DE L'ACTION DES RAYONS ULTRA-VIOLETS SUR LES SUBSTANCES INERTES
Malmstrôm a étudié l'influence de la lumière sur les graisses et les substances de même ordre et a procédé à des expériences thérapeutiques avec une préparation obtenue à partir de l’huile de foie de morue irradiée.
A la suite d’expériences faites dès 1910 l’auteur avait constaté que les graisses irradiées émettent une émanation gazeuse qui a la propriété de faire noircir la plaque photographique. Ce fait avait déjà été constaté par Russel sur les résines exposées à la lumière.
Puis l’auteur constata que les extraits aqueux des graisses ainsi exposées à la lumière possèdent une très grande activité chimique.
On connaissait déjà le rôle de la lumière dans l'oxydation de l’huile de lin et Lagerberg en 1919 a même montré que les intoxications qui se produisent chez ceux qui respirent l’atmosphère où l'huile de ricin se dessèche sont dues à des corps volatils qui en émanent.
Ziva (avril 1919) à vu que les rayons ultra-violets inactivent la vitamine A liposoluble du beurre.
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Stenbock et Hess (19 septembre 1924) ont vu les premiers que les rayons de la lampe de Quartz confèrent des propriétés antirachitiques à des substances inactives. à
Kugelmass et Mac Quarrie constatent de plus que l'oxydation de l’huile de foie de morue s'accompagne d’une émission de rayons ultra-violets. Déjà Radziszewski avait montré que l'huile de foie de morue et de nombreuses autres graisses émettent une lumière directement visible quand on les chauffe vers 150-1700. Et même à la température du laboratoire ces substances émettent de la lumière quand elles sont dissoutes dans le chloroforme, le toluène ou quand on ajoute de la soude à leur solution. La présence de O° est nécessaire pour obtenir ce phénomène. | |
E. Schulze et E. Winferstein ont trouvé que la cholestérine est colorée en jaune quand on lexpose à la jlumière, que son point de fusion s’en trouve abaissé passant parfois de 146 à 108 degrés et que les réactions chimiques normales de la cholestérine sont changées. Il est nécessaire que l’oxygène soit
présent pour que la lumière produise cet effet.
On peut supposer d’autre part que le fait que le bacille de Koch perd son acido-résistance après une irradiation de quelques minutes à la lampe de Quartz est dû à*l’effet de la lumière sur son enveloppe grasse (Henri et Baroni, Académie des Sciences, octobre 1910). Pour Neuber, cette action de la lu-
Log
mière serait favorisée par des catalyseurs tels que le fer, le manganèse et l’uranium.
Russel a montré que de la résine, de l’ambre, etc., après irradiations ont le pouvoir de noircir là plaque photographique.
Mais Malmstrôm a fait la plupart de ses expériences avec l'huile de foie de morue, le plus grand nombre des autres graisses d’origine variée. (humaine, animale, végétale) présentant d’ailleurs les mêmes modifications après irradiation et:l’huile de foie de morue n'ayant été prise que parce que graisse se trouvant plus facilement sous la main.
Le temps de l’irradiation variait de une heure à vingt-quatre heures. Une heure est suffisante pour produire les faits recherchés. Mais les faits semblent encore augmentés proportionnellement au temps de l’irradiation tout au moins jusqu’à une certaine limite. - :
La présence d’une grande quantité d'air est nécessaire. Aussi l'huile a été irradié> en couches minces sur de larges plats ou même vers la fin de ces expériences, était enfermée dans un tube en quartz tandis qu'un courant d'oxygène pur y passait. :
Comme source de lumiére, après plusieurs essais, on a-utilisé la lampe de quartz sur courant alternatif de 220 volts. Une huile irradiée pendant douze heures, puis laissés à Pair, se transforme bientôt en une substance hrunâtre ressemblant à de la résine, |