ALABAMA
Dlé, boisseaux.
Tabac, livres.
Tabac, Uvres.
Riz, boisseaux.
ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE- m
les yeux des spectacles plus frappants encore que desi chiffres :
c< Comparez, disait, en 1787, Gouverneur Morris, à la Convention nationale, comparez les régions libres des États du centre, où une culture riche et opulente indique la prospérité et le bonheur du peuple, avec la misère et le dénûment que présentent aux regards les vastes terres de la Virginie, du Maryland et des autres États à esclaves. Traversez tout le continent américain, et vous verrez, l'aspect changer continuellement, selon que Tesclavage apparaît ou disparait. Du moment où vous quittez* les États de TEst et où vous entrez dans le New-York, Teffet devient frappant. Traversez le Jersey et entrez en Pensylvanie, autant de progrès, autant de preuves du changement de régime. Descendez au Sud, et chaque pas, dans ces vastes contrées à esclaves, vous découvre un désert de plus en plus désolé à mesure que s'accroît la proportion de ces malheureuses créatures. »
Soixante ans après, le contraste est plus frappant encore. On connaît cette belle page de M. de Tocqueville, qu'on ne se lasse pas de citer *■ :
« Le voyageur qui, placé au milieu deTOhio, se laisse entraîner par le courant jusqu'à l'embouchure du fleuve dans le Mîssissipi,* navigue, pour ainsi dire, entré la liberté et la servitude, et il n'a qu'à jeter autour de lui
< II, p. 298. Sur les deux rives, Pair est également sain, le climat tempéré, le sol inépuisable; chacune d'elles forme Textréme frontière d^un ▼aste État, li gauche le Kentucky, lequel a admis des esclaves, à droite TOhio, qui les a tous rejetés de son sein.
Le Kentucky a été fondé en 1775, TOhio en 1787 seulement; I& second a dé^ 250,000 habitants de plus que le premier.