‹ L'Acropole de SuseChapitre 25 sur 171 · Hérod., I. III, S 94, et mp., \>. 36 et notes · texte numérisé non relu

Hérod., I. III, S 94, et mp., \>. 36 et notes

GÉOGRAPHIE DE L'ANZAN-SOUSOUNKA.

Si les plus riches provinces du patrimoine des rois de Suse se groupaient autour de la capitale, les districts maritimes se ramifiaient donc très au sud, le long des versants sud-ouest des montagnes du Fars et du Kirman. Le royaume comprimt' dans des limites étroites parles chaînes des Zagros avait d'abord cherché à s'agran-

FIG. 30. — BOl U'aNZAN '.

(lir aux dépens de la Mésopotamie"; mais, bientôt refoulé derrière ses frontières naturelles, il s'était borné à occuper une zone maritime d'autant plus longue (|u"('ll(' était plus resserrée et que la mer et les grands fleuves facilitaient les relations d'une extrémité à l'autre de l'empire.

J'insiste sur cet épanouissement méconnu de la monarchie susienne parce (pie

I. La figure 30 reproduit au trait le monarque représenté sur le bas-relief très dégradé de Malamir (fig. 29 •2. Inf., chap. II, Hist., p. oS et j9.

40 L'ACHOPOLE DE SUSE.

les districts maritimes du sud tels que ceux de Bender-Bouchyr et de Lingèh ont été compris par erreur dans le domaine patrimonial des Achéménides, tandis qu'avant la réduction de la Susiane en province assyrienne ' ils faisaient encore partie de rÉlam. On verra par la suite* combien cette attribution fautive a retardé la découverte des véritables origines de Cyrus.

C'est précisément la perte de la zone littorale du golfe Persique et des districls montagneux dont je vais m'occuper qui dilférenciait TOuvaja des Perses aryens — identique d'ailleurs à la Kissie d'Hérodote — de la vieille monarchie susienne.

Peu d'États ont joui dans l'aiiti(|uité de dénominations aussi variées que le pays dont Suse était la capitale.

Les Grecs l'appelaient Kissie ; les Perses aryens, Ouvaja ; les peuples qui lisaient les inscriptions du deuxième système, Hapartip ou Habardip ; les Babyloniens, Élam ^ Dans les inscriptions sémitiques on rencontre également le nom d<> Nimè ou Nimma appliqué à toute la contrée, et le nom d'Anzan réservé à une sul)divisi()n politique ou géographique de l'Élam. Enfin les Susiens, qui désignaient leur patrie, si Ton s'en réfère au protocole royal, sous le nom double d'Anzan-Sousounka *, distinguaient au nombri' des peuples de l'Anzan-Sousounka les Houssis, les Hapartips ou Habardips, les Nimês et les Roussis ■'.

Cette multiplicité de dénominations n'est pas gènant(\ clh» sera même dune aide puissante.

Comme la majorité des nations, la nation susienne était une agglomération hétérogène de peuplades diverses, réunies, à la suite de longs combats, sous l'autorité d'un même souvei'aiu.

Les États limitrophes en contact immédiat avec les tribus susiennes apercevaient la monarchie à travers la province qui les confinait, et donnaient à la totalité du peuple le nom de la frontière la mieux connue ou un (pialificatif approprié à cette frontière.

De même que les Iraniens connurent toujours la Hellade sous le nom de lounia, de même les Grecs, les Perses, les Sémites, utilisèrent en les déforijiant à |)eine les désignations locales des dillV-rentes marches de l'Aiizan-Sousonuka : Houssi, Hapartip, Roussi, Nimè.

Dans Houssi ou Khoussi on reconnaît la racine locnle du nom — Lxie — nttribué

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