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riennc (p. 2118, note 1) et dénolenl l'influence prépondérante fies arlisles de rilellade'.
On en peut dire autant des volutes. On en a découvert à Ninive — j'en conviens d'autant mieux que j'ai montré le trajet qu'elles avaient suivi pour y parvenir", — mais a-t-on jamais extrait des fouilles de Khorsabad ou de Kouyoundjik une fleur de lotus, un jeu de volutes ([ui respirent un parfum égyptien aussi pur (pu* le lotus archaïque décrit plus loin (tig. 178 cl pi. Mil), cpie le décor qui tapisse le parapet horizontal de l'escalier (tig. 171» el pi. IX), qui s'accroche aux chapiteaux (fig. lOO et 209j ou qui couronne les bases (fig. 170 et 207). Les uns sont nés au conlact df la terre des pharaons; les autres scMnblent ciselés dans l'Hellade, aucun nest
I. l,;i t('le arcliiuiiuc (I'AUrmiù découvei'le sur l'aciopolc (l'Allu'iies l'ii 188;t (Duiiiy, Histoire As Grecs, vol. [, p. 473) porle nn bandeau orm^ d'une frise fleuronnée ideiilitiue à celle qui court au-dessus et au-dessous des aroliers.
■2. Oieulafoy, Art nnt. de In Perse, vol. UI, ^ l, cl l»f'., p. 302 et noie 2.
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originaire d'Assyrie. Les raisonnemenls ne prévaudront pas contre des faits. J'en appelle aux documents, ils témoigneront tous en ma faveur'.
Ne sait-on pas d'ailleurs que les habitants de Milet et d'Erélrie furent transportés à Suse après la prise de ces deux villes-; que des artistes célèbres de l'Hellade vivaient dans l'intimité des grands rois^; que les rapports des deux pays furent fréquents; que les satrapes gouvernaient des provinces helléniques, et qu'Athènes et Sparte se relayaient à la cour de Perse; que les monarques avaient pillé les temples de la Grèce pour orner les palais de Suse*; qu'Hi-rodole accuse déjà les Perses de se modeler sur les nations que la guerre amène à leur contact^ ?
Les Iraniens trouvaient sans cesse sur leur route les peuples de l'Hellade ; faut-il s'étonner s'ils sollicitaient les conseils et le concours d'artistes aussi délicats et aussi puissants que leurs voisins ?
Que l'art populaire de la Perse doive beaucoup à la Cliaidée et à la Susiane, que l'art royal soit également son tributaire, ce sont là des vérités incontestables, incontestées, mais la sculpture en bas-relief comme l'architecture des palais persépolitains et susiens revendique de plus illustres aïeux. Influencées tour à tour par la civilisation de l'Ionie et de l'Egypte, elles reflètent, aussi exactement que l'histoire de la monarchie, le développement de la Perse et l'asservissement successif des peuples qui venaient grossir les satrapies soumises au Grand Roi.
Un mur réparé sous les Sassanides avec des matériaux provenant de constructions plus antiques — mur très voisin du grand escalier — fournit, dès la première campagne, de nombreuses briques d'un caractère très spécial (pi. Vf H, IX et X) ".
Celles-ci (B, G, D, G, H, fig. 17.3) portaient sur leur tranche des palmettes et des
1. Une preuve nouvelle de l'identité des loLus égyptiens et perses (voir p. 301 et 302, note 2) peut se tirer de la comparaison du chapiteau ionique canonique et d'une frise empruntée par Prisse d'Avenues à la décoration des ]iypo;j;ées Ihébaius (fig. 172). Il suffit pour reconstituer le chapiteau grec ((ig. 171) et les volutes du chapiteau perse (Mg. 109) de retourner la seconde nappe des doubles enroulements lotiformes égyptiens. Les lettres communes aux trois figures s'appliquent aux mêmes éléments. Dans ces trois tracés on retrouve les deux nappes A et B enveloppant la même marguerite centrale, appuyées sur la même palmette d'angle; dans les trois on découvre l'inlluence dominatrice de la décoration lotiforme si antique sur les rives du Mil, si Oexueuse, si élégante; dans aucune on ne sent cette raideur linéaire qui gêna dans son développenieni l'art décoratif des Chaldéens et des Assyriens (p. 208). La priorité des tracés ne nie semble pas en question : l'Egypte est en avance sur Babylone et sur Ninive de plus d'un millénaire (Dieu!., /. c, vol. IH, § i). (Voir siip. p. 268 et note 1 et p. 313).