CT ARE
Rien du côté des urines. Pas d’albumine.
On donne HCI : 3 grammes. ‘ 30 mai. — Amélioration. On centinue HCI qu'on n'avait
pas interrompu.
OBSERVATION V (In thèse Perraud)
Alcoolisme, — Catarrhe gastrique. — Hypochlorhydrie. — Hypoaéidité
V... Antoine, 28 ans, apprêteur. Salle Sainte-Elisabeth, 22 avril 1898.
Le malade à des habitudes alcooliques : il avoue deux litres et demi de vin par jour, en plus des petits verres et de l’absinthe.
Dans ses antécédents personnels on relève à l’âge de six
ans une fièvre typhoïde, suivie d'un certain degré de paralysie de la langue : le malade à présenté par la suite du bégaiement très accentué, qui n'a pas comylètement disparu. Toœnia en 1897. Le malade fait remonter ses troubles gastriques à l’époque de son service militaire ; alors il accusait des vomissements alimentaires et de la douleur stomacale. - À l'hôpital militaire, où il resta deux mois, on le mit au régime lacté : il sortit amélioré. Jusqu'au mois d'octobre 1897, il n'a eu que de rares vomissements. 11 y a huit Jours, chute sur le sternum.
Acluellement, le malade accuse : douleur épigastrique demi-heure après le repas, ballonnement, sensation de poids. Le matin il a quelques vomissements d’un liquide acide. L'ingestion du vin provoque de vives douleurs : cependant le malade, surmené par un travail pénible de quinze heures, continue à en boire deux litres. Les vomissements alimen-
laires sont assez fréquents el surviennent peu de temps après
Ti le repas de midi, très rar
ement le soir. L'appétit est conservé. Objectivement
: langue saburrale, léger clapotage.
Rien au cœur, ni aux poumons, ne parait pas hypertrophié.
Exagération marquée des réflexes. | picotements fréquents à la plante « et cauchemar, Léger
n1 dans les urines : le foie
-e Malade accuse des es pieds. La nuit, rêves tremblement des mains. Poids 68 kilos.
Un repas d'épreuve vomi demi-heure après
donne mucus en excès. HCI libre = 0. HC]
combiné, nature douteuse.
On donne le 23 avril, 2 grammes d'HCI, et le 28 4 grammes dans 500 grammes d'eau. Régime
lait et pain.
ÉEnaR—
Depuis six jours, prend le régime ordinaire sans vin. Plus de malaises
: quelquelois, une à deux heures = après l'ingestion d'HCI il a quelques renvois acides. Ne >. vomit plus. Poids 64 kil. 500,
23 mai. -— Le malade ne souffre plus
; plus de vomisse-
3 ments. L'appétit est revenu, Ja langue est dépouillée. Poids | 65 kilos. ;
ES CS s 5 Un: : ù
5 Ces jours derniers, le chimisme est fait à noyveau.
+ Un repas d'épreuve retiré au bout de deux heures, à donné :
Bouillie stomacale un peu plus liquide que normalement mucus en faible quantité sur le filtre.
Acidité totale — 2,920
HCI libre = 0
HCI combiné — vert-pomme
Achroodextrine -— réaction des peplones,
D Le malade va tout à fait bien.
OBSERVATION VI (In thèse Perraud)
Catarrhe gastrique consécutif à quelques excès de vin. — Hypochlorhydrie
Hypoacidité
M. T..., âgé de 30 ans. Vu le 2 mars 1898. :
Il y a sept ans, spécificité. Depuis quatre à cinq ans, ‘le malade éprouve après tous les repas, du ballonnement stomacal considérable. Il fait quelques excès de vin.
Depuis deux ‘ans, fréquents vomissements alimentaires, pituile le matin, pharyngite assez accentuée. Cystite ancienne. L'urine encore légèrement louche, donne quelques traces d'albumine.
Objectivement on note : grand clapotage jusqu'à l'ombilc deux à trois heures après les repas ; pas de douleur à la pression, bruit de suecussion. Le foie est légèrement augmenté de volfime. Le côlon‘descendant est percu contracturé.
Constipation. Hémorrhoïdes.
Un repas d'épreuve, retiré au bout de deux heures, donne :
Acidité totale — 1.095
HCE hbre =v%0
HCI combiné = réaction douteuse
Achroodextrine
pas d’acidité lactique.
On prescrit : régime HCI. deux doses de quinze gouttes chacun des deux repas. À Le malade est revu le 18 avril. Dès les premiers jours, tous les phénomènes morbides ont cessé : plus de vomissements : plus de ballonnement. Le foie a diminué, cependant
il est encore perçu plus gros que normalement.
OBsERvATION VII (In (hèse Perraud)
Alcoolisme. — Catarrhe gastrique. — Hypochlorhydrie. — Hypoacidité
d.-P5.G.., 58 "ans. Salle Sainte-Elisabeth, numéro 10.
Pas d'antécédents héréditaires.
Comme antécédents personnels, une pleurésie en 1871.
Bonne santé ordinaire. Le malade nie l'alcoolisme, cependant depuis cinq à six ans, il présente des pituites matina-
Depuis longtemps se sent latigué, mais les accidents pour 25 lesquels il rentre à l'hôpital ne remonteraient qu'à {rois semaines. Vers cette époqué, il eut une indigestion ;-puis souf- . Îrit journellement et depuis douze jours les souffrances ont augmenté. Il a des vomissements quotidiens d'aliments et de matières glaireuses. Pas d'hémalémèse.
Il accuse une diarrhée forte (3 à 4 selles par jour). Les matières sont {rès liquides avec, par intervalles, des noyaux ne. solides. | e
L'appétit est bon, mais il se retient de manger, car le vo-
missement suit l'ingestion des aliments. Il accuse de la cour- .. bature, de la faiblesse générale. Urines normales. A l'examen de l'abdomen, l'estomac paraît un peu dilaté
pas de clapotage. La langue est un peu étalée.
Rien au foie, aux poumons, au cœur.
Repas d'épreuve : pain et eau. On retire le liquide une heure après. <
Beaucoup de mucus.
HCI libre ou combiné = 0 :
Acidité lactique — traces :,
PAOTES Réaction de l’achroodextrine :
Acidité totale — 0,438.
Le diagnostic porté est : Alcoolisme, catarrhe gastrique. anachlorhydrie. On donne HCI, 2 grammes.
Amélioration. Le malade est perdu de vue quelque temps.
14 août 189%. —— Le malade revient de nouveau à l’hôpill. Après une longue période d'amélioration, il a repris ses lroubles gastriques. Les digestions sont pénibles et difficiles ; après le repas, sensation de pesanteur, de lourdeur : tendance invincible au sommeil : cauchemars, surtout la‘ nuil. :
On note”: l'estomac est un peu dilaté : il a du clapotage.
L'appétil est bon, pas de vomissement. Pas de tremble-*° ment des mains.
Après un repas d'épreuve, on note une absence complète d'HCI Hibre ou combiné. Trace d'acide lactique.
On donne HCI 1 gramme.
COCO RRENE TPS LE eat
FES LD Des