ESSAIS DE TRAITEMENT LOCAL
I. Technique. — Nous nous sommes proposé de traiter successivement des cas de pleurésie purulente, pyopneumothorax spontanés, épanchements réactionnels au cours de pneumathorax thérapeutiques. Les réactions que l’on peut observer à’la suite du traitement nous ont empêché de le tenter jusqu'ici dans la pleurésie a frigore banale.
Dans un premier temps, on évacue l’épanchement pathologique aussi complètement que possible dans l’espoir de mettre la substance irradiée en contact immédiat avec la paroi altérée. Ce. point est important. Comme nous nous servons d’huile d’olive, cette substance légère surnage le liquide et ne peut atteindre les régions déclives si elles sont encore occupées par l’exsudat. Nous proposons dans ce cas un traitement mixte par l’huile irradiée et le lipiodol.
La substance que nous avons irradiée était de l'huile d’olive artificiellement ‘enrichie en insaponifiable. Pratiquement on prend une solution à 6 0/00 de cholestérine dans l'huile d’olive et on la maïntient pendant une demi-heure ou une heure sous la lampe de quartz à vapeurs de mercure à une distance de 30 à 40 centimètres. Il est superflu de
RTS
signaler que l’huile doit être étalée en couches minces, les rayons ultra-violets étant arrêtés par une épaisseur d’huile de 3 à 4 millimètres.
Cette huile irradiée doit être conservée en flacons bouchés à l’abri de l'air et de la lumière. Dans ces conditions d’après les auteurs américains, elle conserve ses propriétés mesurées d’après son pouvoir antirachitique chez le rat pendant une durée de six à dix-huit mois, Bien entendu également, l’huile est stérilisée à 120 degrés avant son exposition aux rayons ultraviolets. Par la suite elle est manipulée de façon stérile mais n’est pas passée à l’autoclave après son exposition aux rayons ultra-violets,
La quantité d'huile injectée après soustraction d’un exsudat pathologique varie dans de grandes proportions.
Il est en effet utile d’apprécier la susceptibilité du malade au médicament. Nous avons vu des malades qui faisaient des réactions fébriles prononcées avec des doses de 40 à 50 centimètres cubes d'huile irradiée intrapleurale alors que d’autres supportaient sans aucune réaction des doses de 200 et même 500 centimètres cubes. Pratiquement on peut donc injecter, une minime quantité d’huile irradiée après ponction exploratrice pour tâter la susceptibilité du malade, puis par la suite injecter une grosse
dose de cette huile.
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