‹ L'abime drame en cinq actes, en onze tableauxChapitre 78 sur 106 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

MARGUERITE, RISCHENBACH, GEOÈGES.

RISCHENBACH.

Allons, Georges, en route.

GEORGES

Me voici.

RISCHENBACH.

Adieu, Marguerite, pense un peu à moi durant l’absence.

Il I attire à lui pour l’embrasser ; elle le reponsso involontairement. MARGUERITE, comme appelant à son aide.

Georges !

RISCHENBACH, h part. ,

Oh! comme elle l’aime! (Haut, à Marguerite, et h demi caché

L’ABIME

par Georges qui est redescendu.) Sois tranquille, va, je me charge de lui, adieu, (tl loi prend la main, elle lui tend le'front en tremblant. Rischenbach y pose ses lèvres et sort en hâte pour cacher son émotion. ) En route! Tous les trais remontent. Rischenbach sort. Marguerite arrête Georges une

dernière fois.

MARGUERITE

Georges, je vous en prie. Je t’en supplie, Georges, ne le suis pas,

GEORGES

Marguerite, chère enfant, ne m’ôte pas mon courage.

RISCHENBACH, du dehors.

Georgos !

GEORGES, h Marguerite, en la saisissant dans ses bras.

Un baiser!

RISCHENBACH, toujours en dehors.

SAM, acconrant.

Vite, patron, il vous appelle, il s’impatiente, il va remonter!

GEORGES, s’arrachant b l’étreinte do Marguerite et s’élançant au dehors.

Adieu !

MARGUERITE, tombant sans force sur lo fauteuil près du guéridon.

Adieu!... oui, c’est un adieu. Je le sens, je ne le verrai plus.

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