‹ L'Académie de France à RomeChapitre 101 sur 119 · Logé à l'Académie · texte numérisé non relu

Logé à l'Académie

302 l'académie de France a home.

pape. Je verrai demain M. le vice-gérant pour le prier de ne point faire afficher à la porte de l'église les noms des pensionnaires, pour l'honneur de l'Académie, et j'espère qu'il me fera cette grâce '.

17 février 17G8.

J'ay reçu par le dernier courier la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire au sujet des mesures et détails de la bihliothèque de la Mine.rve, que vous désirez avoir. J'en ai chargé sur le champ le s1 Hurtier, architecte pensionnaire 2 et fort entendu dans son art, lequel j'ay conduit à la Minerve, et l'ay fait connoitre à un des bibliothécaires qui luy procurera tous les moyens d'exécuter ce que les notes contiennent...

1 . Telle est l'origine du scandaleux procès intenté à Natoire par l'architecte Adrien Mouton, procès qui tient plus de place dans les archives que dans l'histoire, et dont il a été question plus haut. x\fouton avait déjà fait parler de lui auparavant : il avait insulté un professeur de l'école de Paris; envoyé à Rome en 1765, il avait mis cinq mois à faire la route, et tout le monde le croyait perdu. Natoire se plaignait, le 2 avril 1760, d'être sans nouvelles de ce « silencieux personnage, » épithète qu'il ne lui eût certes pas appliquée plus tard. Ce jeune turbulent, né à Versailles, avait été élève de Brebion. Il fut, comme l'on sait, renvoyé alors de l'Académie : durant l'année qui lui restait à faire, sa place fut occupée par Lagrenée, le cadet, qui était externe depuis deux ans. (Lettre du 1G octobre 1767.)

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