‹ L'Acropole de Suse (volume 2)Chapitre 110 sur 124 · VITRINE · texte numérisé non relu

VITRINE

Je mentionnerai d'abord les cachets assyriens ou

cachet en bronze, un conoïde (flg. 363) avec une inscription assyrienne très fruste et un lion accroupi.

Bien que le style sassanide diffère absolument du style achéraénide, les graveurs en intaille continuent à reproduire des férouers (fig. 2bo) et des animaux qui ont une signification religieuse, tels que les bêtes ailées (fig. 339) ; mais le férouer en ce cas a tout à fait pris l'aspect d'un genius romain (p. 407 et 408). Ils aiment aussi à buriner le kosti, le màhrou (fig. 360, 361 et p. 398, notes 1 et 2), dans ses multiples combinaisons, l'atechdàn (fig. 243) et le grenadier (fig. 362), dont les branches jouent un rôle si grand dans la composition du barçom et servent à l'enlretien du feu sacré. Parfois aussi des figures avec des légendes hébraïques (fig. 361) et pehlvies (fig. 366 et 308).

L'usage du cylindre et des conoïdes (flg. 343, 353, 333, 363) est abandonné. Les sujets sont généralement burinés sur la section plane d'une demi-sphère

(flg. 363 bh) et souvent ni('nie d'une lentille ou d'un tore. En ce cas la lentille est parfois très délicatement décorée (lîg. 304). Quelques tètes (fig. 300), quelques animaux (llg. 367, 368), sont fort bien traités. En général les défauts des inlailles sont comparables à ceux que présentent les monnaies ; quant aux pierres sur lesquelles travaillent les graveurs, elles sont toujours très variées et proviennent, comme les

fournir quelques lignes dans lesquelles on reconnaît, grâce aux intermédiaires, tous les éléments essentiels du type primitif, mais qui par elles-mêmes n'ont plus aucune signilication (lîg. 309 à 374). Que ces ouvriers au lieu de la roulette se fussent servis de l'ébauchoir de l'écrivain chaldéen, qu'ils eussent écrit sur terre molle au lieu de buriner la pierre, et un signe cunéiforme eût été constitué.

FiG. 309.

Fio. .3GG.

FîG. 308.

Fin. 370.

FIG. 375. — HiUTEUR 0",09.

pierres des cylindres, du lit des cours d'eau de la Susiane.

Une bien singulière série, dont il est difficile de déterminer l'âge, donne une dénionstralion frappante de la transformation de l'hiéroglyphe piiinitif en signe cunéiforme. Le premier sujet (lig. 369), qui est déjà une transformation barbare d'un motif assyrien bien connu, représente un dieu aux jambes écartées ; de chacune de ses deux mains il se tient à un mit terminé par une étoile; entre ses jambes se voit un quadrupède, un chien peut-être. Le premier graveur ne s'est guère servi que de la roulette, puis en partant de ce type ses successeurs plus maladroits ou plus paresseux ont simplifié le modèle, et sont arrivés à

Les intailles sassanides sont réparties sur 0 tablettes dont 2 petites.

La première, comprenant 39 pierres, est consacrée aux emblèmes et aux animaux religieux. Certains sont entourés d'une légende pehivie. (lutre les mâhrous (fig. 360 et 361), les génius ou férouers (lig. i.'io), les atechdâns ((ig. 243), les grenadiers lig. 3i'j2i, les kostis, on remarque une croix et une crosse pastorale provenant peut-être de ïi-véché de Bjundi-Cliapour, très voisin de Suse et très llorissant sous les Sassanides. Je signalerai encore le vol placé sous un màhrou. J'ai expliqué ailleurs (Dieul., Art antique de la Perse, vol. V, p. lGo,note 1) que ce vol était devenu l'emblème royal des derniers Sassanides. J'y verrai le symbole

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