‹ L'Acropole de Suse (volume 2)Chapitre 107 sur 124 · CYLINDRES · texte numérisé non relu

CYLINDRES

cises. Je nommerai trois cylindres assyriens (lif;. 339, 340 et 341), le in-emier surchargé de texte, le second représentant deux musiciens, le troisième reproduisant un dieu marin ; puis un cylindre susien (fig. 338), fort curieux tant à cause de l'inscription que du sujet représenté (voy. p. 310 et fig. 197 et 198), un petit

lapis-lazuli A. S. portant une grappe de raisin ou un régime de dattes.

La seconde porte trois cylindres sans intérêt.

La troisième comprend un dé prismatique gravé sur quatre faces (fig. 344), un cachet conoide assyrien (fig. 343) gravé sur la section et sur la nappe (llg. 34G)

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cylindre assyrien (fig. 342) et sa reproduction par des artistes perses (fig. 343) et toute une série fort intéressante par la dégénérescence des procédés de gravure appliqués à la reproduction du même sujet : la lutte de deux fauves.

Enfin quatre petites tablettes.

La première est signalée par un grand cylindre de

et enfin un cachet erotique gravé dans les mêmes conditions (fig. 347).

Laquatriènie tablette supporte deux cylindres et un cachet. Les deux cyclindres, de style hellénique très accusé, sont Tua et l'autre des plus intéressants. Sur le premier (fig. 348), une femme, vêtue d'un court cliiton, une Artémise peut-être, chasse des daims, c'est la tra-

L'ACHOPOLE DE SUSE.

duct ion la plus nioilenie des chasses d'Isdoubnr.li+0, 00. Époque sclcucidc. Sui-Tautre ((ig. 349) se développe un sujet erotique à trois personnages : deux acteurs et un spectateur. Provient sans donU de la même funille lî, mais a lUé acheté à une femme arabe.

Au centre, est un sceau ayant appartenu, selon toute vraisemblance, à la chancellerie d'un Achéménide. Ce eacliel, le plus préeieus de la collection,

assyriens. Il en va tout aulrement de ce cachet. L'arrangement fort habile des figures, la correction du dessin, la dOlicalesse et la largeur du modelé en font une œuvre hors pair. Cette supériorité tient à ce qu'elle est de pur style persépolitain et de la meilleure époque de l'art perse. Peut-on déterminer à quel personnage appartient ce cachet? Peut-élre. Lu figuregravée au centre de la composition est un calque

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FIG. 350. — DliMÈTRE Om.OlO.

est pris dans une oimle saphirique. Il est de forme conique et terminé par une base convexe de 0™,02 de diamètre (fig. 2o0 et 3oO). Une ouverture percée vers le sommet sert à une passer chaînette de suspension. Quant au sujet gravé sur la base, il comprend : dans le registre supérieur, le génie du roi ou de la royauté (406 à 409); au centre, le médaillon d'un roi; dans le bas, deux sphinx affrontés coiffés de la couronne blanche. On sait combien sont rares et médiocres les intuilles de l'époque des Achéménides. Gravées en général par des artistes babyloniens, elles participent de la décadence générale des arts chaldéo-

(idèle de l'image des souverains placés en posture d'adorant sur les bas-reliefs rupestres des tombeaux (fig. 237) . De même, le génie ailé placé dans le registre supérieur reproduit le génie particulier de la royauté ou du roi, cet ange qui assiste à leur heure dernière Darius et ses descendants, qui les protège contre les monstres et abrite de ses larges ailes leurs trônes et leurs apadànas (p. 406 à 409). Les chimères, si semblables aux chimères grecques (fig. 3ol), placées à côté du médaillon, ont un rôle moins bien défini. Ne pourrait-on pas les assimiler à la fois aux divinités secourables entre lesquelles aimaient à se faire représenter

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