PIÈCES JUSTIFICATIVES ET DOCUMENTS IKÉDITS
M. LÈOPOLI) DE GAILLARD
Œuvre de conscience et de laborieuses recherches, ce livre n'a d'autre p/élenlioii que de dire haulenieut, siiicirenient, hardiment la vérité. Ce n'est donc point uœ œuvre de polémique, encore moins une œuvre de parti ; c'est tout à la fois une œuvre politique et historique, une histoire parlemeulaire, diplomatique et militaire de celte glorieuse expédition de la France de i84Q, due à la généreuse initiative de ses représentant«. L'auteur a voulu, comme jl le dit lui-même dans son avant-propos, « attribuer à chaque fait sa causé, à chaque opinion ses conséquences, à chaque personnage sa respousabililé, » faire en un mot, avec l'inexorable impartialité de l'histoire, la juste part de tous et de chacun.
Pour atteindre ce but, M. L- de Gaillard a puisé aux sources vivantes : il a eu rboiuicur de voir et d'entretenir plusieurs fois chacun des liommes politiques qui ont joué un rôle dans ce grand drame; et il doit à leur bienveillance la com m luiieat ion d'un grand nombre de pièces importantes, officielles et authentiques, encore inédites poui' la plupart, qui jetieut de vives et précieuses lumières sur les événements, et dont quelques-uncs ont pu saus indiscrétion trouver place à la fin du volume.
Nul peut-être mieux que M. b. de Gaillard n'étaità même d'êcrirecettecurieuse et intéresfaute histnre : longtemps mêlé avec éclat aux glorieuses luttes de la presse, ayant vu sa vaiiLinte plume deux fois brisée entie ses mains, le courageux pubiicisie, l'ancien rédacteur de MMemblée naUffttale et de la Gazette iê Lyon ne pouvait mieux utiliser Tes loisirs que les évétiemcoto lui ont Taits.
Afin de Taire mieux juger de l'unportancedeceliïreet du soin avec lequel il a étéfail, nous reproduisons ici un extrait de la lablc des matières;
Chip. I. La paliUque h^DftiM à Borna aoua la mouirchic de Juillel. — La H^pubtique oublie en fut«ur de Pie IX le principe de non-iotervenlkm. — Pour(|uoi lj cnute du pouioir (einporel des pnpes a toujours àti si rrantaùe. — Anlipatbîe iradiiionnelle entre les Kaliena et les Frantals. — Siiualion des ÈUls dû l'Église lors de l'aténcment de Pie 1\. — Pontirieat de Grvcoire XVI, — Le nemûramtum des cinq pu'issancei, du 21 mai 1831. — RéroliedesIloinBgnea. — Amnistie donnée par Pie IX.-r-Sesptimipalea réformes,
— Mécontentement de l'Autriclie. — Appui et conseils donnés au Pape par le gouiemement fronjais. ~ Occupation de Feirare par lei Aulricliiens et protestation du Saint-Pèic. — Union douaniùre entre les Étala de l'Église, la Toscane et In Sardaigne. — Entbousîasnie des Romains. — L'un ilé de l'Italie esl faite par Pie IX. — Grand el heureui ébmnlemcnl des tmea en France el dana le monde entier.
