‹ L'Academie des sciences et les ecademiciens de 1666 a 1793Chapitre 123 sur 136 · II AU Y · texte numérisé non relu

II AU Y

obscur, devenait tout à coup leur égal par la gloire comme il l'était par l'esprit d'invention , et le collège du cardinal Lemoine les vit plus d'une fois réunis autour du modeste régent de seconde qui, humblement confus de captiver et d'étonner de tels génies, leur démontrait dans les suites d'un seul principe toutes les richesses et toutes les harmonies de la géométrie des cristaux.

Eîaûy, de même que Lavoisier, eut à soutenir plus d'une controverse. On l'accusa d'avoir fait revivre une théorie ancienne et justement délaissée. Rome de Lisle, le plus célèbre alors des minéralogistes, et peut-ôlre le seul savant français réellement considérable au xviii'" siècle qui n'ait pas appartenu à l'Académie, appelait plaisamment la théorie nouvelle l'hérésie des cristalloclastes. « Mais heureusement, dit Guvier, nous ne connaissons d'hérétiques dans la science que ceux qui ne veulent pas suivre les progrès de leur siècle; et ce sont aujourd'hui Rome de Lisle et ceux qui lui ont succédé dans leur petite jalousie qu'atteint avec justice cette qualification. »

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