. 12. — Bohra. Sch. Cure, vil 331, 134. — Kûst. Kœf. Eur. xi 65. — Stierl. Berl. ii 1858. 280, 24, et 18(51. 209, 202.
Ovale, convexe, noir. Tête déprimée, ponctuée-ru gueuse entre les yeux qui sont déprimés. Rostre de moitié plus long et plus étroit que la tête, épais, élargi au bout, largement sillonné, avec une fine carène médiane bifurquce en deyant et une raccourcie de chaque côté ; rugucusement ponctué et garni de soies blanches. Antennes de la longueur de la moitié du corps, 2® article du funicule de moitié plus long que le i^^, les suivants arrondis, massue en ovale court. Prothorax plus large que long, convexe, poil arrondi sur les côtés, couvert de petits granules serrés et de soies grises. Elytres ovales, un peu déprimées, dilatées en courbe sur les côtés, brusquement rabattues en
Vn. OTIORHTNCHUS. 297
arc par derrière, sillonnées de gros points séparés par des granules pilifères; interstries étroits, avec une série de petits granules pilifères. Dessous pointillé. Pattes allongées ; cuisses renûées en massue , toutes armées d'une forte dent aiguë ; jambes grêles, un peu épaissies avant le milieu. — Long. 7,5 à iO — larg. 3,5 à 5 mill.
cf Plus étroit, abdomen impressionné à la base, avec des tubercules aigus, segment anal très-finement pointillé ruguleux, sans fovéole.
9 Plus large, segment anal distinctement ponctué.
Ressemble beaucoup au précédent, il s'en éloigne par les élytres plus légèrement et moins régulièrement striéesponctuées et plus obtusément granulées, un peu plus rétrécies par derrière et par son prothorax moins grossièrement granulé. Ces caractères peuvent suffire pour le reconnaître du Fussi dont il est quelquefois difficile à distinguer.
Hongrie, Transylvanie, Garinthie, Suisse, Genève.
203. 0. CYMOPHANUS Genn. Fn. Ins. Eur. xxi 1817. 13. — Bohm. Sch. Cure, vn 232, 135. — Kûst. KîBf. Eut. xi 66^ — Stierl. Berl. 1861. 210, 203.
Ressemble bien au précédent, mais sa variété est trèsdifférente du dives; les élytres ont beaucoup moins d*éclat, mais sont plus déprimées, leurs stries plus profondes, avec des points séparés Tun de Tautre par un petit granule, les interstries sont plus étroits, plus fortement convexes ; les squamules forment plus de taches.
Noir, mat, densément garni sur les côtés du prothorax et des élytres de squamules verdâtres, tournant souvent au jaune sale. Tête courte, déprimée, indistinctement ponctuée, avec une fovéole frontale. Rostre i fois i /2 aussi long que la tête, assez épais et anguleux, légèrement ridé, avec un large sillon au milieu duquel se voit souvent une fine carène. Antennes aussi longues que la moitié du corps, pour le reste comme dans le précédent. Prothorax du précédent. Elytres ovales, terminées en pointe courte, peu convexes, profondément sillonnées-ponctuées, les points des sillons séparés par un fin granule ; interstries étroits, fort convexes, avec une rangée de granules. Dessous gra- L*Abeuxe. — 1872, Juin. 19
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nulé. Pattes noires ; cuisses fortement dentées. — Long. 8,5 à il mill.
cf Prothorax un peu moins élargi sur les côtés, élytres un peu plus étroites, ovales, comprimées par derrière, assez déprimées; dessous impressionné, segment anal avec une légère fovéole.
9 Pro thorax un peu plus élargi sur les côtés, élytres en ovale court, non comprimées par derrière.
Les plus grands exemplaires sont de la taille des plus grands du précédent ; la couleur des squamules est souvent verte, vert-jaunâtre ou entièrement brun-jaunâtre; presque sans éclat métallique.
Var. Densément couvert d'une squamosité brun-jaune, parfois passant au verdâtre, sur tout le prothorax à l'exception de la ligne médiane, et sur toutes les élytres, moins la suture et le bord latéral ; la place glabre s'élargit toujours un peu avant l'extrémité.
Hongrie, Banal; Servie.
XX® GROUPE. — Gomme dans le précédent, seulement le rostre est légèrement caréné, sans impression, et la 3* strie des élytres se réunit par derrière avec la 8«.
204. 0. SQUAMATILIS. — squamosus (Dej.) Miller Wien Moiats. m 1859. 360, 12. — Stierl. Berl. 1861. 211, 204.
Oblong, noir, antennes et pattes rouges, garni de soies et de squamules rondes vert-doré, formant de grandes taches sur les élytres. Front plan, fovéolé entre les yeux qui sont ronds et assez saillants. Rostre plus étroit que la tête, finement caréné, élargi au bout. Antennes allongées, grêles, 2° article du funicule 2 fois plus long que le 1", les suivants obconiques, plus longs que larges; massue ovale, en pointe. Prothorax un peu plus long que large, convexe, fortement dilaté-arrondi avant le milieu, rétréci à la base, densément granulé. Elytres ovales, assez convexes, arquées sur les côtés, à stries ponctuées ; interstries étroits, tubercules-rugueux. Cuisses en massue, avec um dent forte et aiguë. — - Long. 8 à 8,5 — larg. 3 mill.
vu. onoRBYNCHirs. 299
cf Plus étroit; abdomen profondément impressionné à la base, dernier segment arrondi au bout, cuisses fortement en massue, antérieures armées d'une dent large, obtuse, concave en dedans.
