‹ L'abime drame en cinq actes, en onze tableauxChapitre 100 sur 106 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

MARGUERITE

Georges c’est mon fiancé, monsieur le prieur, mon fiancé, entendez-vous? Je l’aime 1... mon père; je l’aime à mourir de sa mort et je sais qu’on va me le tuer.

LE PRIEUR

Que puis-je faire ?

MARGUERITE

Me confier la conduite de l’escorte envoyée. Georges est perdu si je ne suis pas là 1 L’autre ne lui laissera pas suivre la route tracés ! Je vois tout devant moi comme dans un rêve. Il l’entraînera dans quoique passe ignorée, qu’il connaît mais que je connais aussi, moi ! et dont jo saurai bien arracher sa proie.

LE PRIEUR

Vous ! mon enfant, faible comme vous l'êtes!

MARGUERITE

Oh! mon père, je ne suis ni faible ni enfant! On vieillit vite dans nos montagnes, et je suis faite aux rudes travaux.

Le moine rentre.

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