Cnir. II. Craintes suscitées dans rertains esprits par les entreprises de Pie IX et l'entbnusUcme des lialiena. — M. Guiiol el H. Thiers d'accord pour ne p»t Tsuloir la guerre sur la question de l'indépendance italienne. — Le parti catholique. — L'inquiétude visible dans les ndretsea des deui chambres. — Pic IX commentait ï la partager. — Pétilioa 1 la Consulte pour demander l'armemcnl général de la nation et la guerre ronlre l'Aulriche.— Belle i-éponse de Pie IX. — La réioluUon du 24 février. — Cbai^es-Albert pns!c leTessin. ~ Son ministre essaie de persuader i l'Europe que celle agression du Piémont apouruoiquebut depréienir la proclamation delà République en Iiombardie. — TmpreatiDn produite à Rome par les nouvelles de l>atit, dï Hilap el de Vienne — U général Dnrando ost envoyé pour garder la rive du l'fl. — Il comprumol le gouvernement pontifical. — Ëncjclique du 29 avril. — Le parii révolutionnaire s'etnpresse de rompre publiquemenl avec le Saint-Siège Bur la question nationale. — Pie IX lente de se poser en médiateur enlre l'Halte et l'An- Iriche. — Politique de la République Iranciise Tis-à-vis de l'Italie. — Le concours de la Crante offert erl refusé lu moment des désastres. — Conférences de Bruielles. — Cnvaïgnnc refuse su Pape, comme il l'iviil refusé à Charles- Albert, l'appui qu'il lui demandait. — Le ministère Rossi. — Hautaiie bunieur du cabinet de Paria. — Programnie de H. Rosai. — Il tente d'unir par une ligue les l\tatB romains avec le Piémonl et Naples, — L'abbé Rosmini, qui .itait accepté pour le Piémont, est désavoué. — Assassinai de M. Rossî. — Le général Cavaignac annonce qu'il n'a pas attendu l'initiative do l'Aasemblâe pour envoyer i Rome un pl&upolentiaire et des troupes. — HH. Ledru-Bollîn et Jules Favre, tllll. de Uonlulembert el Dufaure. — L'intervention est volée. — Le prince Louis-Hapoléon déclaru dons une lettre au ComliCutieauel que, s'il eût été ce jour-là i la chambre, il aunil volé contre l'eipédilion. — U corrige ausaitat la mauvais eflet de cette déclaration par une lettre an nonce, où il se prononce plus calégonquement que son compétiteur en faveur de la souveraineté temporelle du Pape. — Vrai sens de la mission donnée à H. de CoKelle.
Cmi'. III. M. de Corcelle apprend à Marseille l'évasion de Pie IX. — Propositions soumises au Pape par la France, l'Ëapagne, I' .Angleterre, tt Bavière et l'Autriche. — Conalemalion des Romains en appreoini le départ du Pape. — L-i brigade MolUèrelaiwée en rade de Uarseille. — H. de Corcelle à Gaële. — Remerdmenls du Sainl-Pèrc au général CavoignaC el à l'Aisenibiée couslîluanle. — Incertitude que jette dans ses résolutions i'approtbe de l'éleclion présidentielle. — Comment on jugeait les deux candidats k Gaëte. — Les Buonaparle el la cause italienne depuis 1S1&. — Le prince Louis'K-ipolAoa an 1831. — Lés souvenirs de celle époqueprésents a la cour pontificale. — Piemier miniitire du Louis-Napoléon. — Les catholiques désirent l'intervention. — Le président opposé à cet avis. — Ses opinions plus connues des Italiens que des Frnnçtis. — Cnrieuae dépêche de l'ambassadeur de Venise, racontant nne conversation qu'il avait eue BveeLouîs-Napuléaii-
— Les minitires divisés sur la conduite à tenir. — Négociations de l'abbé Uioberti pour <AtenirquelePié[)toiU reste seul chaîné des alfalres d'Italie. — Mission du marquis Monleiemolo à Gaéle. — Réponse du Pape. — Colère du cabinet sarde contre Noplcs, qui a osé le soupfunnw de vouloir enlever les Bomagnea au Saint- Père. — Se» olfrGs d'inlerveution snspeeles au gouvernement provisoire romain. — Gioberti ae tourna vert la France. — l.e président et la majorité du ministère se rallient an plan piémontais. — Résistance de H. de FiUoui. — Interpellations île M. Ledru-Bollin, — L'Assemblée laisse carte bbinche au gouTernemenl. — La Constituante romaine proclame l'abolition du pouvoir temporel cl la République, — ProleslatiOD du Siinl- Père. — Soit du cardinal Anlonelli demandant le secours de quatre puissances catholique*. — Adhésioa de l'Europe enticrn à cet appel. — Le Piémont maintient sa prétention d'intervenir senl.
Cbif. IV. Bataille de Norare. — Lows-Hapoléan voulait la guerre contre l'Aulriclie. — Elforts de M. Thier-> pour le détourner de ce dangeretu projet. — La paii est maintenue et le Piémont tiré des mains del'Autriche victorieuse. — Parti de la guerre à l'Assemblée. — Ordre du Jour, qui donne au gouvcTnenicnl le driHl d'occuper militairement u" point du lerrHotre italien. — Franche déclaralioa du général de La Horiciére en faveur de rinlectenticm. — Rapport de N. Jules Pavre. — Embarna et réticences du président du conieil. — HN. Schcclcber et Germain Sarriat reulcnt forcer M. Od. Barrot à prendre è l>
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Iribuoe rengigément do ne pa« cuvbattre la République ramilue. — L'Assamblée aotOTue le gouverDCBieol à réfuter cet engignnenl. — Départ du g£nér>l Oiidinat. — Trois plans de campagne propocés. — On !« décide pour un débarquement i Civita-Vecchia. — Garibaldi, i Home, s'enlenne avec douie à quinie cenU hommes. — Maiiinî seul entraîne la Consliluante â voter pour la résistance. — Mesures TÎolcnles. — le général (Judinot s'approrhe de I» tille. — Affaire malheureuse du SOâïril: — Élat de Home. — le P. Gbvaiii s'ïiilroduil dani le camp paur asuisincr le général Oudinot. — I.e coi^!; c>p£ditionniire it camper BU port de Palo.
