Jean-Jacques Durameau, né en 1733, entré le 28 mai
2. Jean-Bernard Restout, né en 1732, arrivé le 8 décembre 1761 ; peintre moins habile que son père, et qui se jeta plus tard dans la politique révolutionnaire.
fourni lorsque je touchay cette somme ; c'est ce que je feray incessamment, affin que cet article ne souffre plus d'équivoque1... Les srs Durameau et Restou se portent beaucoup mieux. Cependant le premier a plus de peine à se remettre : le médecin luy a conseillé de monter à cheval pendant quelque tems. Ils vont se remettre bientôt à leurs copies de Saint-Silvestre.
22 février 1763.
11 y a quelque teins que l'on parle de l'aire le tombeau du pape deffunt dans l'église de Saint-Pierre : il y a deux cardinaux qui président à ce monument. Le s' Lebrun, sculpteur pensionnaire, désirant s'arretter plus que son tems à Rome 2, a fait des démarches pour
l.«Le 19 novembre 1760, sur l'exercice 1757, il a été ordonné 8,000 livres à M. Natoire pour le payement d'un mémoire de deux tableaux destinés pour la manufacture des Gobelins, représentant l'un l'Entrevue de Cléopdtre et de Marc-Antoine, et l'autre le Repas de Cléopâtre donné à Marc- Antoine. On a obmis de déduire sur ce mémoire un à-compte de 1,200 livres ordonné à M. Natoire le 3 octobre 1742, sur l'exercice de la dite année.. . Il pourra porter ces 1,200 livres en recette sur son premier compte, ou, s'il l'aime mieux, on les déduira sur ce qui lui est dû de sa pension de 600 livres. » (Note envoyée à Rome avec le compte du premier quartier de 1762).
2. Lebrun, élève de Pigalle et pensionnaire depuis 1759, avait d'abord dû, au contraire, partir avant ses trois ans, pour raison de santé, et le reste de son temps devait être fait par un neveu
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avoir une figure de ce tombeau, parce qu'où a envie de partager cette ouvrage entre différents sculpteurs. On le flatte qu'il pouroit bien être du nombre ; et comme il me parle souvent de cette haute ambition, dont il ne voit que le beau, je luy en fais sentir les difficultés et les peines, d'autant plus que je le crois fort neuf à travailler le marbre. Du reste, il a du talent à modeller, et son esquisse à ce sujet a du méritte... Je serois charmé qu'il pût se faire honneur dans cette entreprise dès que vous luy en donneriez la permission.
14 septembre 1763. Votre dernière m'annonce que vous envoyez à Rome le
de son maître, nommé aussi Pigalle, qui était déjà logé à l'Académie. L'oncle avait demandé cette faveur exceptionnelle dans une lettre où il s'exprime ainsi : a Comme j'ay toujours été content de Lebrun, j'ay écrit à M. Natoire de ne le laisser manquer de rien pour se soigner. Cependant, si Lebrun persiste à vouloir revenir à Paris, dans ce cas je vous prierai de vouloir bien m'accorder que mon neveu Pigalle achève de remplir à sa place environ dix-huit mois qui restent à Lebrun pour finir son tems. . . Je sçai, Monsieur, que ce n'est pas une petite grâce que je vous suplie de m'accorder : mais je suis enhardy à vous la demander, tant par les bontés dont vous m'avez toujours honoré que parce que je suis chargé d'une très nombreuse famille et que mes facultés ne me permettent pas de faire pour elle ce que je désirerois. — Paris, 31 juillet 1761. » La demande fut accueillie; mais Lebrun se remit et ne partit pas.
CORRESPONDANCE DES DIRECTEURS. v291
sr Sané en qualité de pensionnaire : j'exécuteray vos ordres avec grand plaisir pour ce jeune artiste, dont j'entend dire du bien, et je seray charmé de pouvoir contribuer en quelque chose à son avancement. Voilà les s,s Chapitel et Le Roy { qui se disposent à faire place à ceux qui doivent les remplacer : ils iront bientôt passer quelques jours à Naples. pour ne point partir de ce pays-cy sans voir cette capitale. J'ai veu ces jours passés des études du sr Poussin2 qui m'ont fait plaisir: je crois que cela fera un bon sujet. Le s1' Tarraval fait actuellement le portrait de M. Digne et de sa femme, très bien historié, dans la même toille.
20 octobre 1703.
Il est arrivé icy à l'Académie, le 20 du courant, deux pensionnaires : l'un est le s1' Pair, architecte3, et l'autre est le sr Gilbert4, musicien, à qui vous accordez la place de pensionnaire pour quelque tems. Je crois qu'il sera le premier de son genre qui ait joui de cet avantage. Il me paroit avoir déjà de l'habilleté; avec la douceur decarac-