LA BONNE NOUVELLE AUX PAUVRES, POUR GUÉRIR CEUX QUI ONT LE CŒUR BRISÉ
c< 19. Pour annoncer aux captifs leur délivrance (la Vulgate et l'hébreu disent : captivis Uhertaiem et clavsis apertionem), pour renvoyer libres ceux qui sont brisés
« Y. aussi S. Matthieu, vi, 25 et suiv., vii, 25, 26.
sous LEURS FERS, POUR PUBLIER L*ÂNNÉE FAVORABLE DU SEI- GNEUR (selon tous les interprètes, Tannée du Jubilé où lès esclaves étaient libres), et le jour où il se vengera de ses ennemis.
c< 24. C'est aujourd'hui que cette Ecriture que vous venez d'entendre est accomplie. »
Ce texte me paraît décisif. Impossible de soutenir qu'il est figuré; car le v. 18 est certainement sans figure, et le V. 24 ne laisse aucun doute. A.insi pourquoi Notre- Seigneur a-t-il été envoyé ? Four annoncer aux captifs leur délivrance y renvoyer libres ceux qui sont brisés sous leurs fers et publier le Jubilé qui affranchit les esclaves? On n'a pas, selon moi, assez remarqué, d'autre part, combien Notre-Seigneur se sert souvent du mot esclave^ dans un sens assurément bien nouveau. Lui qui était venu, prenanl la forme d'un esclave, formam servi accipiens\ et devait mourir du supplice des esclaves, et emmener captive la captivité, cavtivam duxit captivitatem^^ il transfigure ce mot : servus devient le nom de ceux qui se donnent à Dieu, servi Dei ; la sainte Vierge l'emploie la première : Ecce ancilla Domini. Bien plus, ce mot exprime le devoir de ceux qui commandent :
« Matth., XX, 27 ... Que celui qui voudra être le premier d'entre vous soit votre esclave.
Matth., X, 24 ... c( Le disciple n'est point au-dessus du maître, ni Vesclave au-dessus de son seigneur.
c( C'est assez au disciple d'être comme son maître et à r esclave d'être comme son seigneur.
»S.Paul, Phnip.,11, 5.
* OIBce du dimanche dans rOctave de TÂscension.
382 LE CHAISTIANISHE
Saint Luc, XII, 37. « Heureux ces esclaves que le maître à son arrivée trouvera veillants ! Je vous dis en vérité que s'étant ceint, il les fera mettre à table et qiCilira et viendra pour les servir. r>
Ce mot transfiguré passe dans la langue de la foi et de l'honneur. On lit sur les lombes des chrétiens : «Ingenuus natu, servus autem Chriài. » On lit sur Técusson des chevaliers : « Je sers. » La race abandonnée des serviteurs forcés sera affranchie. La grande famille des serviteurs volontaires de la charité va paraître sur la terre.
Mais cessons de chercher avec une minutie un peu trop étroite des textes où figure le mot esclave. C'est l'Évangile tout entier qu'il faut lire. J'ai horreur de ceux qui le divisent, de ceux qui, attentifs à répéter aux hommes ce qu'il leur ôte, ne leur redisent jamais tout ce qu'il leur apporte, parlent de soumission, jamais de liberté; de crainte, jamais d'amour; de pénitence, jamais d'allégresse. J'aime l'Évangile tout entier, et je ne sépare pas ses rigueurs de ses tendresses.
Suivons donc Jésus sur cette montagne bénie d'où sonl tombées ces paroles adorables et étonnantes : « Heureux les pauvres ! Heureux ceux qui pleurent ! Malheur à vous, riches! » Prêtons une oreille attentive à ces suaves paroles que le Maître, après de justes reproches à sa patrie, adresse au reste des hommes :
« Venez à moi, vous tous qui travaillez et qui êtes chargés, et je vous soulagerai. » (Matth., xi, 28).
