‹ L'Action canadienne-françaiseChapitre 136 sur 136 · UNE LETTRE DE M. HECTOR GARNEAU · texte numérisé non relu

UNE LETTRE DE M. HECTOR GARNEAU

M. Louis Hurtubise, secrétaire général de La Ligue des Droits du français, a reçu la lettre suivante, datée du 5 décembre :

"Dans la livraison de novembre dernier de l'Action française, vous publiez à la page 339, un entrefilet qui me concerne. Je m'empresse de vous faire observer que le fait qu'on note avec tant de complaisance s'est produit pour très peu do temps.

384 l'action française

"Il nous restait beaucoup de formules en anglais, mais les formules françaises étaient épuisées. Aussi bien, j'avais commandé 2 formules dans les deux langues. Ces formules n'étaient pas encore arrivées lorsque votre correspondant nous a fait l'honneur d'une visite.

"Vous en trouverez, sous ce pli, deux exemplaires.

"Ai-je donc besoin de vous dire que nul parmi nous ne tient plus aux droits du français et n'a davantage la fierté de sa race et de son sang qiie

"Votre tout dévoué,

Hector Garneau POUR LA PROPAGANDE

Vous demandez à vos amis de souscrire pour que grand'' se V Action française: c'est très bien et je vous en félicite; mais je vous demande en même temps de proposer à un certain nombre de vos souscripteurs possibles un objet plus particulier.

Pourquoi un, deux, trois, dix, vingt ou cent souscripteurs — j'espère que leur nombre aura vite dépassé la centaine — ne spécifieraientils pas que leur argent devra assurer le service de V Action française à un certain nombre de publicistes européens ? Les précieux renseignements que contient la revue seraient ainsi mis à la portée de gens qui, à leur tour, pourraient les faire rayonner à travers toute la presse d'Europe.

Ce que je vous propose en somme, c'est de porter vos munitions au point stratégique poiu" leur faire dormer leur rendement maximum. Songez-y-; vous constaterez qu'une dépense relativement peu considérable produirait ainsi de très gros effets.

Il va de soi que, si les ressources le permettaient, on pourrait faire le même service aux hommes qui, sans être publicistes, exercent une grande influence.

Tous les groupes ethniques qui ont à défendre leur droit à la vie suivent ce procédé ou des procédés analogues. Les Polonais, les Ukrainiens, les Belges distribuent à travers le monde des feuilles de propagande; des bulletins de renseignements. U Action française est notre instrument tout trouvé.

Qui voudra être le premier à vous jiermettre d'en faire le service régulier, et gratuit, à la grande presse d'Europe? Celui-là pourrait se vanter d'avoir bien compris et de servir intelligemment les intérêts de sa race.

Jean Beauchemin

Page 1