VII. 0TI0RHYNCHU
toutes noires, à sculpture plus grosse et à granules réunis transversalement.
Le scabricoHis, ceux à pattes claires.
Carniole, lUyrie, Dalmatie, Sicile.
11. 0. DULCIS Germ. Dalmat. 1817. 238, 285. — Sch. Cure, ii 589, 59. — vu 310, lOi. — Slicrl. Berl. 1861. 42, 11.
Je ne suis pas sûr que cette forme constitue une bonne espèce ; elle est très-voisine de la précédente et n'en diffère que par les caractères suivants : 11 est plus large surtout aux élytres et s'éloigne de tous les autres pour la structure des antennes, en ce que les articles extérieurs sont distinctement plus larges que longs, les 2 1*" articles du funicule sont aussi plus courts que dans les individus du précédent d'égale taille, le rostre est plus finement caréné. Il diffère de YHeydeni par son rostre égal, plus légèrement caréné, et ses antennes plus courtes. Noir, assez finement pubescent de gris; tête assez convexe, densément ponctuée, avec une fossette frontale. Rostre larçe, un peu plus long que la tête, uni, densément ponctué, avec une très-fine carène par derrière. Antennes à peine de la longueur de la moitié du corps, les 2 l®*» articles du funicule d'égale longueur, les suivants arrondis, plus larges que longs, massue ovale-oblongue, en pointe. Prothorax à peine plus large que long, peu arrondi sur les côtés, très-finement et densément granulé. Elytres ovales, fortement élargies et ventrues, non comprimées par derrière, subitement rôtrécies à la pointe, légèrement terminées en pointe ensemble, finement striées-ponctuées, les interstries unis, fortement granulés-ridés. Dessous densément et fortement ponctué. Pattes brun-rouge, jambes un peu arquées, distinctement dentées. — Long. 10 à 11,3 mill.
cf antennes un peu plus grêles, les articles extérieurs du funicule cependant toujours au moins aussi larges que longs ; dessous impressionné, segment anal avec une légère fossette ; ponctuation comme dans la Q •
Q plus large, élytres presque aussi larges que longues. (Dans les individus de 5 mill. de large, elles ont
122 MONOGRAMIIÈ DtSS ÔTiORttTNCHIDES.
à peine jplus de 3,6 mill. de long.) Dessous plan ou légèrement convexe, assez grossièrement ponctué. Elle varie très-peu en taille et en coloration.
Dalmatie.
12. 0. MASTIX 01. Ent. v 1808. 83o 376, U7. pi. 25. f. 351. — Gyll. Sch. Cure, il 569, 31. — Bohm. Sch. VU 275, 44. — Redt. Faun. Austr. 743. — Kûât Kaef. Eur. XI 57. — Bach. Kaf. Faun. 272, 4. — SUerl. Berl. 1861. 42, 12.
Je ne suis pas entièrement convaincu que ce soit uns bonne espèce, cependant il s'éloigne du pruimsus, dont il est très-voisin, par les caractères suivants : Il est beaucoup plus petit; les plus grands individus atteignent à peine la taille des plus petits scabriœîlis» Les proportions d'un sexe avec Tautre sont plus considérables, etleurdîf* férence beaucoup plus grande; là ç a les élytres de la forme de celles du duïds, le cf les a encore plus étroites que celles du pimnosus, moins comprimées et moins eti pointe par den'ière, le prothorax est proportionnellement plus grossièrement granuleux. La 9 est aisée à distinguer du précédent par les antennes beaucoup plus grêles. La pubescence des élytres est un peu plus épaisse que dans les 2 espèces précédentes, un peu en taches et passant plus au jaune.
Noir, garni do petits poils gris, disposée en taches, gris et gris-jaunûtre sur les élytres. Tête et antennes comme dans le pniimsus, rostre uii peu plus long; prothorax à peine plus long que large, peu dilaté latéralement, dcnsément et finement granulé eh dessus. Elytres fitienietit striées-ponctuées avec les interstries finement ponctuésridés. Pattes d'ordinaire rouge clair, avec les genoux et les tarses un peu plus foncés. — Long. 5,6 à sp milL
cf antennes grêles, plus longues que la moitié du corpd, élytres en ovale oblong, non comprimées par derrièrCj de sorte qu'elles sont rabattues latéralement en courbe régulière ; dessous impressionné, segment anal avec une lé* gère fossette ; jambes postérieures distinctement dentées. — Larg. 3,i à 3,3 mill.
