‹ L'abolition de l'esclavage (volume 4)Chapitre 6 sur 56 · ÉTATS A E8C3.AVE · texte numérisé non relu

ÉTATS A E8C3.AVE

Foin

Lm

Sucre d'érahle

Beurre et fromage

Cire et mie)

Sucre de canne

Riz.

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RTATS'UMS U'AMËlUtJUb;.

MtTÉflE.NCt: TOTALE HE PDII>S tT Ut VailitlH.

Étais libres. . . 28,818,064,902 lim* valant : ai4,42'2,523 dollars États i esclaves. 4,358,310,(161 — — 155,255,415 —

ÉtaU libres 566.132,426 dollar».

États a esclaves 463,150,482 —

UirTérence en faveur des États libres. . 105,981,744 —

Ainsi, en résumé, bien loin que le Sud fournisse plus de produits agricoles que le Nord, la valeur totale des produits du Nord l'emporte de plus de 100 millions de dollars sur la valeur totale des produits du Sud.

Excepté lecoto", sa principale richesse, le sucre de canïwetle ris, que le Sud produit seul, le hlé de Turquie, \es fèves et pois, le chantre, le lin, le tabac et la cire, que le Sud produit en quantité supérieure, pour tout le reste, le Nord a l'avantage. Le Sud a le coton, qui est le pain des machines, mais le Nord a le blé, qui est le pain des hommes.

On remarquera même que la quantité de foin produite par les Ëtats libres est à elle seule supérieure à la quantité totaie des produits spéciaux des Étals à esclaves.

Producliou du loin dans les Ëlnls libres : 13,690,982 tonnes,

Qui, à M d. 20, valent 142,138,998 dollars.

Produits ^iauxdu Sud ' 138,605,725d.

2,445,779 balles ï 32,00 78,2M,928d.

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62 l/ËSCLAVAGE.

Le résultat est encore à l'avaiiiage du Nord , si on compare la quantité des produits agricoles par acre de teire :

États lilnres. Étals à esclaves.

Blé 12 boisseaiu par aci'e. 9

Avoine 27 » 17

Riz 18 - • 11

Haïs 31 » 20

Pommes de terre. 125 n 113

A cette dirrërence de produits correspond naturellemcnl une différence énorme de revenus el de valeur capitale des (erres :

l^priété réelle el personnelle. Revenu.

ÉUls libres. . . 4,102,172,lfl8<l. 18,725,211 d.

ÉlaU à esclaves. 3,956,090,737 <. 8,543,715

DilTérettO!. . 1,166,081,571 10,581,496

En 1850, la valeur moyenne de l'acre de terre était :

Dans les États du Nord. ....... 28,07 d.

» Nord-Ouesl .... 11,59

T> Sud 5,34

* Sud-Ouest 6,26

Nous pourrions comparer encore le cliïlfre et la va*

Reporl. . . . 78,264,9'J8 d.

TalHu: l)fê,033,906 livres ï 10 18,503,390

Riï 215,313,497 » i 4 8.612,539

Foin 1,137, 784tonne8à 11,20 12,743,180

Chanvre. . . . 34,673 » à 112,00 3,883,376

Sucredecanne 227,133,000 livres ï 7 16,599,310

Total. . . . 138,605,725d- > Si l'on déduit la valeur des esclaves, soit 1,600,000,000 d., il reste un diO^ence de 2,766,081,371 d

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ÉTATS-UNIS D'ÂHËRIQUË. «3

leur des animaux, la valeur des oiatériels de ferme, etc., et la même disproportion se reproduirait.

11 suffit d'avoir démontré par des preuves variées ;

1* Que la force même agricole du Nord dépasse la force agricole du Sud ;

2* Que si le Sud a des produits spédaux, et par-dessus tout le coton, ces produits sont loin d'avoir l'im porlance qu'on leur assigne;

5" Que le progrès se développe de plus en plus au Nord ; que la disproportion s'accroil de jour en jour dans le Sud ;

4° Que l'infériorité du Sud nuit à la confédération tout entière, dont la prospérité serait doublée si les mêmes progrès se développaient au Sud et au Nord ;

5* Que cette infériorité fait particulièr'emcnl tort à ceux des habitants et des propriétaires du Sud qui n'ont pas d'esclaves, et dont les biens sont dépréciés à cause de ce fléau. Or, ces propriétaires sont nombreux, car on calcule' que, sur 544,926,720 acres qui composent la superflcie des États à esclaves, les propriétaires d'esclaves possèdent 175,024,000 acres,

le gouvernement ..... 40,000,000 les propriétaires sans esclaves. . 531,902,720

Il reste à prouver que cette infériorité croissante est due à l'esclavage.

Or, cela n'est pas douteux, cela n'est pas contestable. On comprend sans preuve que le travail contraint, et sans espoir, produit moins que le travail conduit par

■ Uelper, II, p. 63.

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«4 L'i:sCLAVAGE

rinitialive, aiguillonné par le gain, servi par l'intelli-

genve.

A écouler les témoignages, il esl impossible (le douter que maîtres et esclaves luttent ensemble de paresse, que l'esprit d'entreprise est éteint dans le Sud, que les capitaux ne s'y portent pas plus que les émigrants.

Entin, à juger les faits, on s'assure que l'esclavage dé' truil la prospérité, soit que l'on compare un ËUil à luimême à diverses époques', soit que l'on mette en parallèle deux Ëtats voisins placés dans des conditions semblables de fertilité, de climat, de population. Les chiffres ont parlé; écoulons les témoins, ils ont eu sous

Récolte de 1840. .

Diminution.

hécolle de 1840. .

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