‹ L'Actinothérapie indirecte de la tuberculoseChapitre 32 sur 38 · OBSERVATION Î · texte numérisé non relu

OBSERVATION Î

M. Del..., Marius, âgé de 24 ans, entre le 22.août 1925 à la salle Sandras (service Cu prof. agrégé Villaret à l'Hôpital Beaujon).

L'origine de son affection pulmonaire remonte à l’âge.

de 21 ans. Il eut pendant son service militaire une affection qualifiée de bronthite. L'hiver suivant il toussa de nouveau et eut quelques crachats sanglants.A ce moment on trouva des bacilles de Koch dans ses crachats et le malade fut envoyé à Brévannes.

En juillet 1924 un pneumothorax fut jugé nécessaire, Ce pneumothorax gauche fut très bien supporté et les résultats en parurent excellents. Le malade se sentit notablement amélioré, la fièvre disparut, la toux diminua et le

poids du malade cessa de décroître. À l’entrée dans le ser-

dotés tac dt SE à

vice, le poids du malade est stationnaire, la température se maintient aux environs de 37-3705. Cependant la toux est assez fréquente et surtout le malade présente un essoufflement marqué.

À l'examen physique, on trouve à la percussion une matité de tout l’hémithorax gauche. Le cœur est nettement déplacé à droite, les vibrations sont abolies du côté gauche. On n'entend pas le murmure vésiculaire.

À l’examen radiologique, on constate un très volumineux hydropneumothorax gauche remontant jusqu’à 3 centimètres de la clavicule.

A droite d’ailleurs, le sommet est très gris, ne s'éclaira pas à la toux, avec quelques travées de sclérose hilaire.

Le malade ayant été maintenu en observation pendant un mois et demi dans le service, on lui fait le 19 septembre une ponction évacuatrice qui ramène 2 litres de liquide franchement purulent. On lui injecte aussitôt 10 centimètres cubes d’huile irradiée ce qui ne détermine aucune réaction. Dans ces conditions huit jours après, après avoir évacué encore un peu de liquide, on injecte 500 centimètres cubes d'huile cholestérinéeirradiée.Le malade n’accuse pas la moindre réaction, la température ne dépasse pas 3705. Les jours suivants, l'essouflement du malade a totalement disparu. Il déclare que son état général lui semble meilleur. Puis, au bout de quinze jours le poids du malade commence à augmenter. Malheureusement, le malade se sentant bien quitte le service sur sa demande, trois semaines après le début du traitement. Depuis nous avons eu de ses nouvelles par correspondance. Dans sa dernière lettre le malade dit textuellement (A la Radio, il n’y a presque plus de liquide. Je crache beaucoup moins, ne tousse presque pas et j’ai engraissé

de 800 grammes en quinze jours. »

Si séduisants que puissent paraître les résultats du traitement par l’huile irradiée chez ce malade, nous ne pouvons nous empêcher de faire à son sujet les plus expresses réserves. Nous devons attirer en effet l’attention sur trois points capitaux: ‘

10 Le malade a été suivi par nous-mêmes trop peu de temps.

20 Il est de notion courante que les épanchements franchement purulents de nature tuberculeuse se. reproduisent parfois avec une extrême lenteur bien que de façon à peu près fatale.

3° Enfin il s'agissait d’un malade presque apyrétique dont l’état général était excellent et chez qui l'épanchement purulent était peut-être en voie d’enkystement spontané. Quoiqu'il en soit, nous ne pouvons nous empêcher de remarquer que l’amélioration subjective (disparition d’essoufflement) et objective (suppression de l’épanchement et des signes locaux) s'est accompagnée d’une remarquable modification : de l’état général du malade : reprise de poids, persistance de l’apyrexie malgré le retour à une vie active, diminution considérable de l’expectoration.

OBservarion II | K..., 20 ans. Abcès froids multiples. I s’agit d’un sujet jeune qui il ÿ à un an présenta les premiers symptômes d’une tumeur blanche du genou droit. Six mois après apparaissait un abcès froid costal puis deux mois après un abcès

sous-claviculaire. Il ÿ à cinq mois, le malade fit une hémo-

“ ptysie assez abondante à la suite de laquelle il maïgrit rapidement (11 kilogrammes en 5 mois).

À l'examen du malade, on trouva un sujet très affaibli avec un température oscillant entre 3795 et 39 degrés.

À l’examen physique le genou droit présente une volumineuse tumeur blanche, On trouve d’autre part de nombreux abcès froids situés dans la région lombaire droite, à la partie inférieure du thorax en avant, un autre immédiatement au-dessous de la clavicule droite, un autre enfin fistulisé vers le milieu de la ligne axillaire postérieure gauche.

A l’examen du thorax, on trouve une énorme matité cardiaque dans laquelle il est impossible de repérer la pointe, les bruits du cœur sont assourdis, le foie est gros et douloureux.

À la radio, on trouve un gros épanchement péricardique. L'ombre cardiaque est considérablement élargie, triangulaire. On ne constate aucun battement cardiaque visible.

En position oblique après injection de Bismuth, on note in spasme œsophagiens prolongé en arrière de la partie moyenne de l’épanchement péricardique. |

Le sujet est mort trois mois après son entrée dans le service. Après avoir reçu à différentes reprises des injections d'huile irradiée, dans certaines poches purulentes où lon constata que le pus ne se reformait plus qu’avec une certaine lenteur. Ce résultat très relatif n’a guère de valeur étant donné l’état extrême de cachexie dans lequel se trou-

vait le malade.

OBsErvarTION III

M. de S.. Il s’agit d’un malade qui entre en novembre 1925 dans le service de M, Villaret, malade âgé de 45 ans

présentant une affection pleuro-pulmonaire tuberculeuse ce

vieille date. Il tousse fréquemment, a une expectoration abon-

dante, une oppression presque permanente.

A l'examen physique, on trouvé les signes d’un volumi-

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