Une prolongation de séjour d'une année à l'Académie
dans peu à Paris. Il a plu ici, et on Fa vu partir avec regret. Il s'est fait une manière, en copiant certains tableaux que je lui ai procurés, qui ne déplaira pas; elle aura au moins la grâce de la nouveauté. 11 a pris une femme ici, qu'il emmène avec lui ; elle est d'une honnête famille. Beaucoup de gens applaudissent à ce mariage : même, me trouvant ces jours passés dans la bibliothèque de Sa Sainteté, j'y rencontrai le cardinal Guadagne, qui m'en parla fort avantageusement.
6 janvier 1735.
Le 3 de ce mois, partit de Rome le sr Ronchi. Il se pressa de s'en aller parce que je lui annonçai qu'il n'étoitplus pensionnaire, car sans cela il y seroit encore. Il est vrai qu'il ne paya rien pour les trois jours qu'il y resta de plus. Il a de la protection; ce n'est pas par sa peinture qu'il la mérite. D'ailleurs, c'est un fort bon garçon, de bonne famille, et sa mère est d'une des premières familles d'Irlande. Il est parti, et je ne crois pas qu'il retourne en France. J'ai appris depuis peu que M. l'ambassadeur doit encore écrire en faveur de Subleiras; il fait à présent du portrait et a un peu de vogue1. Nos françois l'emportent sur les italiens, et surtout pour le portrait...
Je viens de finir un morceau où il y a beaucoup d'ouvrage. Si je n'ai pas réussi comme je le souhaite-