Écoutons en tremblant la sentence du jugement dernier : « . . . J'étais captif et vous êtes venu à moi. . . . Autant de fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits d'entre
ET L'ESCUVAGE. 383
mes frères, c'est à moi-même que vous Tavez fait. » {Matlh.,xxv, 54, 40).
Reeueillons de Ja bouche même du Roi du monde cette doctrine nouvelle de T autorité sur la terre :
Matthieu xx^ 26 :« Que celui qui voudra devenir grand parmi vous soit votre serviteur.
ce 28. Le Fils dé THomme n'est pas venu pour être servi,' mais pour servir » {Ibid.; Saint Marc, x, 42-45.)
Lue, xxii, 25, 26 et
« 27. Lequel est le plus grand de celui qui est à table ou de celui qui sert? n'est-ce pas celui qui est à lable? Et néanmoins je suis au milieu de vous comme celui qui sert. »
Matthieu, xxiii, 8 : «Qu'on ne vous appelle point maîtres*, parce que vous n'avez qu'un seul maître^ qui est le Christ, et mus êtes tous frères.
« 41. Celui qui est le plus grand parmi vous sera votre serviteuré
c< 23. Malheur à vous, hypocrites, qui payez la dîme après avoir abandonné cequ'ii y a de plus important dans la loi, c'est-à-dire la justice, la miséricorde et la bonne foil C étaient là les choses qu'il fallait pratiquer sans omettre les autres. »
Souvenons-nous de toutes ces divines et fortes paroles qui ont fondé la dignité et la liberté morale de la conscience humaine, préparé l'homme nouveau et la société moderne, réhabilité le travail et la pauvreté, condamné
^ Qu^on ne dise point que maître signifie docteur» car ce sens vient à son tour dans le verset suiv., 8 : « Qu'on ne vous appelle point docteurSy car vous n'avez qu'un seul docteur qui est le Christ.
584 LE CHRlSTlAHiSME
Foisiveté, la capidiié, la eolère, oommoniqaé un accenl incoDDQ au mol justice, plus souvent répété dans l'Évangile que le mot même de charilé, enfin donné pour la première fois un sens vrai au nom de frères, jusque-Jà dérision et moquerie, car la fraternité n*élait, selon la forte expression d*une femme, que le roman du genre humain , le fratricide en était Fhistoire. L'homme est égal à rhomme; le travail est noble, il est le devoir de tous; ces deux idées de plus dans le monde sont la condamnation et la fin de l'esclavage.
Puis, achevons et résumons en lisant au maître d'esclaves ces sentences suprêmes, colonnes de la morale :
« Vous adorerez le Seigneur votre Dieu, et vous ne servirez que lui seul.
c( Traitez les hommes de la même manière que vous voudriez vous-même quils rows iraitass&iit. » (Saint Luc, VI, 51.)
c( Faites aux hommes ce que vous désirez qu'ils vous fassent*; car c'est là la loi et les prophètes. (Matth., vu, 12.)
a Aimez le prochain comme vous-même. »
Je défie le planteur le plus insensible d'aller, aussitôt après avoir entendu ces paroles, d'aller au marché acheter des esclaves, et je défie le critique le plus résolu de soutenir, après les avoir lues, que l'Évangile ne condamne pas l'esclavage.
Après le maître, écoutons les disciples.
' On a osé plaisanter sur ce divin commandement. Le mendiant peut dire au roi : « Donnez-moi la couronne, car vous la désireriez à ma place. — On oublie cot autre commandement : Vous ne désirerez rien d'injuste. Mais désirer ètro libre, n'est-ce pas justice?
ET LKSCLAVAGi:. 585
LES ACTES DES APOTflES ET LCS EPURES.
On sait que les Actes des Apôtres, écrits par saint Luc, présentent le tableau de TÉglise primitive. Y est-il question des esclaves*? pas une seule fois. On y voit que les princes des apôtres travaillaient de leurs mains ; on n*y lit pas qu'ils se fissent servir par des esclaves.
