V. P. Clément. V
N'OTIGK HISTORIQUE. 17
reçoit annuellement 3,000 livres pour sa pension, 000 pour l'entretien de chaque élève (au lieu de 300 accordées primitivement), environ 700 pour le traitement des professeurs de mathématiques et d'anatomie ; 200 livres de viatique sont accordées à l'artiste qui revient en France après avoir rempli convenablement ses devoirs1, et, depuis son arrivée jusqu'à son départ, on lui fournit les couleurs, vernis, marbres, terres et autres objets nécessaires à ses travaux. Avec les frais de modèles, de nourriture, de domestiques (deux valets, un cuisinier, un suisse à la livrée du roi), et tous les accessoires, la dépense annuelle monte à peu près à 18,000 livres2; mais il faut dire que l'Académie ne compte, en ce moment, que huit pensionnaires, et que cette somme, relativement trèsmodique, s'élèvera bientôt après au double, malgré de nouvelles réductions du personnel. Quand Errard et Colbert n'y seront plus, les embarras d'argent deviendront, pour leur œuvre, une cause fréquente de dépérissement.
De 1676 à 1683, Errard fit faire les quatre
1. Cette gratification, réduite pendant quelque temps à 180 ou même à 150 livres, fut portée à 300 en 1750.