MONOGRAPHIE
DES OTIORHYNCHIDES
TRAVAUX DE MM. LES DOCTEURS SEIDLITZ & STIERLIN, COORDONNÉS PAR M. S.-A. DE MARSEUL.
Depuis Schœnherr, les Otiorhynchides ont été l'objet de travaux intéressants, soit pour enrichir cette tribu typique de la grande famille des Curculionides ou Bhynchophores, par la public^on de plusieurs espèces nouvelles, soit pour en améliorer Tagencement et la classification. Notre savant et si regretté collègue, le professeur Th. Lacordaire, dans son Gmera des Coléoptères, a traité l'ensemble d'une manière très-naturelle et très-philosophique. A l'aide de ses tableaux, on peut sans peine se reconnaître dans ces genres nombreux et surchargés d'espèces.
Le docteur Stierlin s'est adonné au genre Otiwhymhus proprement dit. Par des additions considérables, il a porté le nombre des espèces à plus de 400, les a rendues reconnaissables par de bonnes et claires descriptions, et aussi par leur répartition en groupes bien naturels et assez nettement caractérisés. Le docteur G. Seidlitz, pris de la môme passion, a choisi, pour ses premières études, le genre Peritelus, dont il a donné une excellente Monographie. Puis, entraîné par l'attrait du sujet, il s'est atta-
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qu6 au groupe entier, a passé au creuset les divisions de Lacordaire, et, dans ses Otiorhynchides sensu stricto, a doté l'entomologie d'un livre vraiment utile. Il ne nous reste plus qu'un vœu à former, celui de voir le jeune entomologiste entreprendre l'histoire complète de la tribu tout entière : jusqu'ici mes instances ne l'ont pas décidé; seulement il a bien voulu me communiquer des rectifications et améliorations considérables à ses premiers travaux. Je veux lui en témoigner ma reconnaissance en condensant pour les lecteurs de V Abeille, les riches matériaux qui sont sous mes yeux, et donner une Monographie aussi complète que possible de la tribu entière dans le sens de Lacordaire des OTiORHYNcnmES d'Europe et des pays limitrophes. Mon infatigable et savant ami M. J. Desbrochers-des-Loges, si versé dans la connaissance des Curculionides, \ eut bien se charger des Phyllo^ bides. Puisse ce travail, aussi ingrat que difficile, mériter un accueil bienveillant.
Paris, 24 août 1870.