CONTRE LE CINÉMA CORRUPTEUR
L' Action française a été la première revue, avec la Vie nouvelle, à signaler la résolution adoptée par les syndicats catholiques au sujet du cinéma et à demander que nos associations religieuses et patriotiques l'appuient vigoureusement. Plusieurs ont déjà répondu, et non des moindres : la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, la Société de St- Vincent de Paul, l'Association catholique de la Jeunesse Canadienne française, la Fédération nationale St-Jean-Baptiste, l'Union catholique, l'Association catholique des Voyageurs de commerce, le Conseil Lafontaine des Chevaliers de Colomb, la Ligue des femmes chrétiennes, la Ligue des Retraitants de Sherbrooke, l'Union Saint-Joseph,etc D'autres sans doute voudront adopter la même attitude, surtout après le rapport que vient de déposer le chef de la police de Montréal. Devant la marée montante des crimes, en particulier chez la jeunesse, M. Bélanger jette un cri d'alarme et inii^ae, co n ne ;>rin :ip il s so nves du mal, les cinémas et les salles de pool.
Le mot d'ordre que nous avions publié à ce sujet a été reproduit même en France, où on lutte contre les films américains, par quelques journaux comme la Croix et la Libre Parole, de Paris. De telles reproductions nous honorent. Elle aident surtout les causes que nous défendons. Et pour ce motif nous nous en réjouissons. Nous invitons même les grands organes de la presse à prolonger ainsi notre action. Mais, comme le faisaient récemment le Droit d'Ottawa, et Le Patriote de l'Ouest, en reproduisant notre mot d'ordre sur la langue française, il conviendrait, semble-t-il, d'indiquer la provenance de ces articles. Plus d'un journal cependant l'oublie.
NOS PUBLICATIONS
Dans un article récent où il se plaignait du peu d'encouragement donné à nos auteurs, M. L.-O. David écrivait: "Malheureusement, diton, les livres canadiens sont plus chers et ils n'ont pas aussi belle apparence que les livres français, leur couverture n'est pas aussi jolie. On s'occupe peu du contenu pourvu que le contenant ou l'enveloppe fasse un bon effet sur l'enfant. Mais si la demande était assez considérable, nos libraires trouveraient bien le moyen de faire des livres dont la couverture serait aussi jolie que celle des livres de France et qui ne coûterait guère plus cher." C'est ce que vient d'accomplir notre librairie d'action française. Elle met actuellement en vente un choix considérable d'ouvrages canadiens dont la typographie soignée, la reliure élégante, la couverture en couleur répondent aux desiderata exprimés. Nos maisons d'éducation et nos commissions scolaires devraient demander au plus tôt notre catalogue de livres de prix. Ils trouveront de quoi les satisfaire.
Outre ces ouvrages, V Action française offre aussi deux nouveaux livres: Contre le flot de Magali Michelet, et Coups d'ailes de Jean Bruchési. Ils ont été tirés, chacun, à deux éditions dont l'une, de luxe, peut rivaliser avec les meilleures publications françaises. Celle de Coups d'ailes s'est enlevée en deux jours. Paraîtront aussi bientôt, dans lesmêmes conditions, Autour du métier de notre collaborateur l'abbé Emile Dubois, Feuilles éparses, chroniques de chez nous, de Lise, Comment ils ont grandi de Joyberte Soulanges, etc.
Mentionnons enfin la publication , sous le titre de Refrains canadiens, d'un recueil de chansons faisant suite aux Refrains de chez nous, dont 25,000 exemplaires ont déjà été écoulés. Chaque chanson est accompagnée de la musique. Ces nouveaux Refrains ne se vendent que 10 sous l'exemplaire, $1 . 00 la douzaine, $8 . 00 le cent.
Il ne nous reste que quelques lignes pour dire un mot de la fête de Dollard. Il faudrait la célébrer cette année d'un bout à l'autre du pays. Bustes, statues, roses, timbres : autant de moyens de rendre la célébration de plus en plus populaire et générale. Trois cent mille timbres à l'effigie du héros ont circulé l'an dernier; nous visons, cette année, au million, mais il serait bon de commencer aussitôt. De même pour la rose. Chacun devrait la porter le 24 mai. Plusieurs groupes n'ont pu en obtenit l'an dernier pour avoir envoyé leur commande trop tard. Qu'ils s'y prennent plus tôt cette année.
Pierre HOMIEP.