9 antennes un peu plus courtes, cependant toujours encore plus grêles que dans le cf du précédent ; èlytrôâ
TH. OnORHTNGHUB. 123
subglobuleuses, conformées à peu prôs comme dbns le précédent; dessous plan, finement ponctué; jambes indistinctement dentées. — Larg. 4,5 miil.
Varie peu, les pattes sont par ci par là un peu plus foncées, la sculpture est quelquefois un peu plus fine.
Les individus déflorés ou moins frais sont difficiles à distinguer du scabricoUis
Toutes les régions orietiUiles des Alpes, Tyrol, Styrie, Garniole, C&« rinthte et Autriche; France occidentale.
n« S.-G'^ -- Otloi4iyitchus Sch.
Elytrcs à iO stries. Tête et prothorax pas notablement développés, celui-ci s'appliquant contre la base des élytres, de manière que le mésotborax n'est pas visible en dessus, lorsque le corps est étendu ; abdotuétt assez denséttienl ridé, granulé ou ponctué ; jambes antérieures droites ou arquées, pas notablemeht élargies à Textrémité.
l^ DIVISION. — Cuisses inermcs.
I" GROUPE. — Segment anal cf toujours régulièretncnt strié dans sa longueur; 2® article du funiculc toujours plus long que le 1*^'.
I" SecI'ion. — Elytres en ovale allongé, plus ou nioîns déprimées et larges, densément granulée* ôU striêéëponctuées avec les interstries granulés-ridés.
13. 0. RHACUSENSIS Germ. Faun. Eur. vu PI. 12. — InS. Spee. 1824.
346. — KQst. Kaef. Eur. 11, 63. — Stierl. Berl. 1861, 44. 13. —
rhagusensis Bohm. Sch. Cure. H 1834, 552, 1, Var. siculus (Dej.)
Le plus grand du genre, pas plus long qu'un grand goètzensis^ mais le cf beaucoup plus large ; il so distingue de celte éspècOj dvcc laquelle il pourrait être confondu,
124 MONOGRAPHIE DES OTIORHYNCHIDES.
en outre par la granulation de sa surface plus éparse et plus grosse. Tête, prothorax et élytres densément vêtus de squamules blanches, rondes, à l'exception des granules brillants. Tête courte, finement ponctuée-rugueuse, rostre de moitié plus long que la tête, mais plus étroit, lînement ponctué-rugueux, assez fortement caréné. Antennes plus longues que la tête et le prothorax, grêles, tous les articles distinctement plus longs que larges, avec la massue étroite, allongée. Prothorax à peine plus long que large, dilaté-arrondi sur les côtés, parsemé comme les élytres de granules gros, luisants. Elytres cf très-larges, fort élargies en ventre latéralement et déprimées, plus étroites et plus convexes 9 » avec de légères traces de stries ; terminées chacune en pointe. Dessous impressionné cf , segment anal régulièrement, assez fortement striolé, finement ponctué 9» Pattes assez fortes, cuisses d'un brun-rouge, épaissies avant l'extrémité, jambes dentées et arquées en dedans avant l'extrémité. — Long: 15 à 20 mill. — Larg. cf 8,7 à 10; 9 î>,3 à 7,5 mill.
Varie pour la taille, et les granulations du dessus sont un peu plus fines et plus nombreuses, mieux alignées et portant des soies plus distinctes; les squamules sont plus petites et plus longues. C'est le cas des exemplaires de Sicile.
Dalmatie, Sicile.
U. 0. GŒRTZENSIS Herbst. Col. vu 1797. 52, 610. PI. 98. f. 9. — F. Syst. El. n 522, 87. — Latr. Hist. nat. xi 163,23. — Kfist. Kœf. Eur. XI 54. — Gyl. Sch. Cure, n 553. 2. — Stierl. Berl. 1861 . i5, U.
Var. cattarvensis (Ziegl.).
