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susien ' ; il est rnème des détails, tels que la frange ot la bordure de marguerites placées autour du vêtement élamite, qu'il serait bien étrange de découvrir à la fois sur des habits portés dans des pays aussi distincts que la Perse et TÉlam.
Il n'est pas jusqu'au profd de Gyrus, malheureusement bien fruste, qui ne semble trahir les traces du sang anaryen que les femmes avaient introduit dans la branche des Achéménides qui régnait sur le territoire de Mechhed-Mourgab.
7° Enfin rien n'est plus vrai que cette qualification des Perses d'Anzan donnée paile rédacteur de l'inscription de Bisoutoun- aux peuplades du sud de l'Utie, puisque rUtie avait été détachée du royaume d'Anzan-Sousounka et avait appartenu à l'Anzan-Susien avant de devenir une province de la Perse.
Qu'il me soit permis, en terminant cet exposé géographique, d'émettre une hypothèse timide. La langue du second système des inscriptions achéménides ne serait-elle pas la langue de ces tribus anzanites annexées à la Perse après la chute de Ninive? Parlée avec quelques variantes à Suse, à Malamir et sans doute aussi par les tribus mèdes et amardes apparentées de très près aux Cosséens, aux Uxiens et autres montagnards scythes du Zagros ', elle eût été d'un usage général chez les tribus brachycéphales du nord et du sud de l'Iran. Telle est utilisée, aujourd'hui, la langue lurcomane. Les profondes analogies signalées entre les dialectes de Suse, de Malamir et la langue employée dans les textes du deuxième système, le nom d'Hapartip (Mardie) donné à la Susiane dans ces mêmes textes, les faits géographiques que je viens de relever sont, il me semble, favorables à cette conjecture. Les qualificatifs de susienne, anzanite, amardienne, médique, scythe, proposés tour à tour pour désigner la langue du second système des inscriptions achéménides, pécheraient tous par leur manque de généralité, mais ce serait là leur plus grand toit.
Je ne réfuterai pas les savants qui placent l'Anzan dans les alluvions du Karoun et du Tigre, car leur raisonnement repose sur un simple lapsus géographique. Suse, à leur avis, et par conséquent la région désignée sous le nom de Sousounka seraient situées à Vorieni de F Elam et confineraient à la Perse, tandis que les ruines de Suse ont été découvertes à l'extrême ouest de rAi^abistan, à quatre étapes du Ti<jre, à trente des pyles persiques et à cinquante de Persépolis. C'est donc VAnzan, et non la Susiane, qui était limitrophe du Fars.
Aux désignations empruntées à la géographie ancienne de l'Anzan-Sousounka je
1. Le costume des vieux Perses est ainsi délini par Hérodote : « Ils portent des liauts-de-cliaiisse de cuir et dos vêtements de cuir » (I. I, §71). Ce n'est pas là évidemment le costume susien de Cyrus et de Téouraman, qui ne comporte pas de hauts-de-chausse.