Prétendra-t-on que les apôtres et les premiers chrétiens pratiquaient le communisme, et qu'ils ne peuvent parler d'esclaves, puisqu'ils n'admettaient pas la propriété privée?
C'est là, pour le dire en passant, une absurdité gratuite, très-souvent répétée à cause de ce texte :
Act., ch. IV, 32. — La multitude de ceux qui croyaient n'avaient qu un cœur et qu'une âme : et nid ne considérait ce qu'il possédait comme étant à lui en particulier j mais toutes choses étaient communes entre eux.
Mais les versets suivants démontrent manifestement que les croyants vivaient ainsi pour pratiquer la
* On lit seulement que Paul et Silas, étant à Philippe, colonie romaine, rencontrèrent une esclave qui, possédée du démon, rapportait beaucoup à ses maitrespar ses divinations; or, sans souci du profit des maîtres, les Apôtres chassèrent Tesprit qui possédait cette femme, et les maîtres, privés de leur gain, firent prendre, emprisonner et fouetter \e'< Apôtres. (Actes, xxi» 16-23.)
if. 25*
charité, nullement pour pratiquer le communisme. En
effet :
34. Il n'y avîiit aucun pauvre parmi eux, parce que tous ceux qui possédaient quelques fonds de terre ou des maisons les vendaient et en apportaient le prix,
35. Qu'ils mettaienl aux pieds des apôtres, et on le distribuait ainsi à chacun selon qu il en avait besoin.
Les versets 56, 37, nous montrent Barnabe donnant cet exemple, puis, au chap. v, 1-12, nous voyons Ananie et Saphire frappés de mort, pourquoi î non parce qu'ils n'ont pas apporté leurs biens en commun, mais parce qu'ils ont menti, déclarant les donner, tandis qu'ils en retenaient une partie. En effet, saint Pierre dit à Ânanie :
3 Comment Satan a-t-il tenté votre cœur, pour vous porter
à mentir au Saint-Esprit et à détourner une partie du prix de ce fonds déterre?
4. Ne demeurait-il pas toujours à vous y si vous V aviez voulu gar^ der? Et même après V avoir vendu j le prix n* en était-il pas encm^e à vous?... Ce n est pas aux hommes que vous avez menti, mais à Dieu.
Ces textes consacrent donc parfaitement le droit de propriété privée, bien loin de l'abolir, et le silence des apôtres sur la propriété des esclaves ne peut être attribué à leur prétendue opinion sur le droit de propriété en lui-même.
Aucun trait, aucun mot, aucun détail qui ne révèle, dans les apôtres et dans les premiers fldèles, la conviction la plus pure et la plus pratique de la fraternité des hommes, si nettement professée par saint
Paul devant l'Aréopage (Actes, xxn, 23, 26). « Ce DîeiS^ï^^ que vous adorez sans le connaître c'est celui que je vous annonce. .. c'est lui qui a fait naître d^un seul sang toutes les nations des hommes pour habiter toute la terre, dans le temps et avec les bornes qu'il a déterminés. » On sait d'ailleurs qu'un esclave, pour être admis au sacerdoce, devait être mis en liberté; l'esclave Onésyme fut affranchi avant d'être diacre, puis il devint évêque, bien qu'ancien esclave.
Les Épîtres furent composées, soit pour développer aux fidèles les règles de la foi et de la morale, soit pour résister aux premiers mouvements qui les portaient vers l'agitation ou vers l'erreur. Les recommandations que contiennent les Épîtres dénotent donc les points où l'autorité de l'Église était déjà obligée de se manifester, et les conseils de patience donnés aux esclaves peuvent prouver que la loi nouvelle les inclinait à l'impatience d'un joug dont ils sentaient mieux l'injuslice.
Mais, quoi qu'il en soit, ces conseils sont positifs. Il est nécessaire de les analyser, et d'abord de les connaître.