9 Plus large, abdomen plan, segment anal subacuminé, avec une fovéole subapicale obsolète, cuisses médiocrement renflées, avec une dent simple.
Var. squamulatus (Dej.). — Pattes noires.
Confondu avec le lepidopterus ; il est plus étroit, surtout Q , la carène du rostre est plus distincte, les tubercules du protborax plus forts, les élytres sont densément couvertes de squamules rondes, vert^-doré ; ordinairement la suture et les côtés restent nus ; quelquefois cette squamo- 8itê^>est interrompue au milieu de différentes manières, alors il y a toujours une grande tacbe en zig-zag sous Tépaule et une 2* sous la 1", s'étend jusqu'à l'extrémité. Dans le lepidopterus, la squamosité est plus éparse, ordi^ nairement décomposée en petites taches quelquefois ponc-» tiformes, et forme souvent une grande tache en zig-zag sous la base et une avant l'extrémité ; la forme des squa^ mules est ovale. Leur couleur est brunéltre en Autridie et plus verdâtre en Hongrie.
Styrie.
205. 0. LEPIDOPTERUS F. Ent. S. iv app. ilU. i5l, 390. 10. — Syst. El. u 541, 207. — Gyl. Suec. Ins. in 315, 40. -- 01. Ent. v 83o, 410, 501. Pl.S». t 376.^Herl»t. Col M 36^,337. PI. 88, a. — Payk. Fn. Suec. m 276, 99. -- Zelt. Fn. Lap. i 332, 4. — Panz. Fd. Genn. xxvi 19.— Eut. Germ. 333, 198. — Gvl. Scb. Cure, n 595, 76.— Redt. Fn. Au«t 745.— IM. K»f. Eur. xi 68. — Slierl. Berl. 1858. u 281, et 1861. 212, 205. — Bach. Kaef. Fn. 276, 22. — llUler. Wien. Monat. ui 361. — squamifer F. Syst. £1. u 1801. 540, 200.
Yar. pauperculus (Heer.).
Ovale-oblong, noir, antennes et pattes rouges; garni de soies et de squamules ovales, d'un cuivreux brillant ou vertes, formant de petites taches sur les élytres. Rostre grêle, très-finement caréné. 2« article du funicule 2 fois aussi long que le J«'. Prothorax médiocrement dilatéarrondi sur les côtés avant Textrémité, un peu rétréci vert
300 MONOGRAPHIE DES OTIORHXNGHIDES.
la base, densément tubercule. Ely très sillonnées-ponctuées; interstries étroits, tuberculeux-ridés. Segment anal avec une impression subapicale dans les 2 sexes. Cuisses médiocrement renflées en massue, armées d'une dent aigué. — Long. 8 à 8,5 mill.
cf Antennes un peu plus longues, abdomen à peine impressionné à la base, segment anal finement ponctuéruguleux.
9 A peine plus large, antennes un peu plus courtes, segment anal pointillé.
, Var. pauperculus (Heer.). — Taches peu nombreuses sur les élytres.
Varie pour la sculpture des élytres, la couleur des squamules et les pattes. Les élytres sont tantôt plus distinctement, tantôt moins, et régulièrement striées, les points sont aussi souvent un peu plus distincts ; la suture est aussi postérieurement plus ou moins élevée. Les squamules sont tantôt plus vertes et luisantes, tantôt blanchâtres avec moins d'éclat; quelquefois elles sont trèséparses sur le prothorax, sur les côtés, aux bords antérieur et postérieur, les élytres n'ont que quelques petites squamules.
Cette espèce paraît plus répandue que la précédente. Commune dans le sud de la Suisse, surtout en Angleterre ; Autriche, Hongrie, Transylvanie, Camiole et Tyrol, enfin en Silésie et en Bavière.
205>. 0. DAURIGUS Stieri. Beri. 1862. 365, 206-206.
Ressemble beaucoup au lepidopterus ; cuisses avec une dent beaucoup plus courte ; dessous un peu plus densément pubescent; prothorax et élytres un peu plus courts, celles-ci moins fortement sillonnées, avec des points plus profonds; les taches squamuleuses des élytres plus éparses.
Oblong, noir, assez luisant, avec des soies grises, varié de squamules oblongues dorées. Antennes et pattes rouges. Rostre de moitié plus long que la tête, plan, squamuleux. Yeux grands. Antennes grêles, 2« article du funicule de moitié plus long que le !«', les suivants obconiques. Prothorax k peine plus long que large, assez arrondi sur les côtés, densément granulé, avec une ligne médiane et les