LANGUE MATERNELLE
Douce parjure que ma mère Mit sur ma lèvre et dans mon cœur Verhe divin, verhe vainqueur Ecoute, écoute ma prière :
Ah ! souris éterneVement Dans les aubades enfantines De nos fils aux voix argentines Aux yeux couleur du firm..ament...
Sois dans les paroles joyeuses Des filles, à l'air avenant Qui vont dans la plaine, égrenant Leur rire franc de moissonneuses...
Chez nos habitants attablés Règne, n parlure délectable, Quand, réunis près de la table.
Ils mangent le pain de leurs blés...
Sois dans F aveu des jeunes couples Qui, se parlant à demi-voix, S'en vont par nos champs et nos bois, Enlacés, langoureux et souples...
Sois dons l'adieu de nos vieillards, Qui, prés des aubes éternelles, Ont des rayons^ dans leurs prunelles, Et des secrets dans leurs regarda...
( ') Extrait des Trois lyres qui paraîtra dans quelques jours.