Cbip, V. AITreusesilnalion delllalie au prinlempsde 1849.— Derniers jours delà Constituante. — Allitude du gouïememenl, ferme devant l'émeute, embams^e devant l'Aisemblce. — Voie de blâme du 7 mai. — Lettre dn président de la Bépublique au général Oudinot. — Ordre rlu jour du génénal Cliangamier à l'armée de Paris. — Heureux ctTel de cette initiative de Louis-NspoléiHi, qui donne un chef au parti de l'ordre. — Première viilaire du président aur l'Aateniblée. — Enioi de H. de Lessepa à Rome. — Sea Insiraclions. — Son entrée à Home. — Armistice. — Premier projet d'arrangement. — Second projet repoussé par ie« (rïumtirs. — Impatience de l'armée. — Conseil de guerre où l'on rtédde de ne pas accorder i N. de Lesaeps In prolongalien d'armiatrce. — Instances du général Vaillant aiiprèa dn général en chef pour qu'il rompe tout ménagement vis-i-vis de cet enioyé. — Chargé d'aller porter lui-même ces conseils à H. de Lesseps, le général Vaillant se rend i Rome sou« le nom du docteur Fiiiat, et avoue, en revenant, qu'au lieu d'avoir gagné ce plénipotentiaire à son opinion il craint d'avoir paru s'être laissé gagner i la sienne. — Lettre entre le général Oudinot et H. de lesseps. — DIusions de ce dernier. — Scène avec Haizini. — Dernière («nlalive de ï. de lesseps, accueillie par la Constituante romaine, repoussée avec indignation par >e général Oudinot. — Conl'érenccs de Gaêle.— La restautioa du Pape est résolue entre N France, l'Espagne^ l'Autriche el (iaples. — La France cherche à se faire autoriser i agir seule. — MM. d'Harcmirl et Rajneval déclarent ne pas a'opposer I l'entrée itu roi de Mnpies dans les États de l'Eglise. — Li nouvelle de notre débarquement à Civila-Veccbia. — Vives réclamations des 'pui^«inces contre la mission de M. de Lesseps.— Nouvelle Asseinblée el nouveau ministère en France. — H. de Corcelle envoyé au camp avec pleins pouvoirs.
— ?ioble résolution d'attaquer la ville par le cAté le plus fort. — Travaui du siège, — Bulletin ridicule et tactique maladroite de Garïbildi. — Assaut sans coup férir dans la nuit du 21 an 32 juin. — Rome n'a pas été bombardée. ~- Prise du bastion n' 8. — La place demande i capituler.
Chap. VL Derniers jours de b République romaine. — Haziini veut continuer. — DifTérends entre Garibaldi et Roaelli. — Nuizini prend parti pour Roselli, — L'Asaemlilée se décide à traiter. — M. de Coroelle repousse (ont projel'de capiluUtion, — La municipalité rond la ville tans conditions. — L'armée franfaiae entre à Rome. — Accueil de la population. — Licenciement et réoi^anisation de l'armée roumaine, qui ne comptait pas moini de dii'uenf mille dnq cents hommes.— Le général de Roslolan gouverneur de Rome.
— Désarmemeat général. — la Constituante et les cercles politiques aonl fermés. — le peuple détruit luimême tes barricades. — Extrême modération de l'autorité francise. — Le consul anglais, M. Freebora. — Lettre du Pape au général Oudinot. — L'autorité légitime du Sninl-Père rétablie. — Enthousiasme des Romains. — DiFTicullés eroissanles i Gaête et à Home, — Commission de trois cardinaui, — tlanîfesle de ce gouvernement provisoire, qui mécontente l'aroiée française. — Le général Oudinot Eupplie le Pape de rentrer dans sa capitale. — Les pfemières mesures prises par la commission provisoire susciientle mécontentement des Romains et dn jrouvemement frantais. — Enibama du général en chef. — Il essay: de retenir la direction de la police, — Conseil de censure créé par les trois cardinani. — Le général Oudinot est rappelé.
