LECTURES OBLIGATOIRES POUR L'HOMME INTELLIGENT
La tragédie d'un peuple, par Emile Lauvrière : Histoire du peuple acadien, de ses origines à nos jours. (Ouvrage orne de 88 illustrations.: 66 photogravures et 22 cartes, anciennes ou modernes, dont 7 spécialement dessinées). M. le chanoine Emile Chartier a dit ici tout le bien qu'il faut penser de ce magnifique ouvrage et de l'auteur qui est un esprit bien noble et bien courageux. Il faut placer la Tragédie d'un peuple tout près de la superbe Acadie d'Henri d'Arles.
L'œuvre de l'abbé Groulx, par Olivar Asselin. C'est une œuvre de polémique, mais aussi de vérité et de justice. Nulle part peut-être le libre et vigoureux talent de M. Asselin ne s'était mieux manifesté. On s'amuse vivement dans ces pages et l'on s'instruit sur un débat littéraire qui a vidé tant d'encriers et sur les productions de nos plus récents historiens.
Relations des voyageurs français en Nouvelle France au XVIIème siècle, par Séraphin Marion, docteur ès-lettres. C'est plus qu'une promesse de talent. C'est déjà du latent et du meilleur. On trouvera dans ce volume de l'un de nos docteurs ès-lettres et d'un tout jeune, non seulement la substance de la plus noble histoire de la Nouvelle-France, mais l'œuvre d'un vrai lettré et d'un historien qui a déjà de la personnalité, qui sait écrire des ancêtres et de leurs hauts faits, avec une foi et une émotion contagieuses. L'un de nos collaborateurs reparlera de ce volume.
Pour que nous restions français. — Sous ce titre, Henriette Charasson vient de publier dans l'excellente revue les "Lettres" de Paris, (livraisons d'août et de septembre) un virulent article sur Porto- Riche ou le "Racine" Juif. C'est une émouvante protestation contre le théâtre juif. "Un pays, comme un individu mais bien plus qu'un individu, écrit madame Charasson, ne peut être fort qu'avec un esprit de race, qu'avec une conscience nationale. Détruisez ce patrimoine spirituel, cette âme que penseurs et croyants lui ont séculairement constituée, que croyez-vous qui restera de lui? C'est donc un devoir de soldat que de lutter contre cette influence exercée par la littérature juive sur l'âme française. Nos origines ethniques, nos disciplines séculaires, tout ce legs de souvenirs, de lois, d'éducation religieuse, d'habitudes morales et matérielles, tous nos échanges intérieurs, toutes nos contraintes extérieures, rien n'a de rapport avec ce qui meuble ataviquement le cerveau d'un Israélite".
Que les jeunes lisent ces pages vengeresses d'Henriette Charasson. Qu'ils les lisent en se rappelant que ce théâtre malfaisant nous est souvent imposé par des troupes de métèques. Et ils s'aviseront peut-être que de jeunes fascistes ne seraient pas de trop pour mettre de l'ordre et de la propreté dans nos salles de spectacle, si personne ne s'en charge.
LIBRE