‹ L'Acétylarsan dans le traitement de la syphilis nerveuseChapitre 33 sur 49 · OBSERVATION XI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XI

(Due à l’obligeance de M. Ch. Laurent)

, 50 ans, ouvrière.

Soupçonnée atteinte de syphilis en avril 1921, à la suite de l'apparition d'un chancre syphilitique chez son amant.

On ne trouve aucun symptôme de syphilis, mais, dans les antécédents, on note une histoire de roséole récente ; au surplus la réaction de Wassermann est positive.

On fait, en avril 1921, puis en janvier 1922, et enfin en juin 1922, une série incomplète de novarsénobenzol. La malade est indocile, vient irrégulièrement, -et les doses maxima habituelles n'ont jamais été atteintes.

En décembre 1923, on revoit la malade pour des phénomènes très douloureux de la rézion hépatique ; ils durent depuis plusieurs mois et ont été interprétés comme des phénomènes de coliques hépatiques. Les douleurs sont devenues telles, que la malade a dû avoir recours aux injections de morphine plusieurs nuits consécutives.

Devant l'absence totale de fièvre, et surtout en raison du caractère des douleurs, et vu les antécédents, on fait le diagnostic de radiculite spécifique.

Le traitement par l'Acétylarsan, à la dose de 0,50, fait disparaître les douleurs en deux nuits. On continue la série, et, depuis deux ans, les douleurs n’ont pas reparu.

À la suite de deux séries d'Acétylarsan, la réaction de Wassermann est devenue négative.

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