OBSERVATION VI
M. Tol... [s’agit d’un malade qui depuis quatre mois présente un pyopneumothorax spontané.
Il entre le 22 octobre dans le service. L'épanchement est en ce moment abondant. Le liquide retiré est louche avec abondante polynucléose. Le 18 novembre 1925 on retire par ponction 500 centimètres cubes de liquide purulent et on injecte 150 centimètres cubes d’huile irradiée: Le malade n’a aucune réaction générale in locale mais tout de suite après la ponction, il ressent un goût d’huile dans la bouche et son expectoration se recouvre d’une couche huileuse.
Le 20 décembre 1925, une thoracentèse ramène 1 litre 700 de liquide suivi d’une injection de 200 centimètres cubes d'huile irradiée. Les ponctions se renouvellent le 6 janvier, le 17 janvier, le 3 février, le 25 février. En somme chez ce malade on ne constate aucune action appréciable de l'huile irradiée. C’est à peine si l’on peut dire que les ponctions commandées par la dyspnée intense du malade sont plus rap-
prochées quand on ne fait pas d'injection d'huile.
À quoi attribuer cet échec? Evidemment à l’existence de la fistule pleuro-bronchique. Cette . fistule déjà mise en évidence par le rejet de l'huile dans l'expectoration a encore été prouvée par l'injection intrapleurale de bleu de méthylène immédiatement, expulsé dans les crachats.
Nous voyons donc que dans ce cas le traitement
RO
local s’il n’est aucunement nuisible, ne nous semble pas d’une utilité démontrée.
Des essais de traitement général de la tuberculose pulmonaire par des substances irradiées ont été faites par M. Villaret et L. Justin-Besançon : les résultats en seront incessamment publiés.