Tous les textes de saint Paul et de saint Pierre qui parlent des esclaves peuvent être divisés en deux catégories : les uns enseignent avec énergie le devoir du travail et de l'égalité des hommes; les autres recommandent aux esclaves la soumission, aux maîtres la bonté et la justice.
En général, on ne cite ces textes que par extrait, et on ne les cite pas tous. J'ai pris à tâche de les rechercher avec le plus grand soin, et je demande la liberté de reproduire en entier ces vénérables articles de la charte de l'égalité chrétienne.
Je suivrai, pour les textes de saint Paul, Tordre chronologique tel que l'indique dom Cal met :
i"* ÉpUre aux ThessalonidenSy an 52 de Jésus-Christ :
Ch. IV, 10, U . Je vous exhorte à travailler de vos propres mains, ainsi que nous vous l'avons ordonné... AGn que vous vous mettiez en état de n'avoir besoin de personne.
//"• Épître :
Cii. m, 10. Celui qui ne veut point travailler ne doit pas manger.
\ i . Nous apprenons qu'il y a parmi vous quelques gens inquiets qui ne travaillent point...
42. Nous ordonnons à ces personnes et nous les conjurons par Notre-Seigneur Jésus-Christ de manger leur pain en travaillant en silence.
* Épître aux Galates^ an 55 de Jésus-Christ :
Ch. III, 28. U n*y a plus maintenant ni de juif ni de gentil, ni d'esclave ni de libre, ni d'homme ni de femme, mais vous n'êtes tous qu'un en Jésus-Christ ^
Ch. IV, 7. Aucun de vous n'est maintenant serviteur, mais enfant.
31. No.is ne sommes point les enfants de la servante, mais de la lémme libre, et c'est Jésus-Christ qui nous a acquis cette liberté.
Cir. V, 15. Mes frères, vous êtes appelés à un état de liberté ; ayez soin seulement que celte liberté ne vous serve pas d'occasion pour vivre selon la chair, mais assujettissez vous les uns aux autres par une diarilé spirituelle.
14. Car toute la loi est renfermée dans ce seul précepte : vous aimerez votre prochain comme vous-même.
' Les Juifs regardaient avec une hauteur dédaigneuse tous ceux qui n*étaient pas Juifs; les Grecs ceux qui ii*étaient pas Grecs; ils les estimaient esclaves par nature et d'une race inférieure L'intelligence de cette parole
de S. Paul suppose la connaissance du sentiment d'Aristole (Mœlher,ch.ni).
15. Que si TOUS vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde que vous ne vous consumiez les uns les autres.
r^ Épître aux Corinthiens ^ an 56 de Jésus-Christ :
Gh. VII, 20. Que chacun demeure dans l'état où jl était quand Dieu Ta appelé.
21. Avez-vous été appelé à la foi étant esclave? Ne poilez point cet état avec peine, mais plutôt faites-en un bon usage, quand même vous pourriez devenir libre*.
22. Car celui qui, étant esclave, est appelé au service du Seigneur, devient affranchi du Seigneur, et de même celui qui est appelé, étant libre, devient esclave de Jésus-Christ.
25. Vous avez été achetés d'un grand prix ; ne vous rendez pas esclaves des hommes.
55. Je vous dis tout ceci pour votre avantage, non pour vous tendre un piège, mais pour vous porter seulement à ce qui est de plus saint et vous donner le moyen de prier Dieu sans empêchement.
Ch. XII, 15. Nous avons tous été baptisés dans le même esprit, pour n'être tous ensemble qu'un même corps, soit juifs ou gentils, soit esclaves ou libres. Et nous avons tous reçu un même breuvage pour n'être qu'un même esprit.
14. De même le corps n'est pas un seul membre, mais plusieurs.
22. Or, les membres du corps qui paraissent les plus faibles sont les plus nécessaires.
25. Nous entourons même de plus d'honneur les parties du corps qui paraissent les moins honorables.
27. Or vous êtes le corps de Jésus-Christ et les membres les uns des autres.
Il"* ÉpUre OMX Corinthiens :
* Peut-on comprendre que M. de Cassagnac traduise ainsi ce texte remarquable : Si tu peux avoir ta libei'té, re$le (T autant plus en servitude.
