CONCLUSIONS
1° Le périoste orbitaire est doublé, sur toute l'étendue de sa surface interne, par une aponévrose qui le sépare du contenu de la loge rétrobulbaire. Elle est, surtout à sa partie supérieure et externe aisément décollable. Elle l’est
moins ailleurs.
2° On a décrit, pour extirper les tumeurs profondes de l'orbite trois méthodes : 1° transpalpébrale ; 2° transconjonctivale ; 3° transosseuse. Elles permettent difficilement de conserver le globe oculaire et ses annexes dans
leur parfaite intégrité.
3° La méthode due à M. le professeur Rollet est très différente : a) incision cutanée curviligne, périorbitaire,donc pas de blessures de la paroi osseuse, des paupières, de la conjonctive ; b) l'exploration de l'orbite se fait entre l’aponévrose et le périoste, hors du cône musculo-sensoriel. On peut ne léser aucun filet nerveux, aucun vaisseau, aucun muscle. On laisse donc à l'œil sa vision et une inté-
grité parfaite de ses mouvements.
4° L'orbitotomie sera toujours faite à la région externe
s'il n’y a pas de tumeur palpable. Si la tumeur est palpa-
ble, l’incision sera menée non pas à sa hauteur, mais bien à la marge de l'orbite, dans la région correspondant à la saillie tumorale. ,
b° Le pronostic des tumeurs de l'orbite, même des tumeurs malignes, peut être bénin, comme le montrent de nombreuses observations que nous rapportons.
6° On ne doit pas enlever l'œil pour extirper une tumeur rétrobulbaire, même une tumeur du nerf optique. Il faut toujours chercher à conserver l'œil qui n’est que très rarement envahi par les processus néoplasiques pri-
mitifs de l’orbite.
Le président de la thèse,
Etienne RoLLET.
Vu : Pour le Doyen, Le professeur déléqué,