Très-voisin du précédent, il en diffère, en outre des caractères signalés plus haut, par des antennes plus courtes et plus fortes, dont les 4 derniers articles sont plus courts et presque ronds. Les carènes latérales du rostre sont tonjours plus développées. Dessus densément granulé, les intervalles saupoudrés de squamules blanches un peu éparses, plus serrées sur les côtés, souvent rondes, plus souvent un peu allongées. Antennes fortes, un peu plus longues que la tête et le prothorax, dont les 4 articles exté-
Vn. OTIORHYNCHUS. 125
rienrs presque pas plus longs que larges, souvent subarrondis, massue en ovale allongé. Rostre comme dans le précédent, seulement les carènes latérales plus développées, de sorte qu'il existe 2 sillons distincts. Prothorax un peu plus long que large, médiocrement élargi sur les côtés. Elytrcs un peu déprimées, assez ventrues, terminées chacune en pointe obtuse. Granules plus gros et plus épars sur le prothorax que sur les élytres. Cuisses d*un brun-rouge. — Long. 17,5 à 20 mill.
cf antennes un peu plus longues et plus grêles, prothorax plus fortement arrondi sur les côtés, élytres plus larges et plus déprimées, abdomen impressionné, segment anal régulièrement, pas très-fortement strié. — Larç. 6,7 à 8,7 mill.
9 antennes plus fortes, à articles plus courts, prothorax moins élargi sur les côtés, élytres un peu plus étroites et plus convexes. Abdomen finement ponctué. — Larg. Ô,3 à 7,5 mill.
Var. cattarvemis.
Varie de forme, très-allongé, plus parallèle, ce qui le fait paraître un peu plus convexe ; les granules du prothorax diffèrent moins de ceux des élytres en nombre et en grosseur : cette variété est surtout remarquable dans le(f.
Dalmatie, Illyrie, Croatie jiisqu*ea Hongrie, et nulle part rare.
15. 0. SPALÂTRENSIS. Bobm Sch. Cure, vu 1843, 257, 3. — Rûst. Kef. Eor. xi 55. — Stieri. Berl. 1861. 46, 15.
Ressemble beaucoup à la var. cattarvensi$ du précédent, mais il s'en distingue bien, comme de toutes les espèces voisines, par ses antennes épaisses et courtes dont les articles du funicule de 4 à 7 sont plus courts que longs, et môme plus courts cf que ceux-là dans la Q . En outre, il est bien plus étroit que le précédent, en particulier les élytres sont moins dilatées-arrondies sur les côtés et plus convexes, les granules du prothorax sont aussi sei*rés et pas plus gros que ceux des élytres. Tête et rostre comme dans le précédent; antennes épaisses, 1*' et 2® articles du funicule de môme longueur. Prothorax plus long que
126 MONOGRAPHIE DES OTIORHYNCHIDES.
large, médiocrement élargi sur les côtés, très-densémeût ponctué. Elytres à peine plus larges à la base que le prothorax, élargies progressivement à partir de la base, cependant toujours moins fortement rétrécieâ par derrière que dans le précédent, terminées chacune en pointe légère et obtuse au bout. Cuisses rouges» -^ Long. 46,2 milU
Squamules du dessus comme dans le précédent.
Cf segment anal finement et régulièrement strié.
Dalmatie ; paraît très-rare.
t6. 0. AtïROPUPlLLATUS Stfed. Beri. 1861. 47, 16.
Cette espèce ressemble beaucoup à un petit go^*tzmsis» mais elle est plus étroite, moins convexe que le prôcé.* dent, plus grossièrement granulée, et distincte par ses squamules oblongues, sétiformes»
Noir, dessus parsemé do soies métalliques jaunâtres, gris jaunâtre dans les individus détériorés , un peu éparses et réparties un peu inégalement sur les élytres. — Tête assez densément ponctuée, avec une fossette frontale oblongue; yeux médiocrement saillants; rostre un peu plus long que la tête, caréné et muni de deux sillons. Antennes plus courtes que la moitié du corps, 1" et 2® articles du funicule à peine inégaux en longueur^ les suivants obconiques allongés; massue étroite, longue et en pointe. Prothofax à peine plus long que large, médiocrement dilaté-arrondi sur les côtés, couvert densément en dessus d'assez gros granuleSi Élytres ëii ovale oblong, pas beaucoup plus larges à la base que le prothorax, s'élargissant en formant un arc régulier et se rapprochant à Textrémité, de manière que la plus grande largeur tombe juste au milieu dans les 2 sexes ; elles sont terminées séparément en pointe* Dessus un peu déprimé, indistinctement strié, mais garni dans les stries d^une rangée de granules dont chacun porte une squamulc ; la surface est garnie d'assez gros granules, un peu transverses, pas très-serrés (beaucoup moins que sur le prothorax), se réunissant transversalement, striées-ponctuées sur les côtés, les points ocellés, les intorstries un peu grossièrement ridés en travers. Dessous ponctué et ridé,
vu. OTIORHYNCUUS. 127
un peu granulé par places. Cuisses fortement renflées en massue vers le bout, brun-rouge. Jambes antérieures dentées en dedans. — Long. 13,5 mill.
