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Fig. 23. Porte-voix.
roi Charles II et le prince Robert témoins des effets surprenants qu'il obtenait avec sa trompette d'un nouveau genre. Dans une expérience qui fut faite à Deal, avec un cône del'",68 de longueur, dont les deux ouvertures avaient respectivement 0"^,05 et 0™,53 de diamètre, on put se faire entendre à une distance de 5 kilomètres.
Quand l'invention de Morland fut publiée, le P. AthanaseKircher la revendiqua aussitôt, sous prétexte qu'il avait déjà employé des tubes de forme conique ; mais il est facile de voir que, dans ses écrits antérieurs, le savant jésuite n*a voulu parler que de tubes acoustiques*. Kircher donne aussi à cette occasion une description du Cor d^ Alexandre le Grande d'après un vieux manuscrit intitulé Sécréta Aristotelis ad Alexan-
* 3Jor]and est uussi l'inventeur du baromètre à balance, à propos due/ Je P, Secchi a invente le mot rc inventer.
drnm Ma^um, qui existe à la bibliothèque du Vatican.. Ce cor, doat nous reproduisons la ligure, permettait à Alesandrc, toujours d'après l'auteur inconnu du manucrit, de rappeler ses soldats lorsqu'ils s'étaient éloignés de 100 stades (18 kilomètres). Le diamètre de l'an-
neau aurait été de 5 coudées (S^^iO). LeP: Kircher conjeclure que pour en Taire usage on le soutenait par trois perches. Vers la fin du siècle dernier, un physicien allemand, le professeur Iluth, a voulu se rendre compte des ciïets d'un pareil instrument. Il a fait construire un modèle en tôle, de dimensions un peu moindres que celles qui sont indiquées par Kiccber ; et il a trouvé qu'un cor de cette forme représente un portevoix d'un effet considérable, surtout lorsqu'il est muni d'un pavillon évasé. Le moine Saiar, de l'ordre des au- ^piOJm, avait fait consf ruirc le cor d' Wenanàt^ %^«