Chip. VII. La lettre è Edgard Key. —Il est convenu entre les minislres elle Président qu'elle gérait simplement communiquée au général de Rostolan. — II. Key n H-e la pièce dont il est porteur au général Rostolan, et lui demande, de la part du Président, delà porter i l'ordre du jour de l'armée. — Refus du général,
— Iji lettre est répandue i Rome malgré la défpnse du général en chef. — Consternation des calboliqocs. — ■. de Falloui, éloigné de Paris, se bite d'y revenir. — Noie au Mmiteur. qui déclare que la communication de la letlreavait été purement confidentielle. — Cette note considérée comme un désaveu. — Les insistances continuant auprès du général de Rostolan pour obtenir la publication oflicielle de la lettre i Rome, il envoie sa démission. — Grand service rendu par la fermeté du général de Rostolan. — ERcl produit à Gaéle par la lettre du Président. — Le Xciu propria. — L'amniitie. — l'Assemblée législative et la lettre du Président.
— Rapport de H. Thiers, da 13 octobre. — (h'dre du jour de M. Victor Hngo, approbalil de la lettre du Président, repoussé par WO voii contre 180. — Ce que l'Assemblée a voulu dire au Pape par ce vole. — Pie IX, rassuré, se dispose à revenir 1 Rome. — Le message du M octobre lui fait abandonner ce projet. — Le ministère d'action. — Bruits découpa d'État démentis avec indignation par le ATcRifeur. —Mission de l'arebevâque de Boorges auprès du Saint-Père. — Pie IX se dédJe k ruitrer daa> « capitale.
Pitcts JvsrmciTlvtB.
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m«ME BSTANT ■.'EUMPE; pu H. Paul
S*DiiT, uicieii préiident de II Chambre des dfpn- Ui. Troùième eiUvm, revae et augmentéf. d'un chamtre final tur l'Etat de Itmie et (te l'Europe.
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M. SiniM >fBit signslé let péril) de I 1 mauie qu'elle an " "■ —
qudquu Idias da riKinm à l'iiitialiTe libre al ■ponUnëc du S«iat-Plre, ttf^M qua l«a caocMiioni impotdes » utiifonl JMniJt I» peupleïrtnaierwnljinttwlMTOli; on a lU ca on* Tauleol ceoi qui lu nUnnt et ce qua de-
.i.^.-l ~^ .»i U. r«l. RnllB. Il >\IU1I JlbKiTmnlr.
re la TiolaDce al intniUM la culte de l'imininiié jo
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L'Europe t Anlx laleré le dén en i
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m faites de toalea pirli en publiant m j ajoutam une proia — - dont le> El
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■IKNZI ET ««MB A SON ÉPOQUE ; par
F. PimconDT; Iradalt de ralIcmiDd parH, Léon
Bon*. 1 vol. in-8 3, 00
La f«n«lituticin politique de Rome au moject Age, le dévebppement de id puibunce ponlificate, rorKanisalion du !__. .- .. •. -j|,n|^jp^^ ], fivaiiif
a lierai rapidemei
E» Cimillea, les
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«illJEBIIE8BTBËVOI.irn*N8 B1TAUE
en 1M8 et 1840 ; par le comte Edouard Lvmuiski.
1 »ol. ia-B 5, 00
». le comte Edouard Lubiendii a retracé dans as liiie
UireeM^rk»!
fi"al'd"''l^Sîfu?
lie dans le) Etait de Vli«lia<, lea délaila 1» et lu plus précin; il rapporte leb la république romaine de IMS. Son
u profood i-esjiect el du déToueuicDl
■IS'rOIKE BE L'EKLËVEMEXT ET DE LA CAPTIWITË DE PIE Tl; pr H. l'abbé Bilhuiari; traduite de l'italien, elaugmenlée d'un Viécit bjslorique de» XSl premières années du poiitiDcBl ; par H. l'abbé de li CoitttmE. 1
in-8..
L'ITAUE CONTEBIPeBAlKE au Iribunil de rilialoire el du droit, par Al. PsBiuvLr-HiT-