‹ L'Acétylarsan dans le traitement de la syphilis nerveuseChapitre 10 sur 49 · D D LUE · texte numérisé non relu

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arsenicaux organiques que comme de simples adjuvants du traitement mereuriel dont ils pouvaient, en cas de besoin, remplacer l’action spécifique.

Il faut attendre la découverte du Treponema pallhidum de Schaudinn, en 1903, pour voir apparaître la notion d’une action parasiticide de larsenic. De lhypothèse que le tréponème avait une certaine analogie avec le trypanosome, la syphilis avec Ja dourine, vint l’idée d’utiliser dans la syphilis les préparations arsenicales dont l’action sur les trypanosomiases et la dourine étaient bien connues. C’est, en somme, la chimiothérapie des trypanosomiases qui a ouvert la porte à l’arsenothérapie de la syphilis. En 1903, Laveran essayait l'acide arsénieux sur les petits animaux de laboratoire. Sa trop grande toxicité et son action thérapeutique trop courte furent cause d'insuccès. Mais un progrès radical fut accomnli, quand on fit appel aux combinaisons arsenicales organiques.

La première préparation qui fut utilisée, parut, dans le commerce, sous le nom d’atoxvi. Il avait été découvert, en 1863, par Bechamp, de Montpellier, qui lui donna le nom d’arsenanilide. Blumenthal Pexpérimenta, au point de vue de sa toxicité, Ehrlich l’essaya également, mais, voyant qu'il ne détruisait pas les parasites in vitro et constatant, chez l’homme, des troubles visuels allant jusqu'à la cécité complète, l’abandonna en 1903. En 1907 il démontra, avec Bertheim que l’atoxyl avait une composition toute autre que celle qui avait été admise et qu'on devait le considérer comme le sel sodique d’un acide para amino phenylarsinique. Dès lors il se proposa d'obtenir par synthèse des préparations du même ordre, m3:s dont la toxicité fut moindre et le pouvoir thérapeutique supérieur.

RL

Gautier, à ce moment, avait démontré la possibilité de “modifier, par des substitutions, la toxicité des produits organiques arsenicaux. Mouneyrat, en France, Ehrlich, en Allemagne, fabriquèrent synthétiquement et expérimentèrent un grand nombre d’'arsenicaux. Mais, si l’introduction en thérapeutique, par Balzer et Mouneyrat er 4909, de lhectine, constituait un progrès, par le fait de sa moindre toxicité, son emploi était susceptible d’amener: des accidents. Ehrlich, et les chimistes des Usines Meister Lueius et Brüning à Hôchst, en partant de l’atoxyl, préparèrent un grand nombre de produits déri-

vés de l'acide para ämino phénylarsinique.

NH?

Às O* I?

Il arriva, d’abord, à son dérivé acétylé, l’arsacétine

NH°CO CH'

Às O° He

puis à l’acide paraoxymétanitrophénylarsinique, OH

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