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LA CAMPAGNE EN FAVEUR DE LA LANGUE

Il s'est fait de bonne besogne depuis quelque temps. Il faut continuer. L'oeuvre à faire est encore immense. Et c'est à force de ténacité que nous ferons céder une race qui a trop abusé dans le passé de notre ineffable passivité. Une excellente besogne, c'est celle qu'accomplit la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal en priant particulièrement nos compatriotes de faire, cette année, à l'occasion de la fête nationale, une toilette française à nos villes. Non moins excellent le Congrès que va tenir à Hull l'Association catholique de la Jeunesse canadiennefrançaise, congrès qu'elle a fait précéder d'une minutieuse enquête, et où nous apprendrons , comme peut-être jamais nous ne i'avons su, la pro* fondeur, l'étendue du mal de l'anglomanie et les moyens de nous en délivrer. Pendant ce temps à l'Action française nous continuons nos campagnes, selon les méthodes qui nous sont propres. Cette année encore, nous avons fourni des orateurs et des conférenciers à ceux qui nous en ont demandé pour la fête nationale. Et c'est ainsi que M. l'abbé Philippe Perrier est allé prêcher le 24 juin à Woonsocket et que M. l'avocat Adélard Leduc qui avait déjà pris la parole à la fête de Dollard à Mont-Laurier, a été le 24 juin, l'orateur de Y Action française à Coaticook.

Jacques Brassier.

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