INTRODUCTION
C’est l'étude du traitement de la syphilis nerveuse par. une médicalion récemment introduite en thérapeutique, l'Acétylarsan, qui fera l’objet de ce travail : produit récent, disons-nous, mais non pas noûveau, puisqu'il à déjà été l’occasion de plusieurs travaux dans le courant de ces dernières années.
Dans les Annales des Maladies Vénériennes de juillel 1993, M. Charles Laurent, de Saint-Etienne, publiait un certain nombre d'observations de malades traités à l'Acélylarsan, observations que M. Bouche reproduisail dans sa thèse, en les accompagnant de recherches pharmacologiques el physiologiques.
D'autres tragaux ont encore été faits sur la question : une note de MM. Chatelier el Laurentier, touchant l'action de l’Acétylarsan sur le liquide céphalo rachidien des syphihiliques, se trouve dans les comptes rendus .de la Société de Dermatologie et de Syphiligraphie (octobre 1993). |
La thèse ‘de M. Mahoux, soutenue en novembre 1993. apportait une soixantaine d'observations personnelles et une étude d'ensemble dont nous nous sommes inspirés.
Ë SROOTE
Plus récemment encore, M. Thoral nous a fixé Sur la destinée de L'Acétylarsan dans l'organisme, et sur les lois qui régissent la fixation et l'élimination de ce corps.
Les études en cours de MM. Griolelt et Hamon ont précisé les indications et les modes d'emploi du médicament. : |
Mais son étude clinique n'avait encore porté que sur des cas de syphilis récente, primaire ou secondaire. Les résultats obtenus, joints aux avantages que ce nouveau dérivé arsenical présente, nous ont donné l’idée de l’utihser dans la Syphilis nerveuse.
Nous diviserons notre travail de la façon suivante : Un premier chapitre sera consacré à des généralités touchant la Syphilis nerveuse el les divers traitements utilisés contre elle.
Dans un deuxième chapitre, nous éludierons l’Acétylarsan au point de vue chimique et pharmacologique.
Dans le chapitre III, nous publierons les observations que nous avons recueillies, celles qui nous ont été communiquées par MM. les Docteurs Alix, de Dijon ; Conches, de Clermont-Ferrand ; Ch. Laurent, de Saint-Etienne ; Riser, de Toulouse ; ce nous est une occasion de les en remercier,
une fois de plus. ; Dans les chapitre IV, nous envisagerons les résultats obtenus.