cf Ëlytros un peu plus étroites, dessous impressionné, segment anal strié.
Italie.
17. 0. CAUDATUS Rossi, Faun. Etr. Mant. 1 40, 101. PI. t. f. E. 1792. — Ed. Helwig. i 379, 101. — 01. Ent. v 83^ 369, 435. Pi.* 49. f.«36. ^ Heitst. Col. VII 66, 668. PI. 98. f. 15, 6. ^ Gyl. Sch. Carc< n 554, 4. — Kûst. Kœf. Eur. xi 56. — Siierl. Bcrl. 1861 48, 17.
Cette belle espèce ne peut se confondre avec aucune autre ; elle se reconnaît à la forme de ses élytres fortement déprimées par derrière et formant une longue pointe, et par sa vestiture constante doré rougeàtre. Los squamules sont tantôt rondes, tantôt allongées, réunies en points ou en petites taches sur les élytres.
Antennes assez grêles, 2^ article du funiculc un peu plus long que le !«', les suivants en cône allongé, la massue assez menue, en pointe. Rostre grandement i fois 1/2 aussi long que la tête, caréné et bisiïlonné ; carènes latérales généralement pas très -tranchantes. Prothorax à peine plus long que large, densément granuleux. Elytres pas beaucoup plus larges en devant à la basé que la base du pro thorax, s^élargissant vite en ventre derrière les épaules, et puis se terminant obliquement au bout, oà elles forment une pointe isolément, déprimées en dessus, en particulier à leur moitié postérieure, avec des vestiges de stries vers l'extrémité, assez densément garnies de longs poils gris jaunâtres dressés. Pattes noires. — Long. 15 à 47 mill.
çf un peu plus étroit, plus déprimé, antennes plus grêles, différence de longueur du 1*' au 2* article du funicule plus grande ; la plus grande largeur des élytres tombe au tiers antérieur; dessous assez fortement impressionné ; segment anal finement strié.
Ç un peu plus large et plus convexe, la plus grande largeur tombe peu avant le milieu des élytres.
Tyrol et nord de Tltalie ; parait être commun dans le voisinage du laQ de Garde, dans le sud du tyrol.
128 MONOGRAPHIf. DES OTIORHYNCHIDES.
18. 0. BISULCATUS F. Spec. 1 198, 210. 1781. — Mant. Ins. i 122. ^ Ent. S. II 486. 387. - Syst. El. ii 540, 203. — 01. Enc. Méth. v 567, 892. — Herbst. Col. vi 516, 559. — Panz. Ent. Germ. 333, iU, — Latr. Hist. Ins. xi 181, 97. — Gerra. Spec. i 346, 6. — Stieri. Berl. 1861. 49, 18. — carinthiacus Germ. Daim. 246, 1817. — Spec. 349, 481. 1824. — Sch. Cure, ii 557, 9. — cinifer Germ. Daim. 1817. 245, 297.
Var. vochtnensis (Schmidt).
Var. istriensis Germ. Spec. 1824. 350, 482. — Sch. Cure, ii 633, 143 et Bohm. Sch. Cure, yii 261, 14.
Var. longicollis Gyll. Sch. Cure, ii 1834. 557, 10. — Redl. Aust. 2« édit. 743. — Kûst. Kaef. Eur. xxviii 75.
