NOS GROUPES D^ACTIQN FRANÇAISE ET LES PERSÉCUTÉS
En même temps V Action française fit appel à ses groupes. Quelle occasion plus belle d'affirmer pour la première fois notre solidarité. Tous ont répondu avec un entrain parfait, et, presque tous, à leur hommage aux persécutés de Pembroke, ont joint un chèque substantiel. "Sitôt dit, sitôt fait, à la Dollard !" nous écrit l'un de nos vaillants ligueurs. '*Je recevais hier soir de votre vivante organisation une carte-lettre portant l'effigie de notre vaillant Dollard et cela voulait dire: En avant, les vieux !... J'ai fait aussitôt adopter par la société Saint- Jean-Baptiste de X..., une résolution de féhcitations à l'adresse des braves de Pembroke. J'ai écrit personnellement en plus au président du cercle Lorrain, lui faisant parvenir, par l'entremise de l'Association d'Éducation, ime contribution prise dans la caisse des cadeaux de Noël. Vive l'Action française ! Jusqu'au bout !"
Mais voici qui n'est pas moins encourageant. Le Quartier latin. organe de l'Association générale des étudiants de l'Université de Montréal, nous arrive, ce 13 novembre, avec un premier-Montréal qui a pour titre Jusqu'au bout ! et où l'on apprend que deux groupes d'élite de l'Université, le cercle Colin et le cercle d'Action française, ont décidé d'organiser une souscription générale, parmi les professeurs et les étudiants, "pour aider de manière plus effective ceux-là. qui doivent tenir aux lignes d'avant". "Quel que soit le résultat tangible de ce geste", ajoute M. Viateur Farley, le jeune signataire de l'article du Quartier latin, il restera toujours que les étudiants de "Montréal" n'ont pa^
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assisté impassibles devant les efforts de résistance et les tourments de lutte qu'inspirait à leurs frères blessés la défense de nos droits français". Voilà qui est tout à fait bien. C'est la première fois, croyons-nous, que la jeunesse universitaire participe avec un si magnifique ensemble, à un pareil mouvement. Qu'elle y persévère. Elle ne sait pas assez tout ce qu'elle pourrait pour la défense de la langue et de l'ârne française. Avant de s'attacher à des rêves de bonne-entente plus ou moins réalisables, avant de multiplier ses contacts avec les jeunesses anglo-protestantes, qu'elle songe tout d'abord à une fédération des jeunes forces françaises; qu'elle se mette en relations avec la jeunesse universitaire de Québec, d'Ottawa, avec le cercle des étudiants franco-américains de Boston. Elle se doit d'opérer cette fédération avant toute autre et elle sera étonnée elle-même des énergies rédemptrices qu'elle pourra susciter.