‹ L'abstraction et son rôle dans l'éducation intellectuelle: étude deChapitre 9 sur 10 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Thérédité et la capacité naturelle d'attention ; — mais laction de ces causes peut être singulièrement aidée ou modifiée par Téducation ;

Aussi, — eu égard aux précieux avantages que Tabstraction procure à Imtelligence, — 1 éducateur doit-il s'appliquer à en rendre capables dans la plus large mesure possible les esprits qui lui sont confiés;

Pour obtenir ce résultat, il n'a qu'à mettre à profit les divers exercices scolaires. Tous, — bien compris et bien conduits, — lui fourniront Toccasion d'instruire les enfants à n'être pas esclaves de leurs sens, à savoir découvrir les idées et les lois sous l'amas des irnages et des faits, en même temps qu'à donner toujours une valeur précise aux signes dont ils useront pour traduire leur pensée.

Sa tâche ainsi entendue, Téducateur ne pourra que former des esprits réfléchis, nets, droits et par conséquent vraiment libres.

Préface.

Chapitre I. — Psychologie de V abstraction, — Modes inférieurs de l'abstraction : — l© abstraction des sens ; — 2<* images abstraites individuelles ; — 3<* images abstraites générales. — Ils constituent ce qu'on peut appeler l'abstraction passive. — L'abstraction active : elle est un pouvoir de dissociation et de réduction des images. — Antériorité de ce pouvoir sur le langage. — Comment toutefois le langage est indispensable à son développement. -- Divers degrés dans Tabstraction active : ils sont marqués par un effacement progressif de Timage et une prépondérance de plus en plus grande du mot. — Preuves tirées de la formation des idées de qualités, de substances, de quantité, de rapports. — Vérification par des exemples pris dans l'évolution du langage, de récriture et des signes, dans révolution des sciences, et dans celle des conceptions philosophiques et des croyances religieuses. •

Chapitre IL — Diversité des esprits dans l'aptitude à abstraire. - Confirmation nouvelle des résultats

obtenus par l'analyse précédente. — Absence presque totale (fabstraction chez les animaux inférieurs : leurs actes sont généralement déterminés par les images ; — exemple. — Toute modification dans les instincts suppose un certain pouvoir d'abstraire.

— Manifestations diverses de ce pouvoir chez les vertébrés : — intelligence des mécanismes ; — idée du nombre ; — idée de dureté et de poids ; — exemples. — L'abstraction chez Tliomme primitif,

— chez le sauvage, — chez Tenfant ; — exemples.

— L'abstraction chez Thomme adulte civilisé. — Différences que présentent sous ce rapport les peuples anciens et les peuples modernes, — la classe inculte et la classe cultivée ; — exemples. -- Variété semblable dans la classe cultivée elle-même : Pascal, Ampère, Newton, J.-J. Rousseau. — Esprits concrets et esprits abstraits ; — Victor Hugo et Stuart Mill ;

— Shakespeare et Racine. — L'aptitude plus ou moins grande à abstraire, cause efficace de la diversité des esprits 35

Chapitre III. — Causes qui développent ou déter» minent plus ou moins Vaptitude à abstraire, — i^ V hérédité; — preuves physiologiques et psychologiques de son action : accroissement continu du cerveau ; — différence entre les esprits d'une époque à une autre ; — exemples. — 2® La puissance naturelle à*attention ; — comment elle varie suivant le degré de civilisation ; — exemples ; — - son influence sur la facilité à comprendre et surtout à retenir les vérités abstraites. — 3^ Véducation ; — ses effets :

— elle augmente la portée de l'intelligence ; — elle en spécialise l'application ; — elle accroît aussi la puissance d'attention 73

Chapitre IV. — Rôle de V abstraction dans la culture intellectuelle. — Sans l'abstraction la pensée n'existerait pas. —Paresse d'intelligence de l'homme inculte. — 11 est sans cesse le jouet de son imagi-

nation. — La lucidité et la quiétude que la science procure à l'esprit lui font défaut. — Exemples. — Caractère opposé des intelligences élevées. — Secours que fournit Tabstraction à la mémoire : — elle la soulage ; — elle la rend moins fugitive. — L'abstraction est pour l'esprit un moyen efficace d'éviter l'erreur : — - dans la spéculation ; — dans la pratique 93

Chapitre V. — Moyens propres à développer la eupacité d'abstraction. — Vrai sens de la méthode dite intuitive. — Elle doit être une préparation à l'enseignement réfléchi. — L'abstraction répugne-t-elle à l'enfant ? — Elle lui procure un double plaisir : i^ par la découverte de l'identité dans la diversité;

— 2^ par la délivrance d'un fardeau intellectuel. — A quel moment on doit instruire l'enfant à abstraire.

— Précaution à prendre : exclure l'émotion. — Moyens généraux propres à faciliter chez l'enfant l'intelligence de l'abstrait et du général : i^ conformément à la marche suivie par la nature, lui faire isoler par la pensée les qualités diverses des objets ;

— 2° accumuler les exemples, en choisissant tout d'abord ceux qui présentent le plus de ressemblances; — 3<» graduer les abstractions. — Comment l'enfant peut être exercé à dégager l'idée de l'image, la loi du fait ; secours spéciaux que prêtent ici à l'éducateur : i^ la méthode d'interrogation ; — 20 l'explication des fables, — ou des maximes proverbiales ; — 3^ l'enseignement de la grammaire, — de l'histoire, — de la géographie ; — 4^ le calcul mental. — Nécessité de prémunir l'enfant contre la réalisation et contre Yabus des abstractions, ainsi

que contre l'emploi des généralités 407

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