‹ L'Actinothérapie indirecte de la tuberculoseChapitre 34 sur 38 · RS LS · texte numérisé non relu

RS LS

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présente un facies rouge, vultueux. Le pouls est rapide, le malade est agité, mais dès le lendemain matin la température tombe à 3898 et revient à 3708 dès le surlencemain. Le malade à été suivi pendant plus d’un mois ayant quitté le service le 12 décembre sur sa demande. Pendant cette péricde la température semble s'être tenue entre 3705 et 38 degrés soit un plus haute qu’avant lPinjection, mais par contre l’épanchement ne s'était pas reproduit, l’essoufflement du malade avait beaucoup diminué et une radio faite le 8 décembre car un mois après l'injection d'huile irradiée R. Boulaud

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montrait une obscurité diffuse des deux champs pulmonaires avec seulement une bande étroite de liquide à la base

droite.

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Il convient que nous critiquions nous même les résultats du traitement chez ce malade. Fout d’abord insistons sur la réaction violente qui a suivi l'injection d'huile irradiée. Plusieurs hypothèses peuvent être soulevées à ce propos. S'agit-il d’un choc pleural tel qu’on en observe lorsqu'on injecte de l'huile goménolée dans la plèvre ?

S'agit-il d’un choc actinique tel que les réactions fébriles observées après certaines expositions aux rayons ultra-violets. S'agit-il enfin d’un choc tuberculinique ou toxique semblable à celui qu’on observe après injection de sanocrysine. Nous ne saurions que soulever ces différentes hypothèses, mais nous

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verrons plus loin que nos recherches bactériologiques tendent, semble-t-il à éloigner l'hypothèse d’un choc tuberculinique par destruction du bacille de Kock.

Dans un deuxième groupe de malades, nous avons étudié l’action locale de l'huile irradiée. Dans les épanchements pleuraux réactionnels consécutifs au pneumothorax artificiel, les résultats que nous avons obtenus sont fort discutables. En tous cas, nous ne nous sommes cru autorisés à tenter l’application de cette méthode nouvelle que dans deux cas d’épanchement de production particulièrement rapide et particulièrement abondants, remontant à la radio jusque sous la clavicule et gênant considérablément le malade. Dans l’un et l’autre cas nous avons pratiqué l’inoculation du liquide pleural au cobaye avant l'injection d’huile irradiée et un mois

après injection.

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