Un longicollis est à première vue si différent d'un vrai Msulcatus, que je n'ai pu le regarder comme une de ses variétés, que par Texamen attentif d'un grand nombre d'individus. Le prothorax plus long du longicollis est tout aussi peu constant que la granulation fine et la pubescence grise, sans éclat ; car il y a des individus qui ressemblent pour la forme au longicollis et possèdent la granulation plus grosse et plus serrée du bisulcatusy comme il se rencontre tous les passages possibles depuis le prothorax allongé du longicollis jusqu'au prothorax court du vochinemis, de sorte qu'il y a toujours des passages d'une forme à l'autre, ce qui rend difficile de les rapporter à l'une ou à l'autre.
Tête ponctuée avec une fovéole frontale ; rostre un peu plus étroit mais 2 fois plus long que la tète, avec une carène assez forte, flanquée de 2 sillons assez superficiels. Ptéryges fort développées. Antennes médiocrement fortes, s'étendant jusqu'au milieu des élytres ; 2® article du funicule d'un tiers plus long que le !«', les suivants en cône oblong; massue assez étroite, en pointe. Prothorax un peu plus long que large, peu rétréci par devant et par derrière et par conséquent moins élargi sur les côtés, densément parsemé de fins granules et garni d'une pubescence grise et brune. Elytres à peine plus larges à la base que le prothorax, dilatées en ventre, et terminées isolément en pointe ; stries distinctes seulement par derrière; granulées et pubescentes comme le prothorax.
Vn. OTIORHYNCHUS. 129
Pattes noires ; toutes les jambes arquées et dentelées en dedans. ~ Long. 42,5 à i6,2 mill.
cf un peu plus court et beaucoup plus étroit, antennes et prothorax plus déliés, élytres beaucoup plus étroites et la plus grande largeur tombant au premier tiers. Dessous impressionné, segment anal très-fmement strié. — Larg. 5 à 7,2 mill.
9 plus grande et plus trapue, avec les antennes plus fortes, mais surtout les élytres plus ventrues, avec leur plus grande largeur presque au milieu. Dessous granuléridé. — Long. 6,3 à 7,5 mill.
Cette espèce présente les variations suivantes :
i. — Couleur de la puhescence : Tantôt elle est gris mat, tantôt elle est brunâtre, rougeâtre ou verdàtre avec un léger éclat n>étallique. Ordinairement moins brillante dans les individus finement granulés, souvent sur la surface elle est unie, souvent aussi par taches, tantôt plus claire ou plus foncée.
2. — Forme générale du corps : Prothorax et élytres tantôt un peu plus longs et plus étroits, tantôt un peu plus courts que la forme typique ; mais toujours le prothorax reste un peu plus long que large. Les antennes, dans le 1" cas, sont toujours un peu plus déliées ; dans le 2«, plus courtes; dans les très-grosses 9 les articles 4 à 7 du funicule sont presque globuleux.
3. — Sculpture du rostre : Ne varie que pour le degré de développement des carènes latérales et par suite des 2 sillons.
4. — Sculpture du protJiorax et des élytres : La granulation est tantôt très-fine tantôt plus grosse, plus ou moins dense ; elle paraît plus serrée quand les granules sont plus gros, quoiqu'il n'y en ait pas davantage. Les exemplaires allongés sont généralement plus finement granulés, les courts tantôt plus grossièrement tantôt plus finement.
5. — Couleur des pattes : En général, elles sont noires ; on rencontre des individus à cuisses rouges, et les nuances intermédiaires. Dans les individus courts, elles sont plus souvent claires; je n'ai rencontré d'exemplaires allongés qu'avec les pattes noires. ^
130 MONOGRAPHIE DfiS OTIORHYNCHIDES.
La var. vochinensis est plus courte, avec les pattes d'un roux ou d'un noir de poix. La var. isinemis a les antennes un peu plus grêles, le prothorax plus court et les élytres avec dos granules plus lins et plus épars, les cuisses rousses ou roux de poix. La var. longiœïlis a les antennes, le prothorax et les élytres plus sveïtes, plus longs, cellesci plus finement et moins densément granulées; pattes noires.
Régions des Alpes orientales : T^^rol, Garintbiei Styrie^ lUyrie^ Groaiii), Carniole, Haute-^ Autriche ; commun par places^ Les 2 i^^* variétés sont plus méridionales (Carniole, lUyrie, Istrie); la 3«, Carniole centrale, Dalmatie, lUyric et en Autriche sur le coudrier.