SCÈNE IÏ
Les Mêmes, RISCHENBACH.
RISCHENBACH.
Georges !
GEORGES
Que me voulez- vous?
RISCHENBACH.
Je viens remplir une triste mission. Vous avez plus que jamais besoin d’un ami, et je vous offre mon dévouement. Je regrette vivement la manière brutale dont j’ai repoussé ce matin votre demande. (Lui tondant la main.) Georges, je vous demande pardon.
GEORGES
Je vous pardonne.
RISCHENBACH.
Ne me donnerez- vous pas la main?
GEORGES, lui donnant la main.
Si vous voulez. Ah!
. Il relire aussitôt sa main.
RISCHENBACH.
Qu’avez-vous?
GEORGES
Votre main est glacée.
RISCHENBACH.
A main glacée, cœur ardent, Georges. II y a une triste cause aux paroles que je viens de prononcer, et qui nous font amis de nouveau.
Quelle cause?
RISCHENBACH.
Je suis messager de malheur.
SAM, à part.
Les vapeurs le disaient.
GEORGES, cherchant d’abord, puis poussant un cri de divination.
II s’agit de Richard !
RISCHENBACH.
Il s’agit de Richard.
GEORGES
Est-il plus mal? Qu’est-il arrivé? N’y a-t-il plus d’espoir?
RISCHENBACH.
' Aucun, maintenant.
GEORGES
Maintenant? Il n’est pas...
RISCHENBACH, lai saisissant la main et l’attirant à lui.
Courage!
GEORGES
Mort !
RISCHENBACH.
Mort!
GEORGES, se dégageant et allant à Sam, qu’il prend dans ses bras.
Ah! mon pauvre Richard! pauvre ami!