Ch. xr, 20. Vous souffrez qu'on vous réduise en servitude, qu'on vous dévore, qu'on vous dépouille, qu ou vous abaisse, qu'on vous frappe à la face.
Epître aux Romains^ an de Jésus-Christ, 58 : Ch. II, h. Dieu ne fait point acception de personnes. On peut ajouter même Épttre :
Ch. VI, 16. Ne savez-vous pas que, de qui que ce soit que vous vous soyez rend us esclaves pour lui obéir, tous demeurez esclaves de cdui à qui tous obéissez, soit du péché pour y trouver la mort, soit de Tobéissance pour y trouver la justice?
18. Affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice.
21. Quel fruit tiriez-vous alors de ce dont vous rougissez maintenant?. . .
23. Hais à présent que vous êtes affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, le fruit de cet esclavage est votre sanctification, et la vie étemelle en sera la fin.
23. Car le salaire du péché est la mort, mais le don de Dieu à ses serviteurs est la vie éternelle par Jésus-Christ Notre Seigneur.
Dans tout ce passage, saint Paul s'adresse aux Romains qui pratiquaient Tesclavage, et il parle par figure de Tassujettissement au péché ou à la justice. Mais qui donc trouvera dans ces paroles une consécration de Tesclavage? Que l'on melte partout le mot : serviteur à la place du mot : esclave^ et le sens reste le même. Bien plus, qu'on serre les mots de près, et Ton remarquera : V Qu'il s'agit d'un assujettissement volontaire; T qu'on peut s'en affranchir; 3° qu'il comporte un salaire. Or, l'esclavage n'est pas volontaire, n'a pas de lerme, n'est pas salarié. Donc la figure même dont se sert saint Paul ne peut s'entendre que du service proprement dit.
MêmeEpître :
Ch. xiy, 1. Demeurez unis avec celui qui est faible dans la foi, sans contester avec lui sur ses sentiments.
4. Qui êtes-vous pour juger le serviteur d*autrui? C'est à son maître à voir s'il demeure ferme ou s'il tombe ; mais il demeurera ferme parce que Dieu est puissant pour l'affranchir.
Il est trop évident que le maître ici, c'est Dieu, et que le serviteur n'est par conséquent pas un esclave. C'est encore une allusion* aux mœurs des Romains.
Toutes les autres Épîtres aux Églises sont de la même année de Jésus-Christ, 62.
Epître aiix Ephésiens^ an de Jésus-Christ^ 62 :
Ch. VI, 5. Vous, serviteurs, obéissez à ceux qui sont vos maîtres selon la chair, avec crainte et avec respect, dans la simplicité de votre cœur, comme à Jésus-Christ même.
6. Ne les servez pas seulement lorsqu'ils ont l'œil sur vous, comme si vous ne pensiez qu'à plaire aux hommes; mais faites de bon cœur la volonté de Dieu, comme étant serviteurs de Jésus-Christ.
7. Et servez-les avec affection, regardant en eux le Seigneur, et non les hommes.
8. Sachant que chacun recevra du Seigneur la récompense du bien qu'il aura fait, soit qu'il soit esclave, ou qu'il soit libre.
9. Et vous, maîtres, témoignez de même de l'affection à vos serviteurs, ne les traitant point avec rudesse et avec menace, sachant que vous avez les mis et les autres un maître commun dans le ciel, qui n'aura point d'égards à la condition des personnes.
C'est la lin de cette belle et tendre Épitre dont le chapitre lY commence par ces sublimes paroles :
Gh. IV, 1. Je vous conjure donc, moi qui suis daiis les chaînes pour le Seigneur, de vous conduire d*une manière qui soit digne de Tétai auquel vous avez été appelés.